vendredi, août 9 2019

8 août 2019 - Même le meilleur peut arriver!

Voilà la période de l'année où chez les ludochons, les juilletistes fatigués par leurs vacances croisent les aoûtiens épuisés par leur année. Par une température pas tout-à-fait humaine, voilà qui laisse d'ordinaire peu d'espoir quant à la tenue d'une soirée ludique de grande qualité; il y a quelques années nous avions même déjà assimilé cette période à une sorte d'estran ludique...
Bref, les quelques joueurs présents arrivent d'ordinaire avec des paniers de jeux assez composites, bâtis sur le principe du "On verra bien, j'ai un peu de tout".

Compagnons Compagnons - Des compagnons qui aiment s'enchaîner... Euh... Nous, on préfère jouer avec eux...

Contre toute attente et comme il y a deux semaines, alors qu'à 5 minutes du début habituel de nos séances, nous ne comptions encore que quatre ludochons, qui commençaient à se regarder dans le blanc des yeux, en se disant qu'il vaudrait mieux qu'ils s'accordent sur les jeux à pratiquer, la porte s'ouvrit à plusieurs reprises et voici qu'apparaissent plusieurs ludochons et de quoi composer trois ou quatre tables de joueurs! Mieux encore, sur la plupart de celles-ci des "nouveautés" ou du moins des jeux qui faisaient leur début chez les ludochons !

Cette heureuse population et ces jeux nous ont donc privé d'un marronnier journalistique à savoir la question et la définition d'un jeu estival.... Certes, on a bien vu quelques jeux plus légers hier comme Insider ou Le Grand Jeu, mais les illustrations légères de Compagnons ne cachent pas que ce jeu à des ambitions un peu plus élevées et que dire d'un Tyrants of the Underdark ou d'Inis qui sont nettement plus costauds, sans même compter les plateaux riches en dés (ou en idées ?) de Roll Player.

Nous voici donc un peu gêné pour définir un jeu estival! Ayant un vendeur sous la main, nous avons souhaité lui poser la question, et sa réponse "il n'y a pas de règle" nous laisse presque à penser que c'était bien lui est le traître dans Insider... Certes on achète du party game pour "jouer avec des non-joueurs", mais on se fait aussi plaisir en achetant un jeu qu'on a croisé, et bien aimé, dans l'année, où on complète sa collection lors de promenade estivale...

Insider Insider - même dans une toute petite boîte on peut cacher des traîtres... Et il y en a des bons chez les ludochons!

Bref en été, le joueur joue, le ludochon ludochonnne, et le chroniqueur tourne à l'économie!

Les jeux

  • Compagnons (Haakon Gaarder chez Gigamic)
  • Le grand jeu (R. Knizia chez Origames)
  • Inis (Christian Martinez chez Matagot)
  • Insider (Akihiro Itoh, Daishi Okano, Kwaji et Kito Shinma chez Pixie Games)
  • Roll Player (Keith Matejka chez Thunderworks Games)
  • Tyrants of the Underdark (P. Lee, R. Thompson & A. Veen chez Wizards of the Coast)


Tyrants of the Underdark Tyrants of the Underdark - Même en été certains veulent marquer leurs territoires !

Les joueurs

  • AlainCM, Jean-Jacques et Rémi
  • Cyril (Atom), Joëlle, et Manu
  • Michaël, Victor, Vincent (Tcho) et Vincent (à la barbe fleurie)
  • Olivier, Vincent (Bibou le coyote), Vincent (Possom) et Zaggus

Roll player Roll player - Construire un héros brillant ou un Sagrada Med-Fan?

vendredi, août 2 2019

1er août 2019 - Lot de roses

Meeplarlequin
par Barbare à Cartes Land

 

P. descendit de sa puissante motrice, sous le regard gourmand de japonaises en goguettes. Certes, il était loin le temps où Gabin, couvert de suie, faisait se pâmer le public en sautant avec une mâle agilité de sa Pacific 231 écumante, mais les 200 mètres de rame fuselée faisait encore leur petit effet, songeait-il, alors qu'il dut se résoudre à faire un selfie avec une pseudo-geisha enamourée, placé devant le souffle brûlant de sa locomotive qui dessinait son torse puissant.
Mais ce que cette japonaise élégante ignorait c'était le drame terrible qui se jouait derrière le regard attentif de notre cheminot, en effet, c'est une autre passion, bien moins charnelle qui privait celui-ci se son juste sommeil.

