vendredi, décembre 29 2017

28 décembre 2017- Confiserie interactive...

La trêve des confiseurs freine-t-elle l'enthousiasme des ludochons ? Non, il était encore pas loin de 26 à s'affronter lors de nos joutes ludiques hebdomadaires, chiffre d'autant plus respectable que le froid reprenait et que quelques flocons égayaient la nuit.

Istanbul (Dés) Istanbul - décoré comme un sapin de Noël ?

Petite pause pour la "Minute confiture" : l'expression "trêve des confiseurs", n'a jamais rien eu à voir avec les confiseurs mais avec la politique française, comme nous l'apprend Je_l-étale_bien_pedia.

D'ailleurs pour ce qui est des confiseurs, qui, en fait, eux, chôment rarement en cette période, on pourrait se demander si l'excès de produits riches améliorent ou non la performance des joueurs. On a souvent vu que le ludochon pouvait consommer de manière assez déraisonnable des sucreries pendant ses sessions de jeux; que se passe-t-il donc quand il arrive déjà "chargé" des restes d'une dinde, d'un chapon, et autres produits carnés de bon aloi ? (pour les plus végétariens, une buche au trois chocolats peut avoir le même effet, sans changer le sens de notre question)
Bref, est ce que les performances du joueur s'améliorent s'il a tourné au vieux Pomerol et autres Saint-Émillion sur les jours précédents?

La séance d'hier ne nous permet pas de répondre à cette question de manière très sûre... Quelques indices pourraient, cependant, nous apporter quelques pistes pour un sévère démenti mais ils restent sujet à caution :

  • Michaël a braillé chanté d'épouvantables chansons des années 80, entre deux gauloiseries.... Oui mais il fait toujours cela.
  • Suzel a déclaré que "Ou la la, il faut réfléchir avec sa tête"... Oui mais tout le monde sait que votre chroniqueur milite pour qu'avec bonheur, on puisse jouer comme un pied ...
  • Quelques joueurs ont terminé un jeu de type "memory" sur le brillant score de zéro... Oui mais d'autres préféraient directement jouer à zéro...
  • Certains avaient les plus grandes difficultés à battre un peloton, jouant des cartes aléatoirement... Oui mais... Ah bah non pas d'excuses.
  • ...


Noria Noria - On voit bien le mécanisme du puits, mais pour le reste où est l'eau ? OK, je sors

Il y a même pire, personne n'a baillé ! Bonne nouvelle, me direz-vous, pas de bâillement, cela veut dire que les joueurs étaient concentrés et passionnés par le sujet... Peut-être mais là encore, le point est sujet à caution... En effet, selon certaines théories, le bâillement est un mécanisme contribuant au refroidissement du cerveau... Bâiller pendant une séance serait potentiellement aussi un bon signe (sauf quand le jeu est vraiment trop soporifique!).

Comment conclure... Et bien on ne peut pas et sur ce sujet, on laissera la porte de nos conclusions entrouvertes sur tous ces possibles (elle baille elle-aussi)...

PS: il existe aussi ce qu'on appelle un bâillement de mimétisme et pour le coup, à ce stade, avec un peu de chance (et en ayant surchargé les dernières lignes avec ce mot) vous avez dû "bailler" ! Trop fort ! Le dernier compte-rendu de l'année était interactif (ou pas mais essayer amusait votre serviteur) !

Fleet commander Fleet commander - Dans l'espace personne ne vous entendra crier... ou bailler ? ;-)

PS 2 : le pomerol n'améliore pas les chroniques!
PS 3 : La Bourgogne vue par John...

Les jeux

  • Clank! (Paul Dennen chez Renegade Game Studios)
  • Les Châteaux de Bourgogne (S. Feld chez Alea)
  • Dice Forge ( Régis Bonnessée chez Libellud)
  • Flamme Rouge + Peloton (Asger Harding Granerud chez Lautapelit)
  • Fleet Commander - Genesis (D. Dincher chez Capsicum Games)
  • Galèrapagos (Laurence et Philippe Gamelin chez Gigamic)
  • Istanbul Le jeu de dés (Rüdiger Dorn chez Matagot)
  • Keyflower (R. Breese & S. Bleasdale chez R&D games)
  • Lobo 77 (Thomas Pauli chez Gigamic)
  • Memoarrr ! (Carlo Bortolini chez Pegasus Spiele)
  • Noria (Sophia Wagner chez Pegasus Spiele)
  • Thurn et Taxis : L'Aventure Postale (A. & K. Seyfarth chez Hans Im Glück)
  • Zéro (R. Knizia chez Asyncron)

