Mot-clé - Wallace

Fil des billets - Fil des commentaires

vendredi, janvier 27 2017

26 janvier 2017 - De l'écran blanc à la cruauté de l'histoire

Certains matins, il faut bien le dire, on peut être touché par le syndrome de l'écran blanc. Que dire de neuf sur une séance, qui, si elle a été, comme toujours, sympathique n'a pas été marquée par des événements particuliers?

Un fois qu'on a parlé du temps (glacial mais rien de bien nouveau, depuis une dizaine de jours) il faut bien l'avouer cela devient compliqué... D'ordinaire, on peut se plonger dans l'actualité, les agendas et autres calendriers, pour y puiser une idée quelconque. Vous espérez d'ailleurs, secrètement, à ce moment que cela sera le jour de la Saint Vincent ce qui vous assurera de faire, au moins, plaisir à trois membres des ludochons...

Mais pour le 26 janvier, vous apprendrez que l'un des prénoms du jour est Xénophon (Le calendrier a décidé de ne pas vous aider) et, à moins qu'un rappeur américain ne ressorte ce prénom des limbes, le peu d'intérêt porté actuellement à l'étude du grec vous condamne à d'autres prouesses ou d'autres recherches.


Inis Inis - David fait tourner le jeu !

Finalement c'est une petite ligne qui attirera votre attention (Non! Pas celle sur la "journée internationale des douanes"), enfin surtout l'attention des amateurs de Quartermaster et d'histoire moderne : la signature en 1934 du pacte de non-agression germano-polonais.
Pour le côté léger c'est foutu, mais voilà un sujet un peu oublié et un traité qui était censé assurer à la Pologne 10 ans de paix. Cette période de 10 ans n'était d'ailleurs pas "innocente" puisque les grands planificateurs allemands pensaient que l'armée allemande n'atteindrait son plein potentiel qu'en 1942 / 1944 et s'accorderont à penser que la seconde guerre mondiale avait débuté "trop tôt"... (Ca fera une belle jambe à toutes les victimes de 1939, 1940,...)

On notera un peu l'ironie cruelle d'un tel accord, qui sera bafoué sans vergogne et dont la dénonciation marquera le début de l'embrasement du monde. On saluera aussi dans les signataires, Józef Piłsudski, grand homme politique polonais (tout n'est certes pas parfait chez lui), qui croyait à la Pologne quand celle-ci n'existait plus et dont la navigation au milieu des tumultes de la première guerre mondiale et dans l'après guerre, tentant de naviguer entre deux grandes puissances envahissantes, sans jamais vouloir en devenir le vassal peut fasciner....

Ceux qui n'ont pas encore pleuré assez sur l'ironie de l'histoire, ouvriront l'Illustration n°4813 du 1er juin 1935 (très beau numéro consacré au paquebot Normandie) et liront avec intérêt l'article consacré aux funérailles du dit Piłsudski et aux "jolies" photos prises à cette occasion (page 172); celle de l'entretien de notre "Man of the Year 1931" Pierre Laval et de Göring et celle du déjeuner ou sur deux tables parallèles on voit dans des attitudes symétriques Pétain et Göring... De quoi, vous plongez dans d'étranges et sombres réflexions... Je me demande par exemple s'ils ont repris du dessert... Parce que l'Europe, elle, allait déguster.


Railroad tycoon Railroad tycoon - l'Est américain et ses voies ferrés (pas de mur ?)

Bref on vous demande un petit compte-rendu rigolo et hop vous plombez l'ambiance... Finalement j'aurais du me concentrer sur la "journée internationale des douanes" ! Heureusement, hier soir, l'ambiance était nettement plus joyeuse chez les ludochons. On a construit pas mal de voies ferrées sur le territoire américain avec Railroad tycoon et Rolling Freight. Scythe continue à poursuivre avec bonheur, son bonhomme de chemin chez nous. David continue de son côté à faire la promotion d'Inis et on a vu apparaître des jeux un peu plus rares chez nous pour le moment (Death Angel et Valeria).

