Mot-clé - Castles of mad king Ludwig

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi, novembre 9 2018

8 novembre 2018 - No binge playing , please !

Pas de "Binge playing" vous dis-je !
Qu'est ce que le binge playing demanderont les âmes innocentes ou les contempteurs d'un franglais globish-isant... Et bien, c'est un comportement que nous décririons par analogie au binge drinking et surtout au binge-watching... Ca ne vous avance pas ? Bon, expliquons...

Qu'est ce que le Binge-drinking ? Et bien cela pourrait être le comportement d'un adolescent qui décide, avec ses "amis", de dégommer à grand vitesse la collection familiale, patiemment acquise, de whiskys rares, en un temps record et, pour faciliter les choses de les couper avec un soda de marque distributeur et pour rendre le challenge plus amusant, de tabasco (par exemple)... Cette pratique vous permet juste habituellement de repérer les "génies", (et par voie de conséquence de vous inquiéter sur le "Qui va payer votre future retraite"), de redécorer votre intérieur, voire au pire et trop souvent de visiter les urgences.
Pour faire court cela ne permet pas vraiment de mettre en valeur le travail des producteurs et de repérer les esthètes ...


Blackout Blackout - un design post binge drinking... Avec des couleurs qui ne font vraiment pas mal aux yeux...

Le binge-watching c'est un peu pareil mais avec des films et surtout des séries... Cela consiste d'ordinaire a se faire l'intégralité d'une série en un temps record, si possible le jour de sa sortie quitte à s'endormir devant certains passages ou, dernière tendance à la regarder en "accéléré"... Métaphoriquement, cela revient, un peu, à "chier dans les bottes", du décorateur, du monteur, des preneurs de son et des éditeurs, souvent du scénariste et à coup sur du réalisateur...
À quoi rime cet étron comportemental ? Et bien au mieux à ne pas être "spoilé", bien que curieusement, une telle pratique devrait plutôt laisser un sentiment poisseux, ou de pouvoir être le premier à laisser un message sur internet qui tient d'ordinaire soit du
"- un peu déçu , je trouve que la psychologie des personnages n'a pas été assez développée" (Tu m'étonnes en vitesse x3!)
ou du non moins classique
"- c'est la série du siècle" proféré par un "millennial" qui n'a pas vu le précédent (siècle) et sûrement assez peu de séries en fait. (mais quand même l'intégrale de Docteur Who en 27 minutes ! Parce qu'en fait les Daleks, c'est toujours un peu pareil)
Le tout permettant d'obtenir un maximum de "like" et d'enrichir votre dossier chez Cambridge Analytica.

Bref le binge-playing c'est un peu pareil et c'est souvent ce qui nous frappe dans la période post-Essen, où on vit à la fois dans l'expectative, la fièvre et dans les discussions autour des premières découvertes...
Bien sûr, chez les ludochons, nous qui sommes de grands enfants nous cédons parfois un peu à cet enthousiasme, qui nous permet d'ouvrir de beaux paquets avec ardeur mais aussi d'être touché par des jeux plus modestes qui par analogie nous rappellent un peu les cadeaux de tantine Léontine, souvent peu enthousiasmants mais que vous regardez encore avec tendresse ne serait-ce que parce que vous avez vu avec quel soin et amour, ils ont été empaquetés dans un papier à la couleur improbable et plus sûrement d'une autre décennie... Voilà Essen, c'est un peu l'Avent et le Noël du joueur....

Ouiap, mais sur internet, il ne faut pas déconner, faut plier tout ça en 10 jours chrono ! Histoire de faire les listes pour Noël, je suppose... Bref, on voit ici ou là des analyses savantes sur la rejouabilité infinie d'un jeu qu'on devine.... après une partie, ou des fous furieux qui après 15 parties dans la nuit (je suppose qu'ils portent des couches et qu'ils se shootent au café pour ne pas perdre une seconde), vous livrent des guides stratégiques qui vous feront perdre le plaisir de la découverte, mais... qu'on va lire quand même... Allez comprendre!

Between 2 castles BTCOMKL - GA des Jahres 2018 (Größte Abkürzung) ;-)

Parfois face à cette fièvre, il est bon de retrouver le rythme lent et hebdomadaire des ludochons... Essen cela va nous prendre un ou deux mois, cela va nous permettre, grâce aux nouveautés de mixer (un peu) les tables, d'être surpris, de rater une table (Pardon, Nelly!) de remettre cela à plus tard, la semaine prochaine ou la suivante, on verra,... de revoir notre avis sur certains auteurs, d'en découvrir de nouveaux et de jouer encore... Doucement...
Doucement... En sirotant chaque jeu comme un vieil alcool (un armagnac chatoyant par exemple *).

