mercredi, octobre 26 2016

Essen 2016 - Magali im Land der deutschen Weihnachtsmann

Après Eric à l’école des Ludochons, Magali au pays du Père Noël allemand…

Se laisser porter, partir avec une joie de petite fille vers un monde inconnu. Ne rien organiser, ne rien maîtriser, suivre avec joie et en toute confiance une bande de ludochons aguerris mais jamais blasés.
Les suivre à Essen dans un lieu qui s'appelle le MESSE pour, ça ne s'invente pas, "la grande messe " du monde ludique.

J0 ( le jour de l'opération à l'hôpital, on ne se refait pas….)

Lever spontané malgré l'heure matinale comme certains grands jours. Retrouvailles avec certains à l'aéroport . Voyage en avion sans encombre. A l'arrivée, ciel gris mais cœurs joyeux.
Découverte du lieu, tentative pour se repérer au milieu des cartons et des travailleurs. Croire que ma mémoire va être à la hauteur et être vite ramenée à mes limites. Les 7 halls et les milliers de m² ont eu raison de ma mémoire.
Expérience un peu frustrante de ce premier jour au pays du Père Noël sans pouvoir ni jouer ni acheter ! A midi, petite escapade dans les rues d’Essen, pour trouver aller au restaurant Hans-im-glück (un resto au nom d’un éditeur de jeu cela non plus cela ne s’invente pas…). Une première sortie en journée pour les Ludochons en 10 ans ! Je vous invite à demander à Yoan de vous narrer l’histoire du conte Hans-im-glück !
Céline, Suzel et moi jetons un œil aux vitrines en passant… On est des filles, on assume…

Resto Essen Pas de photos du Messe mais une…. du resto !

On arpente encore le salon toute l’après-midi, on repère, on repère…. Puis retour à l’appartement et repas typique, très typique (de quoi faire faire des cauchemars à une diététicienne !) dans un restaurant proche de l’appartement.

J1 (1er jour post op)

Ca y est aujourd’hui permis de jouer et de faire des emplettes (ça serait bien d’être sage, je peux toujours me le dire…). Départ dans une voiture de filles dans la bonne humeur et dans les bouchons !
…….

Et voilà vous avez parcouru le début du compte rendu que j’ai écrit un soir à Essen et surtout voilà maintenant les limites à se laisser porter, à se détendre, à prendre très peu de photos et …. cerise sur le lâcher prise : la perte DU CARNET.
Carnet acheté sur les bons conseils de Suzel dont les qualités organisationnelles sont ludochoniennement reconnues (le correcteur n’aime pas les néologismes !) et transcrivant laborieusement les jeux joués, les stands intéressants.
Du coup je cale (c’est pour cela que le compte rendu commençait à se faire désirer) pour continuer un compte rendu chronologique une semaine après le retour, surtout après les récits et commentaires précis, brillants rédigés par Éric, Suzel et Olivier. Alors pour poursuivre, je passerai par une autre forme narrative.

Essen pour moi cette année, c’était

Une escapade entre joueurs motivés par la découverte, l’exploration, la quête… La quête d’un graal différent selon les Ludochons : le jeu du salon pour Yoan qui nous en désigne un avec humour plusieurs fois par jour, la quête des bonnes affaires pour Coyote et Zag, la découverte des nouveautés et la quête du cadeau et du jeu à ramener pour l’ensemble des autres me semble-t-il.

La découverte d’autres aspects du monde ludique, celui des auteurs, des éditeurs. En deux ans aux Ludochons, j’avais perçu que tout un pan de la culture ludique m’échappait complètement… Ma culture ludique est encore à construire mais cette escapade essénienne (j’adore ces nouveaux adjectifs) m’a entrouvert la porte de ce nouveau monde dirons-nous.
J’ai donc croisé des visages inconnus aux noms inscrits sur moult boites de jeu : Uwe Rosenberg (déstabilisé par un assaut d’un photographe asiatique pendant qu’il jouait deux parties en même temps de Cottage Garden, scène assez drôle à regarder), Martin Wallace et bien d’autres…..
Petit clin d’œil à notre éditeur à nous Bertrand pour Bankiiiz Editions , et merci à lui pour sa veste qui m’a permis de porter fièrement nos couleurs!