En effet, P. était joueur et à peine sorti de la gare il se précipiterait chez les ludochons, un club de jeux select du Nord-Isère, où il retrouverait ses maîtresses sous la forme de cartes à jouer présentant de longs vaisseaux oblongs (Space base)... Son partenaire du jour, un certain V. aurait beau tenter d'éveiller son attention, en prononçant avec toute l'onctuosité possible d'un accent outre-quiévrain, le "w" de wagon, rien ne saurait distraire son attention des passes troublantes de ses "meilleures" amies....

À la même table, un dénommé S., pourtant grand organisateur de week-end mondains et ludiques, finirait même par être troublé par ce ménage à trois, qui présentait pour lui, tous les signes du drame à venir; celui d'une défaite de l'un d'entre-eux, affichant tous les signes de la passion contrariée!

Space base Space base - Bon, d'accord, la sensualité du jeu ne saute pas aux yeux immédiatement...

Cette passion finalement était bien sage si on considère que dans ce que certains pourraient appeler un casino, se déroulait à quelques pas des événements d'un tout autre acabit....

Une certaine S. s'étant déjà faite une réputation sulfureuse à force de fréquenter ,ce que certains désignaient avec une gène certaine, des "cochons", céda d'un coup complètement à cette passion, et trouva un terrain favorable (The Grimm Forest) qui lui permit de tripoter (il n'y a malheureusement pas d'autres termes) pendant une large partie de la soirée des cochons, de toute nature, faisant "ami / ami" avec les sept nains, le tout pour finir par jouer au grand méchant loup...
On nous dit que tous ces événements ne visait qu'à rendre jaloux un certain R., joueur brillant mais qui aurait décidé de quitter nos tables pour d'autres aventures dans des contrées lointaines... Si tel était le cas on peut se demander si de telles pratiques se justifient malgré tout, surtout quand à la même table, certains tentaient, sans grand succès, de jouer les Blanche-Neige, histoire de se préserver de toute corruption morale!

Cette corruption morale finirait d'ailleurs par tous les rattraper quand ils tomberaient tous, sous un prétexte vaguement artistique, dans une lutte à la vénalité assumée pour s'assurer la meilleure part d'Art moderne... On verrait alors que la passion cède le pas assez vite à la plus profonde cupidité, et c'est un certain V. qui s'était tenu prudemment à l'écart de ces petits jeux malsains qui finirait par tirer avantage de cette folle soirée...

The Grimm forest The Grimm forest - pour enfants, sauf si vous jouez avec des adultes ! :-)


"Old sins cast long shadows" disent nos voisins anglais et nous pûmes aussi le constater, car si R., O. et S. se virent finalement emportés par un tourbillon d'émotions qui les conduisit à leur perte, leur malheur allaient créer d'autres drames un peu plus loin... En effet, l'ultime sortie du dénommé R. avant son départ pour de nouvelles explorations, avait suscité bien des convoitises, chacun voulant se l'arracher... Quelques uns crurent, et cela paraissait un pari des plus raisonnables, que le mieux serait de l'attirer sur des terres étranges et lointaines qu'il aimait d'ordinaire parcourir.... Nous l'avons vu R. résista à cet appel, et tels des amoureux transis, ils  durent se battre, eux seuls, sur le sol hostile de la planète rouge (Terraforming Mars)... Cette partie se doublait d'enjeux personnels, en effet M. et G. retrouvèrent, et il y a une certain cruauté en cela, des éléments de leur vie quotidienne, à savoir apprendre à vivre dans un nouvel environnement, loin de leurs proches, (commme eux en cette soirée séparés de leur progéniture), et isolés des autres joueurs....