  • à consommer avec modération, tout ça, tout ça...

Les jeux

  • Atlantis (Leo Colovini chez Amigo)
  • Azul : Les Vitraux de Sintra (Michael Kiesling chez Next Move)
  • Between Two Castles of Mad King Ludwig (Matthew O'Malley, Ben Rosset chez Béziers Games)
  • Blackout Hong Kong (Alexander Pfister chez eggertspiele)
  • Bubblee Pop (Gregory Oliver, Bankiiiz Editions)
  • Gùgōng Deluxe edition (Andreas Steding chez Game Brewer)
  • Horreur à Arkham JCE (Chez FFG)
  • Imaginarium (B. Cathala et F. Sirieix chez Bombyx )
  • Zen Master (Reiner Knizia chez HELVETIQ)
  • Un filer dont j'ai oublié le nom au début avec l'aff, vincent etc..


Gugong Gùgōng - surabondance "de luxe"...

Les joueurs

  • Antonio, Cédric, Frédéric, Guillaume et Manu le jeune,
  • Éric, Jean-Jacques, Raphaël et Vincent (Bibou)
  • Rodney, Stéphane (l'aff) et madame
  • Bertrand, David, Manu le chenu et Vincent (Possom)
  • Elsa, John, Nelly et Noémie
  • Alain, Cécile, Christophe, Marie, Magali, Olivier, et Philippe


Azul Sintra Azul : Les Vitraux de Sintra - proche mais différent

vendredi, juillet 13 2018

12 juillet 2018 - Philo-ludique

Notre dernier billet était consacré au pied et autres orteils, et il nous faut vous signaler que c'était une grave erreur de le faire la semaine dernière parce que cette semaine, nous célébrons (nous sommes sûrement peu à le faire) le décès (en 783) de Bertrade de Laon, la fameuse Berthe au grands pieds... Quelle occasion manquée !

Encore une occasion de nous interroger, qui plus est, sur la vanité des choses, en nous demandant qui se souvient vraiment de Berthe, de ses pieds, de son Pépin (il est vrai, bref) et de ses enfants...
Pris d'un tel vertige devant la futilité des choses, il est évident qu'il faut alors se concentrer sur des choses plus tangibles et finalement rassurante pour l'âme. Dans ce cadre, quoi de mieux que le jeu et c'est sans doute cela qui fait que les ludochons, de fins philosophes, étaient si nombreux même après les premiers départs en vacances.

Castles of mad king Ludwig Castles of mad king Ludwig - Marjorie ne perd pas de temps à philosopher, elle bâtit...

Pour ce qui est de mesurer la vanité des choses, Castles of Mad King Ludwig paraît un choix judicieux puisqu'il rappele à notre souvenir le fantasque (au mieux) Louis II de Bavière et sa passion pour les châteaux tarabiscotés plantés en haut de pitons improbables.
Pour les amateurs d'Antique, ceux qui se sont précipités sur le dernier ouvrage de Sylvain Tesson, et qui ne parlent pas de vanité mais préfère se concentrer sur l'Hubris, Cyclades offrait une alternative des plus raisonnables.
Si tout le monde ne peut pas être Ulysse il faut avouer que la mer pousse à la philosophie et à se confronter à la fragilité des chose, Ships paraissait donc un jeu des plus indiqués pour les réflexions océaniques, parfois un peu bavardes, car comme le rappelle tonton " C'est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases ! ". Heureusement à cette table nous avions des taiseux.

Pandemic montée des eaux Pandemic - montée des eaux : tiens, si on vidait la mer...

La vanité des choses c'est un peu se rappeler le tonneau des Danaïdes , et dans ce domaine quoi de pire que de tenter de lutter contre la mer et de vouloir construire sous le niveau des flots, c'est le destin des hollandais et des joueurs de Pandemic : Montées des eaux.

Curieusement, quelque soit l'époque, il y a toujours une catégorie de la population qui laisse la philosophie de côté, ou qui au terme de puissantes réflexions a décidé de se consacrer à une philosophie terriblement matérialiste à savoir "Passe la monnaie !". Pour eux, nous avions Loot Island !

Cyclades Cyclades - Va parler philosophie à un cyclope...

