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vendredi, juillet 30 2021

29 juin 2021 - Songeons à l'été

Voici venue la période de l'année où le calendrier vous invite à aller relire "Le songe d'une nuit d'été", étrange fantaisie shakespearienne où des grecs sont en proie à toute sorte de tourments et de joies orchestrées, volontairement ou involontairement, par des esprits plutôt nordiques, comme le célèbre Puck ou le puissant Obéron, le tout au milieu d'une nuit pleine d'ombres et de magie...

Federation, juil. 2021 Federation - Un prototype pas moche du tout...

Est-ce si différent des paradoxes et bizarreries que peuvent nous procurer les journaux ? Où joies et déceptions alternent dans un événement mondial qui se joue dans le silence ? Le climat lui-même n'est pas en reste en nous abreuvant de nouveaux concepts terrifiants comme des "dômes de chaleur", des "pyrocumulus", ou même de "simples" inondations frappant cruellement de riches et paisibles terres, à l'heure même où, certains fruits s'arrondissent pour nous promettre un "meilleur hiver"...

Le ludochon pensait-il à tout cela en s'asseyant à sa table de jeu à une heure où les ombres s'allongeaient ? Ce n'est pas tout-à-fait sûr. Pourtant lui aussi alterne les semaines paradoxales où après des temps de disette, ils se retrouvent tous en nombre par l'heureux effet du hasard. En cette soirée, il était encore plus difficile de songer à tout ceci puisque ludiquement parlant nous ne manquions pas de pain sur notre planche (mauvaise année pour les céréales me dit-on).

Grâce à Cyril nous avions du prototype de compétition (Federation en cours de finalisation avant KS), de la nouveauté (Cascadia), le gros jeu du moment (Narak), des jeux qu'on ne peut que plébisciter (Gasha , merci Bertrand), etc.
Dans cette comédie foisonnante, en soirée, votre serviteur, tel un Puck malhabile, a même réussi à perdre de vue des tables et se demande encore où sont passés Elsa, Philippe, Noémie,...
Peut-être, avons-nous rêvé tout cela ?

Cascadia, juil. 2021 Cascadia - Oui, oui, le saumon, plus à droite sur la photo, à côté du Grizzli, oui...

Les jeux

  • Abyss (B. Cathala & C. Chevallier chez Bombyx)
  • Carnival of Monsters (R. Garfield chez Gigamic)
  • Cascadia (Randy Flynn chez Alderac Entertainment Group) x2
  • Federation (prototype)
  • Gasha ( Jason Levine chez Bankiiz Éditions)
  • Hit! (Reiner Knizia chez Pixie Games)
  • Meadow ( Klemens Kalicki chez Asmodée)
  • Les ruines perdues de Narak (Min et Elwen chez Iello)
  • Space Base (John D. Clair chez AEG)


Gasha, juil. 2021 Gasha - entre dans la grande famille des "jeux de Bertrand" ;-)

Les joueurs

  • Manu, Michaël, Séverine, et une nouvelle Gaëlle
  • Cyril (Atom), Franck, Steven et un nouveau Wilfried
  • Cédrick, David, et Suzel
  • Jean-Philippe, Magali et Olivier
  • Alexis, Davy, Éric, et Vincent (Bibou)
  • Elsa, John, Maxence, Noémie, Philippe, Elsa, Je ne sais où ?
  • Zaggus de passage

Meadow, juil. 2021 Meadow - Et sur cette partie le mythe de la maison

vendredi, octobre 16 2020

15 octobre 2020 - Ka-aïe-noeud Aisseune ?!

Certains ludochons sont en proie ces derniers temps à d'étranges phénomènes....
En effet à cette période de l'année, il sont d'ordinaire en train de se moquer gentiment de leurs petits camarades sur l'air du :
- Ah, non, la semaine prochaine, je ne peux pas... Je suis à Essen...
- Ah? Tu joues encore à ce jeu de l'année dernière ?
- Non, non, ce n'est pas le dernier Feld, je t'assure...
- etc.
Bref, jusqu'ici, octobre rimait pour nous avec l'envoi d'un fort contingent de ludochons, moqueurs, vers les terres allemandes pour participer au Spiel, et, cette année, pour tout dire, ceux-ci se trouvent... bien démunis !

Essen cassé...., oct. 2020 Essen - Impact sur un salon d'un tir de Covid calibre 19

Quand on pense que certains ont travaillé pendant des semaines sur leur "phrasebook", pour enrichir leurs conversations de sentences mémorables du genre
"- I-A. Dans que chaune. Iche magueu Curryvourste"
Suivi deux jours plus tard, quand le corps a demandé grace, du :
"- Na-ï-ne. Dans que chaune. Iche mousse aïe-noued pôseu mareune"
Et bien, on comprend immédiatement la futilité de tout ceci ! Surtout que dans ces chefs-d'oeuvre de "conversation", on voit que pas un seul n'avait prévu, alors qu'une table se libérait, de proférer des
"- Guères-trudeu gib mir dass hydro-alko-li-cheu Gail. Der Mau-L-Da-o-er Zôg-teu a-leu Meeples"

