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samedi, novembre 4 2017

9 novembre 2017 - God save the John !

Depuis quelques temps, vous avez surement noté les premiers billets de notre ami (avant la lecture de ce billet) John, citoyen britannique (cela arrive, même, à des gens très bien), et membre des ludochons (cela n'arrive qu'à des gens très bien!). Vous aurez noté aussi, et c'est un biais bien compréhensible, qu'il en profite parfois pour vanter les mérites de sa mère patrie (la "perfide Albion" tout de même). Ce blog étant un "modèle de probité intellectuelle", nous devons cependant, à notre lectorat, de remettre les choses en perspective.

Commençons par le nom de "Grande Bretagne"! Quand on sait tout le mal qu'il faut penser de la Bretagne, affubler son nom de "Grande" parait une démarche sidérante, mais finalement on comprend cet usage si on note que cela fonctionne de la même manière que "banditisme" et "grand banditisme"... Pensez-vous que le grand banditisme soit meilleur que le banditisme ? Non! C'est pire ! me direz-vous. Et bien, c'est pareil, la Grande Bretagne c'est littéralement, la Bretagne en pire ou le pire de la Bretagne... Cela en devient vertigineux pour le coup!

Twilight struggle Twilight struggle - L'Angleterre à gauche, point d'entrée des US en Europe

Bien sûr, on me dira que j'exagère un peu et que souvent ces deux grandes nations (enfin surtout une), ont fixé des standards que le monde entier a repris. C'est vrai!
Regardez la cuisine anglaise et, la cuisine française passent, toutes les deux, pour des références, bien que légèrement différemment.
Exemple unique ? À une époque plus sexiste, on aurait surement ajouté l'élégance féminine, mais on se contentera d'évoquer, par exemple, le système métrique...

On me dira, aussi, que je prends des exemples spécifiques et bien trop franco-français ? Bon essayons avec des belges. Prenez un belge (on en a au club, c'est pratique), proposez lui de boire une bière un soir, vous verrez qu'immédiatement il se fera plus loquace et sympathique et que vous verrez briller dans sons oeil une lueur de joie sincère.... Apportez lui alors une "Ale" britannique et vous verrez instantanément son oeil s'éteindre, il n'est même pas tout à fait impossible qu'il vous demande une bière pour s'en remettre...

Bien sûr, nous sommes "un peu dur", et il faut être plus pondéré, notre maître à tous Alexandre Vialatte a très bien résumé ce qu'il convient de penser de l'anglais :

"Les anglais sont timides, charmants et monotones. Un peu comme du veau de choix dans une assiette de fleurs. Le français doit tirer son charme de lui-même, l'anglais le tire de l'Angleterre. Et c'est toujours le même, mais on ne s'en lasse jamais. Car il repose comme un fauteuil de cuir, en face d'un bouquet de roses qui se reflète dans une table à côté de la théière d'argent. Les anglais ont des souliers jaunes qui sentent la litière de pur-sang ; ils les agitent sur des pelouses en tapant sur des boules avec de longs bâtons. Ils font bouillir le gigot du mouton et le mangent avec de la menthe. Ils parlent un langage que personne ne comprend. Bref, ils sont purement britanniques. Debout sur les pattes de derrière, ils contribuent avec le kangourou à faire de notre brumeuse planète un astre étrange et merveilleux peuplé d'êtres inexplicables."


Puisque vous regardez le doigt, un aparté; je vous précise qu'Alexandre Vialatte est un écrivain (merveilleux "Battling le ténébreux" et très joli "Fruits du Congo"), traducteur (de Kafka) et auteurs de centaines de chroniques savoureuses. Accessoirement il a même écrit un livre sur le Dauphiné! Si certains trouvent quelques charmes à nos chroniques, c'est qu'ils ne les ont pas encore mesurées à l'aune de celles du maître... Si vous hésitez devant les deux tomes de l'intégrale des chroniques, je vous conseille de plutôt commencer par les recueils notamment "Et c'est ainsi qu'Allah est grand" , car c'est ainsi que Vialatte concluait ses chroniques fameuses à une époque où cette interjection évoquait les charmes de l'orient et les mystères des terres d'outre méditerranée, alors qu'aujourd'hui, triste civilisation, rechercher ce nom vous vaudra peut-être plus d'être fiché à la NSA (Vialatte en aurait surement fait un beau billet).

20171109_sw_destiny.jpg Star wars Destiny - un anglais lui mettra des protège-cartes "My little pony". Si!