Rolling freight Rolling freight - l'Ouest américain et ses voies ferrés (mais avec des dés et toujours pas de mur)

Les jeux

  • 7 wonders (A. Bauza chez Repos prod)
  • Les Cités Perdues (R. Knizia chez Filosofia)
  • Inis (Christian Martinez chez Matagot)
  • Geschenkt - Non Merci (T. Gimmler chez Amigo)
  • Railroad Tycoon (Martin Wallace, Glenn Drover chez Eagle Games)
  • Rolling Freight (Kevin G. Nunn chez APE games)
  • Scythe (Jamey Stegmaier chez Ghenos games)
  • Space Hulk - Death Angel (Corey Konieczka chez Edge)
  • Stratego
  • Valeria: Card Kingdoms (Isaias Vallejo chez Daily Magic Productions.)
  • Prototype pour Bertrand

Les joueurs

  • Bertrand, Jean-Jacques, et Vincent (Possom)
  • David, Éric, Michaël et Nelly
  • Marie, Magali, et Olivier
  • Lucie-Anne, Jb, Quentin et un nouveau
  • David, Noémie, Vincent (Bibou) et un nouveau
  • Bertrand, Davide, Jean-Philippe, Philippe et Zaggus


Valeria Valeria - mais où Laurelin. ?

mercredi, octobre 26 2016

Essen 2016 - Magali im Land der deutschen Weihnachtsmann

Après Eric à l’école des Ludochons, Magali au pays du Père Noël allemand…

Se laisser porter, partir avec une joie de petite fille vers un monde inconnu. Ne rien organiser, ne rien maîtriser, suivre avec joie et en toute confiance une bande de ludochons aguerris mais jamais blasés.
Les suivre à Essen dans un lieu qui s'appelle le MESSE pour, ça ne s'invente pas, "la grande messe " du monde ludique.

J0 ( le jour de l'opération à l'hôpital, on ne se refait pas….)

Lever spontané malgré l'heure matinale comme certains grands jours. Retrouvailles avec certains à l'aéroport . Voyage en avion sans encombre. A l'arrivée, ciel gris mais cœurs joyeux.
Découverte du lieu, tentative pour se repérer au milieu des cartons et des travailleurs. Croire que ma mémoire va être à la hauteur et être vite ramenée à mes limites. Les 7 halls et les milliers de m² ont eu raison de ma mémoire.
Expérience un peu frustrante de ce premier jour au pays du Père Noël sans pouvoir ni jouer ni acheter ! A midi, petite escapade dans les rues d’Essen, pour trouver aller au restaurant Hans-im-glück (un resto au nom d’un éditeur de jeu cela non plus cela ne s’invente pas…). Une première sortie en journée pour les Ludochons en 10 ans ! Je vous invite à demander à Yoan de vous narrer l’histoire du conte Hans-im-glück !
Céline, Suzel et moi jetons un œil aux vitrines en passant… On est des filles, on assume…

Resto Essen Pas de photos du Messe mais une…. du resto !

On arpente encore le salon toute l’après-midi, on repère, on repère…. Puis retour à l’appartement et repas typique, très typique (de quoi faire faire des cauchemars à une diététicienne !) dans un restaurant proche de l’appartement.

J1 (1er jour post op)

Ca y est aujourd’hui permis de jouer et de faire des emplettes (ça serait bien d’être sage, je peux toujours me le dire…). Départ dans une voiture de filles dans la bonne humeur et dans les bouchons !
…….