Le pire ? une passion n'atteint rarement son point culminant que lorsque le commentateur peut faire appel à Eros et Thanatos... Comment donc qualifier ce qu'il se passa à quelques mètres de nous, quand certains vinrent en couple pour jouer les scientifiques fous, les marchands d'armes corrompus, et les généraux atrabilaires (The Manhattan Project).... Peut-on sortir indemnes d'une telle soirée, ou le mélange des genres peut vous faire passer pour un docteur folamour des temps modernes?

Bon, au final on a terminé avec Buzzer F*cker !


The Manhattan Project The Manhattan Project - Bombe : jolie femme ou engin de mort... Curieux non ?

Les jeux

  • Buzzer F*cker (Y. Hirschfeld et F. Bleuze chez Le droit de perdre)
  • The Grimm Forest (Tim Eisner chez Druid city games)
  • The Manhattan Project (Brandon Tibbetts chez Minion Games)
  • Modern Art (R. Knizia)
  • Space Base (John D. Clair chez AEG)
  • Terraforming Mars (Jacob Fryxelius chez Fryxgames)

Les joueurs

  • Philippe, Stéphane (l'aff) et Vincent (Bibou).
  • Olivier, Raphaël, Suzel, et Vincent (Tcho).
  • Alexis, Carole, Cyril et Renars.
  • Davy, Éric, Guillaume, et Maude.


Modern art Modern art - l'amour de l'art des enchères....

vendredi, novembre 9 2018

8 novembre 2018 - No binge playing , please !

Pas de "Binge playing" vous dis-je !
Qu'est ce que le binge playing demanderont les âmes innocentes ou les contempteurs d'un franglais globish-isant... Et bien, c'est un comportement que nous décririons par analogie au binge drinking et surtout au binge-watching... Ca ne vous avance pas ? Bon, expliquons...

Qu'est ce que le Binge-drinking ? Et bien cela pourrait être le comportement d'un adolescent qui décide, avec ses "amis", de dégommer à grand vitesse la collection familiale, patiemment acquise, de whiskys rares, en un temps record et, pour faciliter les choses de les couper avec un soda de marque distributeur et pour rendre le challenge plus amusant, de tabasco (par exemple)... Cette pratique vous permet juste habituellement de repérer les "génies", (et par voie de conséquence de vous inquiéter sur le "Qui va payer votre future retraite"), de redécorer votre intérieur, voire au pire et trop souvent de visiter les urgences.
Pour faire court cela ne permet pas vraiment de mettre en valeur le travail des producteurs et de repérer les esthètes ...


Blackout Blackout - un design post binge drinking... Avec des couleurs qui ne font vraiment pas mal aux yeux...

Le binge-watching c'est un peu pareil mais avec des films et surtout des séries... Cela consiste d'ordinaire a se faire l'intégralité d'une série en un temps record, si possible le jour de sa sortie quitte à s'endormir devant certains passages ou, dernière tendance à la regarder en "accéléré"... Métaphoriquement, cela revient, un peu, à "chier dans les bottes", du décorateur, du monteur, des preneurs de son et des éditeurs, souvent du scénariste et à coup sur du réalisateur...
À quoi rime cet étron comportemental ? Et bien au mieux à ne pas être "spoilé", bien que curieusement, une telle pratique devrait plutôt laisser un sentiment poisseux, ou de pouvoir être le premier à laisser un message sur internet qui tient d'ordinaire soit du
"- un peu déçu , je trouve que la psychologie des personnages n'a pas été assez développée" (Tu m'étonnes en vitesse x3!)
ou du non moins classique
"- c'est la série du siècle" proféré par un "millennial" qui n'a pas vu le précédent (siècle) et sûrement assez peu de séries en fait. (mais quand même l'intégrale de Docteur Who en 27 minutes ! Parce qu'en fait les Daleks, c'est toujours un peu pareil)
Le tout permettant d'obtenir un maximum de "like" et d'enrichir votre dossier chez Cambridge Analytica.