Une remise en cause de mes compétences linguistique : traduisez mon anglais n’était pas à la hauteur. Pas à la hauteur des explications de règles en anglais, pour jouer parfois avec des italiens des anglais ou des allemands… Ce qui m’a gêné pour apprécier certains jeux, ce qui m’a obligé à fortement solliciter le ou les ludochons qui partageait ma table. J’ai pu aussi mesurer les différences de qualité d’explications de règles en fonction des personnes chargées de cette mission.

L’expérience de jouer au milieu de la foule. Nous avons eu la grande chance de rentrer tôt dans le salon(chut !!!). C’est donc un peu étonnée même si j’avais été prévenue, quand tranquillement installée à une table de Lorenzo il magnifico (Chez Cranio) avec les copains, à l’entrée du Hall 1, j’ai vu surgir une foule de joueurs courant dans tous les sens à la recherche d’une table de jeu disponible. Scène toujours surprenante qui ressemblait à celles vues à la télé des levers de rideau de certaines grandes surfaces un jour de solde…

Essen, rencontres... La rencontre de spécimens inconnus, j’ai vraiment pris des photos bizarres…

La confrontation à la tentation… Même si certains ludochons semblent être devenus très raisonnables dans leurs achats, il faut faire des efforts pour rester sage surtout lors de cette première venue… D’où quand même de multiples achats « de petits jeux », de tas de petits cadeaux pour faire à mon tour plaisir, de jeux dont j’avais eu envie cette année.
J’ai aussi hésité sur des gros jeux, hésité, hésité. Et il arriva ce qu’il devait arriver : le « sold out » comprenez  « stock épuisé » sur le jeu que je m’étais décidée à acheter (toujours Lorenzo). Réconfortée par Zag : « Pour un premier Essen il faut se prendre un « sold out » ».

Eternity Eternity

La découverte que le fait d’être relativement novice me rendait plus facilement enthousiaste. En effet, quand on a peu de références, on ne pense pas que ce jeu n’apporte rien de plus…. Je suis aussi confortée dans l’idée que je suis aussi particulièrement sensible à l’esthétisme des jeux. Je ramène donc quelques jeux que je trouve beaux : Eternity (Blackrock games) et KanaGawa (Iello). J’ai aussi beaucoup regardé Cottage Garden, Key of London. J’achète aussi plus de jeux français que les autres Ludochons qui cherchent eux logiquement ce qu’ils ne pourront pas trouver facilement de retour en terre berjalienne. Mais cet enthousiasme à quand même des limites, quelques tests catastrophiques partagés avec Suzel : Unusuel Suspect et Least I could do (à n’essayer sous aucun prétexte).
repas ludochon Les bières, les jeux, au resto avec les ludochons !

Et pour finir Essen c’était pour moi
Une parenthèse, une escapade entre copains de jeu avec des moments conviviaux forts agréables et toujours dépaysants. Une autre manière de jouer ensemble de se rencontrer.

Et même si je n’aime pas la bière (oui c’est terrible, je sais…) avec lesquels certains prennent des douches (voir les photos d’Eric), que la nourriture grasse est impossible à éviter, que la foule est immense, c’était vraiment bien.
Je finirais par la phrase consacrée «  Ce qui se passe à Essen reste à Essen » pour excuser tout ce que j’ai pu occulter.
Et vivement l’année prochaine, car je crois vraiment que je vais remettre ça !

Dimanche, octobre 23 2016

Essen 2016- Éric à l’école des ludochons.

Voilà, enfin le salon d'Essen !

Éric Éric pour son premier voyage à Essen, en tenue officielle de ludochons, s’il vous plait ! Merci à Jean-Michel pour le prêt d’accessoire.