Ainsi donc, le salon Spiel ne se tiendra pas cette année, et pour le coup, vu leur investissement personnel dans cet événement, même la version numérique du salon ne saurait les satisfaire pleinement.
En effet, si leurs guides de conversation semblent un peu vains, que dire de leurs vestes spéciales "salon".
Techniquement, ce vêtement ressemble à un une série de poches cousues ensembles avec, notamment, la poche pour les papiers, la poche pour le plan, la poche pour le téléphone, la poche pour l'argent, la poche pour les goodies, la poche pour les provisions (parce qu'on ne sait pas quand on mangera), la poche pour l'argent caché pour le premier jour, la poche pour l'argent caché à ne pas dépenser le premier jour, la poche pour l'argent caché au cas où tu aurais utilisé la poche précédente un peu trop tôt, la poche avec le panneau pour faire la manche ou du stop jusqu'à leur pension, etc...
Certains ont bien essayé de reconvertir leurs "sweatshirts" en vêtement spécial "covid" avec poche à masque et poche à gel, mais l'effet reste médiocre et ils ressemblent plus à des sapins de Noël barriolés, assemblés à la hâte par des chiffonniers..

Pire, certains avaient anticipé l'événement, et commandé un nombre remarquable de cartouches d'encre pour pouvoir imprimer plusieurs versions du plan du salon avec itinéraires optimisés, les guides des différents sites, la liste de leurs pré-commandes, la liste des jeux inconnus, les listes de points de rendez-vous, divers agendas et numéros de téléphone, le guide des restaurants, etc
Pour le coup, ils se retrouvent avec la capacité d'impression de l'Imprimerie Nationale, sans vraiment d'objet.

Dans le même ordre d'idées, certains s'étaient presque battus après le confinement pour constituer des stocks de Doliprane, Ercéfuryl et autres pour pourvoir être capables d'arpenter les allées du salon quoi_qu_il_arrive... En pure perte... Et ils doivent, maintenant chez eux, en plus de leurs piles de jeux, gérer des montagnes de comprimés!

Carnival of monsters, oct. 2020 Carnival of monsters - L'homme aime se voir affrontant des monstres dantesques, mais 2°C de plus (température ou climat) et un petit virus et il perd de sa superbe!

Mais, la pire des atteintes concerne leur amour propre.... Jusque là, ils appartenaient à une sorte de catégories d'Uber-geeks, d'êtres fascinants ayant transcendé les frontières de leur loisir... Les voilà ravalés au stade de joueurs de base prêts à mendier pour une partie de Keyflower (NB vous avez remarqué il y a plein de nouveaux.... Miam... )...

Bien sûr, ils seraient pour nous facile de nous moquer... et il est possible que, par mégarde et sans méchanceté réelle, nous glissions parfois deux ou trois (cents) allusions peu subtiles à cet état de fait, mais nous sentons bien qu'ils sont fragiles en ce moment... On a beau leur rappeler notre dernier article et que pour une fois leur pratique ludique automnale a enfin un bilan carbone correct, rien n'y fait... sauf peut-être quelques parties...

Et c'est pour cela qu'une fois de plus, nous avons joué avec eux (il faut bien prendre en pitié les futures grands mères désorientées) avec "peut-être pas les tout derniers jeux mais quand même des trucs sympas"...


PS: une pensée aussi pour tous les ludochons convalescents, notamment ceux qui ont eu à coeur de faire "dans l'originalité" en cette période de coronuniformatisation ! Retapez-vous tous bien ! On vous attend remis à neuf dès que possible.

Les jeux

  • 50 missions (Ken Gruhl chez Oya)
  • Bora-bora (S. Feld chez Alea) x2
  • Carnival of Monsters (R. Garfield chez Gigamic)
  • The City (T. Lehmann chez Gigamic)
  • Cyclades (Bruno Cathala et Ludovic Maublanc chez Matagot)
  • Descendance (Inka et Markus Brand chez Gigamic)
  • The Game: Are you ready to play The Game? (Steffen Benndorf chez Oya)
  • Huit minutes pour un Empire (Ryan Laukat chez Iello)
  • Rajas of the Ganges (Inka & Markus Brand chez Huch!)
  • Wild Space (Joachim Thome chez Catch Up Games)

Les joueurs

  • Elsa, Nelly, Noémie, Philippe et un nouveau
  • Guillaume et trois nouveaux.
  • Baptiste, Marjorie, Manu, Vincent (Possom) et un nouveau
  • Bertrand II, Cécile, Olivier et Suzel
  • Antonio et Vincent (Bibou)

Désolé pour les nouveaux, j'ai oublié de demander vos prénoms...
Rajas of the Ganges, oct. 2020 Rajas of the Ganges - Cécile n'a pas râlé.... mauvais signe pour les autres...

vendredi, mars 6 2020

5 mars 2020 - Collapsologie pimpante

C'est un curieux rapprochement qui s'est produit chez les ludochons hier, un choc dans notre calendrier, puisque c'est le jour où on annonce que la France atteint début mars son jour du dépassement Carbone, que certains de nos ludochons s'aventurent sur le terrain de Paris New Eden, jeu post apocalyptique, où dans un Paris très vert (on se croirait dans une campagne électorale!), des aventuriers tentent de reconstruire une nouvelle ville...