Les jeux

  • Castles of Mad King Ludwig (Ted Alspach chez Bézier Games)
  • Cyclades (Bruno Cathala et Ludovic Maublanc chez Matagot)
  • Hero Realms (Darwin Kastle et Robert Dougherty chez Iello)
  • Loot Island (Aaron Haag chez What's Your Game?)
  • The Mind (Wolfgang Warsch chez Nürnberger Spielkarten Verlag)
  • Pandemic : Montées des eaux (M. Leacock et J. Doumen chez Z-man games)
  • Plouf party (Heinz Meister chez Cocktail games)
  • Ships (M. Wallace chez Treefrog)

Les joueurs

  • Bertrand II, Guillaume, Jean-Philippe et Raphaël en bateaux
  • Alexis, Cyril, Manu, Victor et Vincent (Possom) en Grèce
  • David, Éric, John, Noémie, et Tom dans les canaux
  • Clothilde, Magali, Marjorie et Olivier dans les châteaux
  • Philippe, Stéphane 3, Vincent (Bibou), Yannick (lego) et fille autour du butin


Plouf party Plouf party - Et toi, philosophiquement ? Éééééééh. - Plouf.

vendredi, juillet 21 2017

20 juillet 2017 - La musicale et littéraire indolence juilletiste

Voici venu le ventre mou de l'été , cette période languide où la chaleur augmente et où le temps se ralentit... Il se ralentit d'autant plus que de nombreux ludochons sont absents pour diverses raisons, bonnes (donc ludiques comme le FLIP ou Valmeinier) ou discutables (comme des vacances!). ;-)
Dans ces conditions, et comme nous l'avions annoncé les tables se forment autour de jeux et d'équipes de joueurs moins habituelles. Il faut bien avouer que cela donne une ambiance un brin chantante...

Alien Frontiers Alien frontiers - L'occasion de dire qu'il faut relire Solaris de Stanilas Lem

Hier nous recevions deux nouveaux Martin et Marine à une table où Olivier et Frédéric jouaient les papas... Tout ceci pour pouvoir vous coller une chanson des Mamas & papas California Dreamin' , qui sonne bien en cette période estivale... Même si en étant honnête en jouant à Castles of Mad King Ludwig il aurait été surement préférable d'écouter le moins léger Wagner ...
Sur les tables d'à côté nous avons eu d'abord un Dice Forge qui continue son petit bonhomme de chemin lors de nos séances... Là nous écouterons Guster avec Captain juste pour la rime "Forge ahead"... (et parce que le rédacteur aime bien cet album)
Plus loin, on redécouvrait la route des épices, un jeu qui revient souvent qui a été joué deux fois ce soir, des épices qui semblent donc bien doux au goût des ludochons (Sugar & spice ?).
Enfin nous avons vu le plateau d'Alien frontiers, sur nos tables, jeu qui permet de chanter pas mal de choses comme au hasard Space Oddity....
Mais, bien sûr, pour réveiller l'ambiance, il y a toujours une partie un peu plus costaud et cette fois-ci ce fut un Blood Rage, ce qui nous pousse à remettre un petit Blood de Pearl Jam à moins qu'il ne faille plutôt au milieu de la tempête chercher un abri (Shelter from the storm avec Bill Murray ,oui, je vous le remets)

20170702_blood_rage_2.jpg Blood rage - L'occasion de se demander s'il faut relire Robert E. Howard ?

Après cette belle soirée vous pourrez rentrer chez vous, et nous vous rendons le contrôle de votre auto-radio...

Les jeux

  • Alien frontiers (P. Burzykowski, K. Chakroun, M. Maxwell chez Clever Mojo Games)
  • Blood Rage (Eric Lang chez Edge)
  • Castles of Mad King Ludwig (Ted Alspach chez Bézier Games)
  • Century : La route des épices ( Emerson Matsuuchi chez Plan B games) x 2
  • Dice Forge ( Régis Bonnessée chez Libellud)


20170702_century.jpg Century La route des épices - L'occasion de se dire qu'on ne lit plus beaucoup Marco Polo

Les joueurs

  • Guillaume, Manu, Maude et Zaggus
  • Éric et sa fille, Rémi, et un invité
  • Bertrand II, Christophe et Thomas
  • Frédéric, Martin, Marine et Olivier


20170702_dice_forge.jpg Dice Forge - On parle de Forge et moi je vous parle de relire Rimbaud

- page 1 de 7