Les premières impressions, m’ont fait penser à Harry Potter arrivant la première fois à Poudlard (désolé pour la référence, une baisse culturelle par rapport au narrateur habituel des ludochons).
Je découvre un monde extraordinaire à mes yeux de 10 ans (à peine plus).
Cette année, comme bizuth, j’ai en plus été choyé, nous avions, en effet, la possibilité de rentrer dans le salon avant l’heure officielle! Quel Plaisir de se promener dans 70’000 m² entre les stands pleins avec des allées vides, et de s’installer à une table vide avant les autres visiteurs, ….
On prend quelques repères avant d’être envahi par les 170 000 joueurs :
Essen le salon

Après avoir flâné une petite demi-heure, on s’attaque au cœur du problème plaisir. Quel jeu essayer ? C’est le premier jeu de mon premier salon donc c’est important.
Avec David, Alban et Possom, nous asseyons chez « Bézier Games » pour essayer « Colony ».
Colony

Une partie plaisante pour nous quatre et ce sera mon jeu du salon (difficile d’oublier le premier plaisir).
Je prends donc la décision de l’acheter (en fin de journée, il reste des kilomètres à faire pendant la journée) pour partager avec l’ensemble des ludochons.


Entre temps, le salon s’est rempli, désormais, nous allons devoir chercher des places pour jouer. Nous quittons les halles 1 & 3 où l’on retrouve les grands éditeurs (et donc le maximum de visiteurs) pour les halles 4, 5, 6, 7 où l’on va trouver les "petits" éditeurs.
Rapidement, nous trouvons une place pour « Rhodes », un jeu à l’allemande classique qui fonctionne bien mais rien de révolutionnaire.
Nous avons raté le premier rendez-vous à 12h. Eh oui, le ludochons est (très) organisé et connecté (le SMS, c’est sa survie).
Je découvre l’étendue de l’organisation ludochonesque : des rendez-vous réguliers à un endroit facile à retrouver (il est facile de se perdre à Essen), des échanges réguliers via Smartphone pour se retrouver, se séparer, apprendre où sont les meilleures affaires.
Je comprends que les champions pour les affaires sont Bibou ou Zag et je commence à comprendre pourquoi ils sont venus en voiture et pas en avion. Par exemple, en cherchant bien, il possible de trouver un Myrmes à 12 euros ! A l’heure du repas, nous perdons David parti flâner, et faire ses recherches dans la mystérieuse halle 2.
Je découvre la nourriture du salon, on peut parler de «bouffe », ce n’est pas cher pour un lieu comme celui-ci mais il faut reconnaitre que nous ne sommes pas venu rassasier nos papilles gustatives; économiser 5 euros, cela permet d’ajouter un jeu dans la valise!
Après avoir rempli l’estomac à l’extérieur (il ne fait pas trop froid) ce qui permet de reposer ses sens (odeurs, bruits, couleurs flashies,….), nous retournons dans la cohue.
Nous essayons des petits jeux « Goths Save the Queen », « Dungeon rush »

En milieu d’après-midi, je lâche Possom et Alban pour partir flâner. 7 halles, 70 000 m² c’est grand, on peut s’y perdre mais aussi un plaisir de s’y perdre. Je n’ai pas encore compris les conseils de Suzel (alias Hermione Granger) qui nous avait indiqué qu’il fallait un carnet et un crayon. Pourquoi ? Bien pour noter le stand où l’on trouve le jeu du moment. Même dans la halle 1A où les jeux sont exposés pour la presse et sans les 170 000 visiteurs, on peut rapidement oublier où est situé un jeu (n’est-ce pas Magali ?).

Bref, je pars seul dans la jungle, convaincu que je mémoriserais le principal. Évidemment, au bout d’une heure j’ai oublié les jeux et surtout les stands où sont situés les jeux. Toutefois, je tombe sur mon nirvana le stand où l’on vend « Terra Mystica », l’extension et même une petite plaque et surtout la BIG BOX. Déception toutefois, le jeu étant très très bon et donc se vend toujours bien et donc la BIG BOX reste chère 70 euros. Je vais donc me poser la question pendant plusieurs heures / jours : dois-je le prendre et donc entamer fortement mon budget et augmenter drastiquement le poids de ma valise ?
17h00 je retrouve la majorité des ludochons au point de RDV et nous partons faire quelques petits jeux, la fatigue commence à se faire sentir :
Fatigue à Essen

Après une première journée réussie au salon, nous partons manger dans une pizzeria.
Bibou nous montre comment prendre une douche à l’allemande.
Pour la recette, il faut 4 litre de bière, un serveur maladroit pour un résultat qui me laisse sceptique.
Je ne suis encore prêt pour remplacer ma douche standard pour ce type d'ablution:
Douche allemande
Enfin dodo, il faut récupérer pour le deuxième jour d’Essen.