Les joueurs

  • Stéphane (l'aff), Jean-Philippe et fils
  • Éric, Olivier, Suzel et François (le neveu de)
  • Manu, Michaël, Victor et une invitée
  • Alain, Martine, Stéphane (3) et Vincent (Tcho)
  • John, Noémie et une invitée
  • Cyril, Davy, Rémi et Vincent (Possom)
  • Cédrick, Guillaume, Maude et Vincent (Bibou le coyote)


Thurn & Taxis Thurn & Taxis - Peut-on ne pas bailler devant un tel thème ? C'est le pari de ce jeu

vendredi, décembre 22 2017

21 décembre 2017 - Ah la fourbe !

Vous trouverez cette exclamation placée au frontispice de ce billet sans doute un peu rude, surtout qu'elle s'applique à une ancienne présidente des ludochons que je ne nommerais pas ici parce que Suzel est un prénom suffisamment rare pour vous permettre de l'identifier encore une fois trop aisément....

20171221_majesty.jpg Majesty - Assez de temps pour des fourberies ?

Manque de respect pour une présidente? C'est vrai... Pourtant j'avais longtemps hésité à soumettre l'idée à notre président actuel, le sympathique Manu, de dresser comme on le fait dans le Périgord des arbres d'honneur pour nos élus, et je me suis dit qu'il fallait malheureusement y renoncer sous peine de passer les vacances à tailler du bois et à peindre des pancartes ("Honneur à Suzel, Vincent, Yoann, Zaggus"), histoire de ne pas ouvrir les cadeaux de Noël avec des doigts sales et plein d'échardes !
Bref pourquoi donc manquer de respect à une présidente pourtant bien aimée par la plupart ? Et si la perte d'une obséquiosité de bon aloi me condamne à une componction bien méritée, pourquoi prendre ce risque? Pourquoi s'acharner contre une joueuse qui est l'une des seules à avoir la présence d'esprit et le bon goût de placer Modern Art parmi les meilleurs jeux? Et bien à cause de sa fourberie ! Si !

En effet, hier soir, après quelques parties votre serviteur errait, bienheureux, entre les tables de joueurs, mais déjà inquiet à l'idée d'avoir à chercher une idée ("à la con") de chronique, quand, après avoir conclu que, cela ne venait pas, je me suis résolu à quémander une idée...
Dans ce bon esprit de camaraderie qui définit les ludochons, les suggestions brillantes ne manquèrent pas et, pour les résumer, il suffit de citer les deux mots les plus fréquemment évoqués : "de jeux ?"... On voit bien que le ludochon est moqueur : pourquoi parler de jeu dans une chronique ludique !?!
Non! Cela risque de faire ton sur ton! Faute de goût.
Suzel, elle me regarda et me glissa : "Bah c'est le solstice!"
20171221_zen_master.jpg Zen master - Blanc et noir, nuit et jour !

Et bah, voilà ! Enfin une "bonne" idée.... immédiatement l'esprit s'emballe: la nuit, le jour, le joueur est-il un animal diurne ou nocturne ? Et forcément on voit immédiatement tout le parti qu'on peut en tirer, une dichotonomie blanc et noir, quelques scénettes amusantes sur des joueurs décrits en vampires, suçant un fluide ludique (ou étant sucé par les éditeurs). Waou voilà donc un sujet !

Et bien, amis ludochons, apprenez une chose; il y a pire que l'absence d'idée... Il y a la mauvaise idée... Après quelques heures à triturer cette idée, il en appert une conclusion sans appel... C'est une idée "à la con" aussi !
Et oui en effet, les joueurs ne sont ni diurnes, ni nocturnes, ils jouent à la lumière du jour ou des lampes avec le même plaisir ! Et au cours des saisons ? Pareil ils jouent ! Bref le joueur se moque du solstice comme de son premier meeple (et encore, pas tous, certains ont encadré leur premier meeple !).