Paris New Eden, mar. 2020 Paris - new Eden - Après les existentialistes, les survivalistes...

Pour tout dire ce qui surprend dans ce jeu c'est le côté pimpant des illustrations, attention nous ne parlons pas du "pimp" ludique cette tendance visant à customiser son jeu, non, nous évoquons bien l'adjectif pimpant et son cortège de couleurs joyeuses et de courbes rassurantes, pour un jeu post-apocalytique cela peut surprendre de prime abord!
En fait, si on regarde avec attention nos boites de jeu dès qu'il s'agit de l'apocalypse, il y a deux écoles.
D'un côté, il y a la version fête foraine pour survivalistes, là on est plutôt dans les couleurs sombres, la batte de baseball (puissance du soft power américain), la tronçonneuse (bis) qui est toujours à sec, la saleté et les amputations à vif à l'opinel (ça, c'est pour la French touch!).
Bref, ça ne va pas rigoler, et même si parfois c'est un peu moins violent (Otys aujourd'hui), on peut quand même penser que pour les concepteurs et certains des joueurs la compassion et les cellules miroir ne sont pas leur préoccupation principale. Bref si le livre avait encore un peu d'importance dans cet univers on dirait qu'ils ont brûlé Rousseau pour ne retenir qu'une version sous acide (ou stéroïde) du Leviathan de Hobbes...

À l'opposé, il y a les tenants de l'effondrement bisounours, les hommes habitent dans des arbres, et vivent de cueillette et de chasse (mais sans tuer des animaux, hein parce que, même si c'est conceptuellement pointu, c'est mal et puis ça peut être clivant chez les acheteurs). Là, la palette de couleurs est nettement plus pastel, et le jeu est apaisé, voire collaboratif...
Bref dans un des cas on mange des topinambours cultivés avec plaisir, dans l'autre, aussi, mais crus et à même la terre... Dilemme ? Pas faux...

Mais, voilà, comme il convient de le rappeler "Mother nature is a bitch" (notez qu'on le lui rend bien), et il est peu probable que le scénario qui nous attend ressemble à tout cela, et par principe donc il y a de bonnes chances pour qu'il nous surprenne... Pire notre surprise sera aussi en partie le fruit de notre cécité où souvent de notre capacité à ne préparer que ce que nous imaginons avec tous nos préjugés...
J'en veux pour preuve cette nouvelle "réjouissante": à Hong-Kong suite à quelques difficultés de "circulation", le papier toilette est devenu si rare qu'il intéresse le marché noir. Aviez-vous lu beaucoup de choses sur le sujet avant cette nouvelle et bien non... Et je pense d'ailleurs, avec émotion, au survivaliste qui dans sa cave passe ses soirées à retirer l'étiquette de ses conserves parce qu'il avait négligé ce petit détail... Et oui, de ce côté là nous avons un biais sérieux et depuis longtemps (ainsi avez-vous souvent vu des gratte-culs compagnons indispensables de nos poilus dans un musée de la première guerre mondiale, alors que les mitrailleuses sont légions?).

Reef, mar. 2020 Reef - Des récifs en plastique au fond de l'océan.... Visionnaire ?

Bref, le futur n'est jamais ce qu'on en pense et c'est pour cela qu'il faut souvent garder un attitude souple à son égard, certains collapsologues recommandent donc souvent de faire confiance à de petites sociétés humaines plus collaboratives, qui sont des entités assez souples et évolutives... Et, puisqu'il y a société dans jeu de société, nous nous permettrons de penser que ce qui nous prépare le mieux à l'avenir dans nos soirées ce n'est pas nos jeux mais nos joueurs... Enfin, si nous apprenons un jour la sobriété ludique et à ne plus pledger compulsivement pour du plastique ! On a encore du boulot et on est déjà le 5 mars...

Les jeux

  • Celestia (Aaron Weissblum chez Blam!)
  • Cyclades (Bruno Cathala et Ludovic Maublanc chez Matagot)
  • Otys (Claude Lucchini chez Libellud)
  • Paris : New Eden (Ludovic Maublanc et Florian Grenier chez Matagot)
  • Reef (Emerson Matsuuchi chez Plan B Games)
  • Rocketmen (Martin Wallace chez Asyncron)
  • Welcome to your perfect home (Benoit Turpin - Blue Cocker)
  • It's a Wonderful World (Frédéric Guérard chez La boîte de Jeu) x2

Les joueurs

  • Alain, Vincent (Bibou) et une invitée
  • Guillaume, Maude, Philippe et Serge
  • Olivier, Stéphane (l'aff) et Ulysse
  • Alexis, Manu, Michaël, et un invité
  • Bertrand, Cyril et Frédéric (et sa jeune assistante :-) )
  • AlainCM, Éric, Jean-Marc, Pauline et Vincent (à la barbe fleurie)


20200305_rocketmen.jpg, mar. 2020 RocketMen - Alors on fait moins le malin là ? Dans la fusée, hein, Elton ?

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