Vendredi 14 Octobre

Réveil difficile (pourtant j’avais trouvé la couette contrairement à la nuit précédente ), petit déjeuner en commun dans le salon de Possom, Bibou, Zag et Serge. Préparation pour la journée en remplissant légèrement notre sac à dos d’eau , fruits, compote, gâteau,… Le salon et la marche effectuée durant le salon ont déjà pompé beaucoup d’énergie.
Nous repartons en voiture. Moment de stress pour moi. J’ai loué la voiture et j’ai peur de l’abimer. Surtour que j’ai commencé très fort avec la voiture. A l’arrivée à Dusseldörf, on nous a donnée une grosse voiture allemande avec plein d’électronique. Pressés, nous décollons aussitôt et nous nous battons pour faire fonctionner le GPS ( trouver la langue, comprendre les instructions,…). Après un ou deux demi-tour, nous sortons de l’aéroport et sur l’autoroute, appel de phare. Pourquoi ? J’ai oublié d’allumer les phares, je pensais que les voitures modernes le faisaient pour le conducteur. Résultat : Recherche en roulant autour du volant, impossible d’allumer ces maudits phares. Nous sortons , nous trouvons les Warning et nous allumons la lumière dans la voiture pour trouver un bouton sur le coté qui permet d’avoir les feux en automatique.
Revenons au vendredi, nouveau co-pilote , David, spécialiste du demi-tour en coupant les lignes blanches . Bref, il me rassure.

Essen Ludochons Des ludochons qui réussissent à jouer avant l’ouverture du salon

Pour le gros jeux de la matinée, avec David, Alban et Magali, je choisis « Lorenzo Il Magnifico ».
Le jeu tourne bien mais je reste septique sur l’équilibre. J’ai l’impression que Magali avait trouvé une martingale, qui lui générait à la fois des ressources et des points de victoire ( à re-tester).
Partie à Essen La partie n’a pas encore commencée

Pour midi, je teste enfin la saucisse allemande ! Ben... bof.
L’après-midi,David me fait découvrir la halle 2, caverne d’AliBaba pour trouver le cadeau à toute sa famille qui est resté en France. Nous essayons quelque jeux comme « King Of The Hill »
Je fais aussi quelques emplettes :

Puis pour la suite de l’après-midi, je ne me souviens pas bien (la fatigue) mais je crois avoir fait une sorte de memory collaboratif mais j’oublie les fleurs ???
Désolé pour Magali, Suzel & Céline.
Sac bien rempli... Une journée bien remplie.

Samedi 15 Octobre

Un jour complexe, tous les allemands sont là et c’est dur
Nous avions décidé d’essayer «Great Western Trail». Mauvais choix :

Petite frustration...

Le responsable du stand ( un c….. d’allemand) a décidé de fermer son stand jusqu’à 10h00. Résultat, le premier jeu est une épreuve physique pour se mettre sur une table.
Seul Alban réussi à s’assoir. Dépités, nous quittons le stand. Une petite promenade avec Yohan et Céline. Puis avec Alban, nous tentons notre chance à deux.
Pour premier jeu , un combat d’arène dont je n’ai pas retenu le nom puis l’extension de Seven Wonder Duel.
Bonne extension qui ravira ceux qui jouent régulièrement à ce jeu et ont besoin de renouvellement.
Par contre, on peut lui reprocher qu’elle ne corrige pas les défauts du jeu de base (un début raté est toujours vraiment difficile à remonter).

L’après-midi se déroule zn jouant au chaland et en testant de petits jeux (une occasion de s’asseoir).
Une bonne surprise : « What's Up », un memory revisité à essayer avec vos enfants. Je l’achète pour le club. L’investissement est important : 8 euros ! 
Enfin, la photo des ludochons dans le stand de Blackrock avec Bertrand (un ludochon qui travaille dans un salon de jeu quel drôle d’idée).