Bref le binge-playing c'est un peu pareil et c'est souvent ce qui nous frappe dans la période post-Essen, où on vit à la fois dans l'expectative, la fièvre et dans les discussions autour des premières découvertes...
Bien sûr, chez les ludochons, nous qui sommes de grands enfants nous cédons parfois un peu à cet enthousiasme, qui nous permet d'ouvrir de beaux paquets avec ardeur mais aussi d'être touché par des jeux plus modestes qui par analogie nous rappellent un peu les cadeaux de tantine Léontine, souvent peu enthousiasmants mais que vous regardez encore avec tendresse ne serait-ce que parce que vous avez vu avec quel soin et amour, ils ont été empaquetés dans un papier à la couleur improbable et plus sûrement d'une autre décennie... Voilà Essen, c'est un peu l'Avent et le Noël du joueur....

Ouiap, mais sur internet, il ne faut pas déconner, faut plier tout ça en 10 jours chrono ! Histoire de faire les listes pour Noël, je suppose... Bref, on voit ici ou là des analyses savantes sur la rejouabilité infinie d'un jeu qu'on devine.... après une partie, ou des fous furieux qui après 15 parties dans la nuit (je suppose qu'ils portent des couches et qu'ils se shootent au café pour ne pas perdre une seconde), vous livrent des guides stratégiques qui vous feront perdre le plaisir de la découverte, mais... qu'on va lire quand même... Allez comprendre!

Between 2 castles BTCOMKL - GA des Jahres 2018 (Größte Abkürzung) ;-)

Parfois face à cette fièvre, il est bon de retrouver le rythme lent et hebdomadaire des ludochons... Essen cela va nous prendre un ou deux mois, cela va nous permettre, grâce aux nouveautés de mixer (un peu) les tables, d'être surpris, de rater une table (Pardon, Nelly!) de remettre cela à plus tard, la semaine prochaine ou la suivante, on verra,... de revoir notre avis sur certains auteurs, d'en découvrir de nouveaux et de jouer encore... Doucement...
Doucement... En sirotant chaque jeu comme un vieil alcool (un armagnac chatoyant par exemple *).

  • à consommer avec modération, tout ça, tout ça...

Les jeux

  • Atlantis (Leo Colovini chez Amigo)
  • Azul : Les Vitraux de Sintra (Michael Kiesling chez Next Move)
  • Between Two Castles of Mad King Ludwig (Matthew O'Malley, Ben Rosset chez Béziers Games)
  • Blackout Hong Kong (Alexander Pfister chez eggertspiele)
  • Bubblee Pop (Gregory Oliver, Bankiiiz Editions)
  • Gùgōng Deluxe edition (Andreas Steding chez Game Brewer)
  • Horreur à Arkham JCE (Chez FFG)
  • Imaginarium (B. Cathala et F. Sirieix chez Bombyx )
  • Zen Master (Reiner Knizia chez HELVETIQ)
  • Un filer dont j'ai oublié le nom au début avec l'aff, vincent etc..


Gugong Gùgōng - surabondance "de luxe"...

Les joueurs

  • Antonio, Cédric, Frédéric, Guillaume et Manu le jeune,
  • Éric, Jean-Jacques, Raphaël et Vincent (Bibou)
  • Rodney, Stéphane (l'aff) et madame
  • Bertrand, David, Manu le chenu et Vincent (Possom)
  • Elsa, John, Nelly et Noémie
  • Alain, Cécile, Christophe, Marie, Magali, Olivier, et Philippe


Azul Sintra Azul : Les Vitraux de Sintra - proche mais différent

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