Dans de telles conditions, n'est-il pas légitime d'éprouver quelques ressentiments à l'égard de notre ancienne présidente qui m'a savonné la pente et vous prive vous d'une honnête chronique ? Si... (Bon ok, j'ai déjà joué avec elle j'aurais du me méfier !)
Un gage ? Une partie de Modern Art pour tout le monde. Comme d'hab... Ou Keyflower... :-)
PS: Saurez-vous retrouver les deux chroniques recyclées ici ?
20171221_armadora.jpg Armadöra - le jour et la nuit avec Nuggets...

Les jeux

  • Armadöra (Christwart Conrad chez Blackrock Editions)
  • Flamme Rouge (Asger Harding Granerud chez Lautapelit) x2
  • Majesty : une couronne pour le royaume (Marc André chez Hans im Glück)
  • Myrmes (Yoann Levet chez Ystari)
  • Oddville (C. Lavezzi chez Iello)
  • Projet Gaia (H. Ostertag, J Drögemüller chez Z-Man games)
  • Quartermaster General (Ian Brody chez Griggling Games) x2
  • Le Seigneur des Anneaux JCE ( Nate French chez Edge)
  • Zen master (Reiner Knizia chez HELVETIQ)

Les joueurs

  • Davy, Jean-Jacques, Manu, Olivier, Philippe et Rémi
  • Bertrand II, Jori, Vincent (Possom) et XXXX
  • John et Suzel
  • Éric, Raphaël et Vincent (Bibou)
  • Nelly, Noémie, Stéphane (l'aff) et Stéphane (3)
  • Alain, Laurent, René, et Vincent (Tcho)


20171221_flamme_rouge.jpg Flamme rouge - été comme hiver sur un vélo...

vendredi, novembre 24 2017

23 novembre 2017 - Le jeu est un voyage dans le temps

- Vous êtes vous déjà interrogé sur le rapport des joueurs avec le temps ?
- Euh, un vendredi matin ? À froid ?... Non !
Et bien, vous avez tort! Pour être tout à fait honnête il faudrait même s'intéresser aux différentes définitions du temps et de la relation des joueurs avec celles-ci.
Le plus évident, et c'est presque un lieu commun, c'est bien sur la perception du temps de jeu.... Chez les ludochons, vous verrez parfois des ludochons émerger d'une partie intense. en regardant presque hagards, l'horloge avec surprise, étonnés ne pas avoir vu le temps filer aussi vite... Ce qui est en soit parfois aussi paradoxal, puisque pendant ce temps perçu comme court, ils ont parfois conquis un empire, lutter contre des monstres (Campy creatures), naviguer sur toutes les mers du globe (Vasco de Gama), explorer l'univers.... Ce paradoxe est lui-même relatif (Un paradoxe relatif ! Conceptuellement, c'est chaud!) puisque les différences de goût à une même table peuvent faire que pendant ce moment fugace, un des joueurs peut s'ennuyer ferme et avoir lui l'impression de vivre mille vies (et d'ordinaire des vies trèèèèèèèèèèès longues et trèèèèèèèèèès peu passionnantes, et non je ne nommerais pas de jeux! Car wars pour me fâcher avec les vieux ?)...

King's road King's road - paradoxe temporel, un nouveau jeu ET un vieux jeu

Le temps fait aussi partie des éléments ludiques. Si on pense souvent aux meeples, jetons, pièces, billets, cartons et autres, on mentionne rarement le temps... Pourtant il est souvent présent, et sous des formes très diverses. Il peut, sous la forme d'un timer ou d'un sablier, vous contraindre à l'action rapide (Kitchen Rush) ou limiter votre temps d'action (Escape, Magic Maze...) ou faire partie des conditions de victoire comme tous les jeux basés sur les escape rooms (Unlock).
Le temps peut aussi être intégré de manière assez classique sous forme de tours, de manches, de rounds, etc... Les wargames vous expliquent régulièrement qu'un tour peut correspondre à une heure, un mois ou un an, et dans la plupart de nos jeux, le tour est une représentation virtuelle du temps qui passe. Dans certains jeux, cependant, on va encore plus loin, puisque c'est en fait du temps qu'on investit en jouant (Jenseits von Theben).