Et voilà vous avez parcouru le début du compte rendu que j’ai écrit un soir à Essen et surtout voilà maintenant les limites à se laisser porter, à se détendre, à prendre très peu de photos et …. cerise sur le lâcher prise : la perte DU CARNET.
Carnet acheté sur les bons conseils de Suzel dont les qualités organisationnelles sont ludochoniennement reconnues (le correcteur n’aime pas les néologismes !) et transcrivant laborieusement les jeux joués, les stands intéressants.
Du coup je cale (c’est pour cela que le compte rendu commençait à se faire désirer) pour continuer un compte rendu chronologique une semaine après le retour, surtout après les récits et commentaires précis, brillants rédigés par Éric, Suzel et Olivier. Alors pour poursuivre, je passerai par une autre forme narrative.

Essen pour moi cette année, c’était

Une escapade entre joueurs motivés par la découverte, l’exploration, la quête… La quête d’un graal différent selon les Ludochons : le jeu du salon pour Yoan qui nous en désigne un avec humour plusieurs fois par jour, la quête des bonnes affaires pour Coyote et Zag, la découverte des nouveautés et la quête du cadeau et du jeu à ramener pour l’ensemble des autres me semble-t-il.

La découverte d’autres aspects du monde ludique, celui des auteurs, des éditeurs. En deux ans aux Ludochons, j’avais perçu que tout un pan de la culture ludique m’échappait complètement… Ma culture ludique est encore à construire mais cette escapade essénienne (j’adore ces nouveaux adjectifs) m’a entrouvert la porte de ce nouveau monde dirons-nous.
J’ai donc croisé des visages inconnus aux noms inscrits sur moult boites de jeu : Uwe Rosenberg (déstabilisé par un assaut d’un photographe asiatique pendant qu’il jouait deux parties en même temps de Cottage Garden, scène assez drôle à regarder), Martin Wallace et bien d’autres…..
Petit clin d’œil à notre éditeur à nous Bertrand pour Bankiiiz Editions , et merci à lui pour sa veste qui m’a permis de porter fièrement nos couleurs!

Une remise en cause de mes compétences linguistique : traduisez mon anglais n’était pas à la hauteur. Pas à la hauteur des explications de règles en anglais, pour jouer parfois avec des italiens des anglais ou des allemands… Ce qui m’a gêné pour apprécier certains jeux, ce qui m’a obligé à fortement solliciter le ou les ludochons qui partageait ma table. J’ai pu aussi mesurer les différences de qualité d’explications de règles en fonction des personnes chargées de cette mission.

L’expérience de jouer au milieu de la foule. Nous avons eu la grande chance de rentrer tôt dans le salon(chut !!!). C’est donc un peu étonnée même si j’avais été prévenue, quand tranquillement installée à une table de Lorenzo il magnifico (Chez Cranio) avec les copains, à l’entrée du Hall 1, j’ai vu surgir une foule de joueurs courant dans tous les sens à la recherche d’une table de jeu disponible. Scène toujours surprenante qui ressemblait à celles vues à la télé des levers de rideau de certaines grandes surfaces un jour de solde…

Essen, rencontres... La rencontre de spécimens inconnus, j’ai vraiment pris des photos bizarres…

La confrontation à la tentation… Même si certains ludochons semblent être devenus très raisonnables dans leurs achats, il faut faire des efforts pour rester sage surtout lors de cette première venue… D’où quand même de multiples achats « de petits jeux », de tas de petits cadeaux pour faire à mon tour plaisir, de jeux dont j’avais eu envie cette année.
J’ai aussi hésité sur des gros jeux, hésité, hésité. Et il arriva ce qu’il devait arriver : le « sold out » comprenez  « stock épuisé » sur le jeu que je m’étais décidée à acheter (toujours Lorenzo). Réconfortée par Zag : « Pour un premier Essen il faut se prendre un « sold out » ».