Bon, abandonnons à regret Vialatte et revenons à John ! Si on doit donc lui pardonner certains excès à cause de cette étrangeté, cet olibrius abuse de ce droit puisqu'il tenterait même de rallumer une prétendue querelle entre normands et anglais... Vous l'avouerez ,c'est impossible!
Pour qu'il y ait querelle il faut deux rivaux de même force et il est évident que le normand a définitivement clos les velléités anglaises à Hastings... Harold pensait alors que la couronne lui faisant de l'oeil, un normand facétieux planta, derechef, sa flèche dans le sien, ce qui réduisit d'un coup à rien, à la fois sa vision glorieuse et son espérance de vie.
Mais voilà, fier de son succès, le normand décida, erreur incompréhensible, de s'installer et de devenir roi d'Angleterre ! Quand on est Duc de Normandie (la plus belle terre du monde), pourquoi devenir roi d'une terre qui fonctionne comme un étron maléfique ? "Si tu mets le pied dedans, ça tourne mal"... Il ne fallut que quelques ducs normands pour s'en apercevoir! L'Angleterre corrompt tout ! Regardez le destin de tout ceux qui ont tenté de la conquérir!

Faut-il, pour autant, en vouloir à John ? Surtout pas! Cela ne serait guère miséricordieux, mais plus encore, en appliquant les sain(t)s principes de l'Éducation Nationale, nous lui attribuerons plutôt une gommette verte pour bien saluer les efforts faits en quittant son île impie (Henri VIII et l'anglicanisme ! Quel dommage de ne pas avoir plus de temps !) et en se vouant à la pratique ludique... Oui cet homme est sur la voie de la rédemption...

Pour l'aider, il est possible que nous lui offrions même ici une zone dédiée où ses billets viendraient soit en remplacement soit en complément de nos traditionnelles billevesées... J'en vois déjà qui s'arrachent la peau en hurlant à la mort.... Je sais, je sais... Mais la France, on le dit souvent, se doit d'être une terre d'asile (d'aliénés anglais ?)
(Marseillaise en fond sonore, Si si ! Ou alors pour les plus curieux celle-là! Hein étonnant, non?)

Pour les moins attentifs, précisons que l'auteur a pensé à cette chronique planté dans ses brogue, en duffle-coat, en mangeant des Jelly babies, un livre d'Evelyn Waugh dans la poche (faudrait vous parler de lui aussi!) en susurrant "I'm a lumber jack and I'm OK".

Au fait c'était la soirée jeux à deux... Cool, ouais assez... Jeaux à deux Jeux à deux - une série d'affrontements !

Les jeux

  • Andor : Chada & Thorn (Gerhard Hecht chez Iello)
  • Bubblee Pop (Gregory Oliver, Bankiiiz Editions)
  • Les Cités Perdues (R. Knizia chez Filosofia)
  • Earth Reborn (Chris Boelinger chez Ludically)
  • The Game: Are you ready to play The Game? (Steffen Benndorf chez Oya)
  • Kamisado (Peter Burley chez Huch & friends)
  • La légende des cinq anneaux JDC (Fantasy Flight Games)
  • Star Wars Destiny (Corey Konieczka et Lukas Litzsinger chez Edge)
  • Terres d'Arle (Uwe Rosenberg chez Filosofia)
  • Twilight struggle (A. Gupta & J. Matthews chez GMT)
  • Warhammer Underworlds: Shadespire (Games Workshop)

Terres d'Arle Terres d'Arle - Les jeux à deux c'est des petits jeux ? Mmm, je vais te montrer un truc... (Pouf, pouf!)

Les joueurs

  • Vincent et Olivier
  • Cyril et John
  • David et Jean-Jacques
  • Bertrand et Raphaël
  • Bertrand II et René
  • Yannick (Lego) et Noémie
  • Laurent, Davy et Éric

Shadespire Shadespire - on a même des nouveautés et des jeux de figurines !

mercredi, mai 17 2017

18 mai 2017- Le "Des dés" revient chez les ludochons

Une soirée à thème consacrée aux dés... Voilà qui pourrait diviser les joueurs ! En effet, certains hardcore gamers ont parfois rejeté ces petits cubes en les vouant aux gémonies ! Pourtant, qu'on le veuille ou non, ces objets sont intimement liés au "ludique" et cela depuis des millénaires !