La fine équipe La fine équipe !
Le soir, repas léger pour reposer notre système digestif : restaurant allemand. Même dans la soupe, on trouve des saucisses. N’est-ce pas Céline ?
Pour digérer, avec quelques ludochons, nous allons dans un bar pour profiter de la musique allemande ( la musique, c’est pas ma spécialité mais la musique allemande n’est pas du tout à mon goût). Une rapide partie de fléchette( j’ai eu de la chance sur la dernière fléchette) et dodo.

Dimanche 16 Octobre

Dès le matin, cela sent la fin...
Comment remplir sa valise ? Finir le maximum de nourriture prévue par Bibou (toujours l’organisation ludochonesque). Puis 3 parties de tétris géantes, les valises dans les voitures Réussite totale, aucun ludochon ne doit courir à coté des voitures.
De plus , nous pouvons pas rester sur un échec avec «Great Western Trail ». Nouvelle tentative sur un autre stand, une table que nous bloquons très tôt avant 9h30 alors que le salon ouvre à 10h00.
Très bon jeu. Dommage je veux rester raisonnable et il ne rentre plus dans mon budget jeu. Un dernier achat pour la route « Trône De Fer JCE » à 4 euros difficile de résister.

Aéroport

Retour à l’aéroport :
On croise quelque célébrités ludiques comme Bruno Cathala. Un dernier jeu « The Game » et c’est déjà le départ vers la France. 


Un petit bilan

J’ai entendu plusieurs fois « Essen c’était mieux avant ». Comme c’est mon premier Essen , je ne peux pas juger. Toutefois, c’est une expérience extraordinaire avec les ludochons; une maîtrise de l’organisation, des conseils très pertinents qu’il faut suivre (Par exemple, une très très grande valise avec une petite à l’intérieur à aller, des bonnes chaussures car vous allez marcher à Essen, noter les stands intéressants, même après 4 jours on peut se perdre.....)
De plus, les ludochons sont toujours disponibles pour accompagner et initier le jeune padawan.
Je pense donc y retourner dans les prochaines années et en espérant être disponible l’année prochaine.
Je résumerai par une formule « être un ludochon sans avoir été à Essen , c’est être marié sans avoir fait un voyage de noce»
Donc à vos billets !

vendredi, octobre 21 2016

20 octobre 2016 - Ce qu'il reste d'un festin...

Voilà, le salon d'Essen s'est clos la semaine dernière, et la dizaine de vaillants ludochons présents là-bas, sont rentrés, fatigués et chargés de nombreux jeux, dans leurs pénates... Pour parodier une maxime célèbre, hier constituait donc la première séance du reste de l'année, celle où d'ordinaire on écoute avec attention (et une certaine impatience) les différents retours, et où on peut mettre la main, littéralement, sur des nouveautés, des exclusivités et même des raretés...

20161020_pinata_party.jpg Piñata Party - Essen c'est comme une Piñata, tu tapes un peu partout au hasard en espérant le jackpot... Ce jeu en plutôt, lui, un "brain burner"

On peut aussi se demander, si ce n'est pas, pour ceux qui sont restés, une façon de vivre par procuration l'événement et leur passion ludique, mais peut-on vraiment retranscrire l'ambiance du salon sur une seule séance ? Non, diront les plus pragmatiques, il manque 174 000 visiteurs dans la salle, quelques dizaines d'exposants, et la possibilité de jouer 4 jours non-stop, etc. Mais les pragmatiques peuvent parfois se tromper (du moins en partie).

En effet, les ludochons qui sont rentrés sont généralement partageurs et ne manquent pas de nous raconter "leur" Essen (Éric, Magali on attend le compte-rendu !), et de nous permettre de jouer à leurs nouveautés, mais au delà de ces attitudes bien sympathiques, il y a d'autres signaux plus faibles qui peuvent nous rendre compte assez fidèlement du salon mais aussi des attentes des joueurs.