Le temps est donc partout dans le jeu ! Il l'est aussi dans l'univers du jeu, ainsi nos années sont rythmés par les saisons ludiques, en cette fin d'année nous sommes dans la période étrange où on explore avec fièvre les nouveautés d'Essen, tout en préparant notre liste de Noël (pour certains esseniens (ludiques et non bibliques) une sorte de liste de rattrapage)... Mais, bien au delà de cela, il y a les cycles longs, c'est des dizaines de jeux qui arrivent années après années sur les étals des vendeurs,...
Les jeux sont les premiers à subir ces cycles... On les voit apparaître, réapparaitre, en inspirer d'autres qui finissent par les supplanter, au gré des modes (les enchères, le placement des ouvriers,..)...
Dans ce flux, certains joueurs vivront dans leur temps essayant au jour le jour toutes les dernières nouveautés, luttant contre le torrent du temps avec pugnacité des plus redoutables.
D'autres joueurs, tenteront, dans cette rivière ludique, de fixer quelques moments et profiteront d'un ressac pour explorer dans le détail un jeu avant (après quelques temps) de reprendre le fil de l'eau ludique jusqu'au ressac suivant.
Quelques uns profiteront du concept de campagne et de legacy pour allonger le temps de vie d'un jeu et sembler ralentir un peu le flot impétueux des publications (Le jeu à usage unique pour lutter contre le temps ! Encore un paradoxe).
Certains descendront la rivière en se fiant au rencontre de hasard que leurs permettent les remous, qui font que parfois quelques jeux ressurgissent... Ces résurgences peuvent d'ailleurs être organisées par quelques archivistes qui semblent avoir embarqué sur leurs rafts quelques perles qu'ils veulent ré-ouvrir de temps en temps...

Campy creatures Campy creatures - Des films des années 50, des personnages des années 2000, un jeu de 2017

Et puis il y a le nouveau converti (appelons-le, par pure convention, Jean-Jacques), lui, muni d'une foi indéfectible, il a décidé, tel un saumon ludique de remonter le cours du temps et de ré-essayer tous les jeux des 10 dernières années, dans une sorte de pèlerinage ludique parfois aventureux...
...
- Hop, hop, hop, j'ai peut-être décroché mais tu as bien parlé d'un "saumon ludique"?
- C'est une image... Tu pourrais dire aussi... qu'il porte sa croix, celle d'un croisé du jeu
- Ouais... Mais quand même, un _saumon_... ludique... qui porte une croix ? Ca m'aide pas !
- Bah, c'est une allégorie; ça fait dix lignes que je truffe le billet de mots appartenant au champ lexical de la rivière, qui est une allégorie classique du temps... Je ne parle pas vraiment de saumon ou de Jean-Jacques...
- Ah... %@#%$ maintenant, je vois un saumon avec une banane et des cheveux gominés...
...
Mmm, côté temps imparti, cette chronique était déjà peut-être un peu trop longue car on a perdu des lecteurs visiblement...

Kitchen rush Kitchen rush - des sabliers recommandés par nos fans de jeux de gestion ! Si !

Les jeux

  • Campy Creatures (chez Keymaster Games)
  • Hero Realms (D. Kastle et R. Dougherty chez White Wizard Games)
  • Isle of Skye: From Chieftain to King (A. Pelikan & A. Pfister chez Mayfair games)
  • King's road (R. Knizia chez Grail games)
  • Kitchen rush (V. Bagiartakis et D. Turczi chez Artipia Games)
  • Lost Legacy (Hayato Kisaragi et Seiji Kanai chez Pegasus Spiele)
  • Majesty : une couronne pour le royaume (Marc André chez Hans im Glück)
  • Orléans (Reiner Stockhausen chez DLP games)
  • Star Wars : Assaut sur l’Empire (J. Kemppainen , C. Konieczka & J. Ying chez Edge)
  • Vasco de Gama (P. Mori chez Iello)


Hero realms Hero realms - au cours du temps, le concept d'un jeu se transporte d'un univers à l'autre...

Les joueurs

  • Manu, Noémie, Rémi et Suzel à Orléans
  • Alain, René, Stéphane (l'aff), et Yannick (Lego) dans le whisky
  • Bertrand, Davy, Jory et Raphaël en héros
  • Jean-Jacques, Florent, Lionel et Karima en mer
  • Frédéric, Guillaume, Maude, Olivier et Vincent (Bibou) sur plein de trucs
  • Christophe, David, Éric, John et Zaggus dans une galaxie lointaine
  • Bertrand II de passage après sa réunion

Majesty Majesty - Le killer du killer du succès de son auteur par son auteur ?

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