Si on en revient aux origines, les premiers dés, surement en os (et proches) des osselets, n'étaient pas forcément des jeux... Qu'est ce qui a poussé un homme à les lancer et à s'interroger sur leurs résultats ? Cela restera surement un mystère.
Notre avis (très autorisé) est que, comme chez les ludochons, ils jouaient en fait déjà, et aimaient truffer leurs conversations de citations fleuries "Aux quatre coins de la grotte qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon Puzzle.", mais qu'ils prenaient les choses de manière beaucoup plus... littérale.
À cet instant d'ailleurs, les dés hésitaient (le propre des dés) entre le ludique et les outils de divination. En effet, là, où le hasard s'aventure et où l'homme ne peut plus prévoir, certains veulent situer un endroit où les Dieux "peuvent agir". Ces premiers dés étaient donc surement aussi proches des pierres runiques, et ouverts à des interprétations plus ou moins oiseuses (comme les stratégies de certains joueurs).


Châteaux de Bourgogne Châteaux de Bourgogne - peu de thème pour le jeu mais respect du thème de la soirée...

Néanmoins assez vite le petit cube s'est imposé comme un outil ludique essentiel. Aujourd'hui, il est associé depuis longtemps au hasard (et même au chaos), et dans certaines expressions, on assimile l'un à l'autre de manière assez réductrice, le fameux "Alea jacta est", se voit traduit suivant les auteurs par "le sort en est jeté", ou "les dés sont jetés".

Pourtant, le moindre mathématicien, vous répondra qu'avec un dé, on entre dans le domaine des probabilités, et que si le résultat de chaque jet de dé est imprévisible, sur la durée on voit réapparaitre les grandes lois de répartition.

Curieusement, c'est chez les amateurs de jeux de simulation, ces fans du réalisme et de la mesure précise, que les dés ont fait leur retour en gloire. En effet, il est apparu assez vite, pour eux, comme le moyen de mesurer l'impondérable, propre par exemple à un champ de bataille (comme cette ornière invisible dans laquelle le châssis du canon se bloque).

C'est d'ailleurs eux qui remettront à l'honneur les "formes" les plus étonnantes pour les dés (D4, D8, D10, D20,...), pour permettre une évaluation la plus "probabilistiquement exacte" de l'impondérable ! Les joueurs de jeux de rôle embrayèrent avec diverses approches certaines ultra-rigoureuses, d'autres permettant à un joueur malheureux de réaliser un "fumble" et de se tailler le dos avec son propre cimeterre dans un mouvement aussi élégant qu'improbable (Ca sent le vécu, hein ? Quoi que pour ce personnage surtout la fin du "vécu").

On a aussi vu à cette occasion se développer des "formes" mais d'attachement cette fois-ci, entre les joueurs et leurs dés, certains cherchant les dés de leurs couleurs fétiches, d'autres n'utilisant que certains dés dans certaines situations, d'autres enfin cherchant la forme ou la matière parfaite pour un dé (cubique à coins non arrondis ou pas)

Yspahan Yspahan - Des dés omniprésents (sauf sur la photo), mais aussi une vraie gestion

Le jeu de société moderne a aussi fait apparaître des usages plus originaux de ceux-ci : le dé peut se transformer en un simple compteur ou à l'opposé en un pion / ouvrier évolué, un sélecteur de ressources, une brique de construction,...
Toutes ces utilisations existent toujours dans le jeu et on peut clairement mesurer la richesse des usages ludiques du dé si on compare un Strike avec un Marco Polo, un Perudo avec un Châteaux de Bourgogne, un Blueprints avec L'âge de Pierre, un Las Vegas avec Rolling freight...
Bref, ce petit objet qui a traversé le temps trouve encore le moyen de nous surprendre.

Nations Nations - des dés à tout faire

Les jeux

  • Andor (Michael Menzel chez Iello)
  • Les châteaux de Bourgogne (S. Feld chez Alea)
  • Colony (Ted Alspach, Toryo Hojo, N2 sur Bézier games)
  • Nations The Dice Game (Rustan Håkansson chez lautapelit.fi)
  • Outlive - Édition Collector - (Grégory Oliver chez La boite de Jeu)
  • Yspahan (S. Pauchon chez Ystari)

Les joueurs

  • Éric, Matthieu, Manu et Vincent (Bibou) sur Colony
  • Magali, Olivier, Stéphane 2, et Suzel Sur Château de Bourgogne
  • Davide, Frédéric, et Noémie sur Yspahan
  • Bertrand I & II, Raphaël et Vincent (Possom) sur Outlive
  • David, Lucie-Anne, J-B, John, Nelly et Vincent (Tcho) sur Andor