Touria Touria - deux tables hier... Les "Brand", une marque qui fonctionne !

Avec plus de 10 ans de recul, nous avons connu plusieurs "retours d'Essen" et il faut bien avouer qu'ils ne sont pas tous semblables...

  1. Il y a parfois le "retour fiévreux" : dans ce cas, on a généralement, un ou deux jeux qui étaient attendus ou qui ont fait le buzz... On les retrouve dans quasiment tous les sacs (!), les tables se montent en un temps record et ceux qui en sont exclus rodent autour de ces tables avec envie tentant de grappiller les moindres impressions.
  2. Il y a les "retours aux allures de souk" : là, les ludochons esseniens se sont éloignés des grands noms (qui n'avaient peut-être pas le hit propre à créer un retour fiévreux) et ont testé des jeux en provenance de toute la planète... Là, les feuilles de traduction volent et on s'étonne de la créativité, des formats ou du graphisme de certains jeux...
  3. Il y a les années de créativité, les grosses boites sont multiples, mais on ne vante pas tant les qualités du jeu que l'originalité de ceux-ci... Bref on a plein de jeux bizzaroides à essayer
  4. Il y a les années de fun, les grosses boites sont là mais nos explorateurs paraissent plus au point sur les party-games et on comprend qu'ils ont joué à ceux-ci toutes les nuits.
  5. Etc...


Kanagawa Kanagawa - On ne m'ôtera pas de l'idée que les pinceaux ressemblent à des bouteilles de coca avec des pailles !

Bref le contenu des sacs, les éditeurs et la langue des jeux, les doublons, les types de jeux ou les mécanismes peuvent fournir de précieuses informations sur la tonalité du salon et donc parfois de notre future année ludique (même s'il faut bien l'avouer les gagnants d'Essen ne sont pas toujours au sommet de notre liste un an plus tard)...

King of the hill King of the Hill - si un Orque te recommande un jeu d'enchères c'est qu'il faut vraiment l'essayer

Alors cette année ? Dans les sacs pas mal de jeux "middle core", quelques gros jeux mais variés. beaucoup de commentaires positifs mais peu de fièvre, bref cette année semble être une année solide ou de consolidation (comme nous le laissait penser le commentaire à chaud de Suzel). Pas mal de bon gros jeux qui ont séduit tel ou tel de nos ludochons (en fonction de leur thème ou de leur mécanique), mais pas d'adhésion massive à un titre particulier, plein de jeux bien édités et "propres"... Bref, si cela ne fait pas tout à fait rêver, on devrait passer une année agréable (et ce n'est peut-être pas plus mal) !

Belle soirée, avec pas mal de joueurs, et l'occasion d'annoncer que la semaine prochaine c'est Bertrand qui sera au compte-rendu (juste pour faire monter la pression :-) )!

Les jeux

  • Bubblee Pop (Grégory Oliver chez Bankiiiz éditions)
  • Colony (Ted Alspach, Toryo Hojo, N2 sur Bézier games)
  • Kanagawa (Bruno Cathala, Charles Chevallier chez Iello)
  • King Of The Hill: The Dwarf Throne ( Adrià Càmara, Oriol Tutusaus chez Orca Jocs)
  • Piñata Party ( Hegedűs Csaba chez A-games)
  • Spexxx (Ruben Dijkstra, Ruurd Lammers chez Waterfall games)
  • Touria ( I. & M. Brand, M. Rieneck chez Huch! ) x2
  • Vinhos (V. Lacerda chez Iello)
  • What's up ( Dennis Kirps, Jean-Claude Pellin chez Strawberry studios )


Colony Colony, on reconnait la patte d'Alspach

Les joueurs

  • Alain, Éric et Quentin sur Colony
  • David, Manu, Olivier et Victor sur King of the hill
  • Bertrand II, Davy, Guillaume et Raphaël sur Vinhos
  • Magali, Maude, Suzel et Zaggus sur Touria
  • Frédéric, Jean-Michel, Noémie et un nouveau sur Touria
  • Vincent (Bibou) et Stéphane (L'aff) de passage


Spexxx Spexxx - un jeu... coloré...

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