Outlive Outlive - tout le monde n'a pas joué le jeu (avec les dés)

vendredi, avril 7 2017

6 avril 2017 - Faire la / les courses

Pour ce qui est de faire les courses dans une boutique ludique, les ludochons seraient plutôt au point, il suffit d'ordinaire de les laisser à la porte du dit magasin pour que les premiers symptômes se manifestent, (regard scannant tous les rayonnages, mains moites, réflexe salivaire,...) bref le ludochon est atteint du fameux SAC (Syndrome d'Achat Compulsif), mal assez incurable mais qui est calmé très / trop temporairement par un onguent ("La note"™) prodigué par le tenancier du lieu.

Snow tails Snow tails - ça farte chez les ludochons...

Bref, pour les courses ludiques, nous sommes au point. En revanche pour ce qui est de la course, il nous restait à faire nos preuves, et nos brillants organisateurs de soirées à thème (enfin ceux qui restent) ont décidé de placer la séance sous le signe des courses mais dans des versions cyclistes, pédestres, automobiles, de chars, robotiques,....

Le sujet n'est pas aussi factice ou parachuté que certains voudraient bien le dire, en effet depuis que le mot jeu est apparu (issu du "jocus" latin pour plaisanterie, badinage), il a pris de nombreux sens, du fameux loisir qui nous intéresse en allant à diverses activités sportives, ce qui n'est pas parfois sans entrainer une certaine confusion.

Souvent même, la mauvaise réputation du jeu est liée à son côté pécuniaire porté par des jeux de dés, des jeux de hasard, de cartes, sources d'innombrables paris et transactions financières plus ou moins licites ou morales... Les courses sportives, elles-aussi, ont souvent été associées au pari et donc au "jeu".
Le plus emblématique de ces jeux est surement le tiercé et en général les courses de chevaux qui allient à la fois le mécanisme de base (Aller le plus vite d'un point A à un point B) à des phénomènes paradoxaux complémentaires, un côté "canaille" de certains parieurs et de quelques intervenants interlopes, et par opposition, l'élégance des belles dames se rendant au champ de courses en grande tenue.

Roborace Robo Race - une rareté chez les ludochons...

Il n'était donc pas illogique qu'un autre type de jeu (le "nôtre" ,le ludique) s'intéresse à ces courses qui disposent d'un mécanisme de base compris par tous, et d'un univers aussi riche.

Bien sûr chez les ludochons, le côté "canaille" débouche parfois sur quelques coups tordus à la fourberie affirmée mais cela reste le plus souvent dans le domaine de rodomontades de matamores d'un soir. Pour l'élégance, en revanche, admettons, que peu de jeunes femmes se rendent à nos soirées chapeautées et en tenue de soirées, et que l'usage du frac est peu développé chez nos membres. Cependant si nous avons perdu un peu en élégance, nous avons surement gagné en naturel !
Bref, chez nous, le jeu débarrassé de son versant monétaire s'est policé et est devenu un jeu de (bonne) société. CQFD

Les ludochons, hier faisait donc la course en vélo, en voiture, en robot,...


Flamme rouge Flamme rouge - attention, dans les cols...

Les jeux

  • Flamme rouge ( Asger Harding Granerud chez Lautapelit) x2
  • Hurry'Cup ! (Antoine Bauza chez Hurrican)
  • Robo Race
  • Roborally (R. Garfield chez Avalon Hill )
  • Snow tails (G. Lamont, F. Lamont chez Fragor Games)

et aussi

  • The game - (Steffen Benndorf chez Nürnberger Spielkarten Verlag)
  • Geschenkt - Non Merci (T. Gimmler chez Amigo)
  • Pairs: Girl Genius Muses Deck ( James Ernest - Paul Peterson chez CheapAss games)

Les joueurs

  • Frédéric, J.-B., Jean-Jacques, Manu et XXXX sur glace
  • Bertrand, Noémie, Olivier et Vincent (Bibou le coyote) sur la côte
  • Alain, Bertrand II, Jean-Philippe, et Stéphane (l'aff) dans les cols
  • Zaggus et "ses" femmes Lucie-Anne, Magali, Aline, Suzel et Nelly dans l'arène.
  • Yoann de passage


Roborally Roborally - le jeu avec des robots fous

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