Eternity Eternity

La découverte que le fait d’être relativement novice me rendait plus facilement enthousiaste. En effet, quand on a peu de références, on ne pense pas que ce jeu n’apporte rien de plus…. Je suis aussi confortée dans l’idée que je suis aussi particulièrement sensible à l’esthétisme des jeux. Je ramène donc quelques jeux que je trouve beaux : Eternity (Blackrock games) et KanaGawa (Iello). J’ai aussi beaucoup regardé Cottage Garden, Key of London. J’achète aussi plus de jeux français que les autres Ludochons qui cherchent eux logiquement ce qu’ils ne pourront pas trouver facilement de retour en terre berjalienne. Mais cet enthousiasme à quand même des limites, quelques tests catastrophiques partagés avec Suzel : Unusuel Suspect et Least I could do (à n’essayer sous aucun prétexte).
repas ludochon Les bières, les jeux, au resto avec les ludochons !

Et pour finir Essen c’était pour moi
Une parenthèse, une escapade entre copains de jeu avec des moments conviviaux forts agréables et toujours dépaysants. Une autre manière de jouer ensemble de se rencontrer.

Et même si je n’aime pas la bière (oui c’est terrible, je sais…) avec lesquels certains prennent des douches (voir les photos d’Eric), que la nourriture grasse est impossible à éviter, que la foule est immense, c’était vraiment bien.
Je finirais par la phrase consacrée «  Ce qui se passe à Essen reste à Essen » pour excuser tout ce que j’ai pu occulter.
Et vivement l’année prochaine, car je crois vraiment que je vais remettre ça !

vendredi, juillet 22 2016

21 juillet 2016 - un temps de chien ?

L'étymologie présente de bien curieux paradoxes... En effet, si on associe un temps de chien à des conditions difficiles et souvent pluvieuses, c'est le terme canicule, associé lui à des chaleurs extrêmes et plutôt sèches qui est lié étymologiquement au plus fidèle compagnon de l'homme !
En effet, les romains avaient repéré que les périodes de canicules se produisaient au moment où ils pouvaient observer au mieux Syrius et la constellation du Grand Chien d'où l'association du canidé et des fortes chaleurs !

Via Nebula Via Nebula - Faire disparaître les nuages par temps de canicule est-ce raisonnable ?

Cette minute confiture, nous permet de poser une question de fond ; y-a-t-il un impact des conditions météorologiques sur notre façon de jouer ?
On peut noter ainsi que ces dernières semaines, Quartermaster a brusquement disparu de nos tables et que Race for the Rhine a lui raté sa ré-entrée hier soir... On pourrait accuser l'absence de quelques membres mais il faut peut-être aussi y voir l'influence de la température...
Curieusement, si on suit ce raisonnement, les jeux guerriers se pratiqueraient lorsque les températures sont fraîches au contraire des vraies opérations militaires (qui depuis quelques (més-)aventures en Russie, ou plus anciennement la trêve de Dieu) préfèrent les chaleurs estivales... Le joueur serait-il à l'opposé du militaire plus prompt à faire sa récolte (de cubes en bois) en été pour nourrir sa population (de meeples) que d'aller "poutrer" son vis-à-vis ? Cela pourrait le rendre finalement assez sympathique !

Difficile quoi qu'il en soit de répondre à cette question mais hier certains jeux pouvaient nous amener à nous interroger sur ce sujet. Ainsi la pratique de Via Nebula n'est elle pas un appel discret de notre psyché, pour nous apaiser face à un ciel désespérément bleu ? Et que dire de joueurs qui s'attablent autour de Yeti, si ce n'est qu'ils cherchent de la fraîcheur !

Châteaux  de Bourgogne Châteaux de Bourgogne - un grand cru qui en manque néanmoins (de grands crus)

Cependant les joueurs attablés autour des Châteaux de Bourgogne (cartes et plateau) posent un problème intéressant, si on peut associer la Bourgogne à une certaine douceur de vivre et imaginer que derrière les portes des châteaux et dans les caves il fait frais, le thème plaqué sur des mécanismes beaucoup plus arides ,ne nous ramène-t-il pas plutôt à la chaleur ?

Bref, hier, dans une salle assez chaude nous avions encore pas mal de joueurs présents (trois tables) et une ambiance bien sympathique, ce qui pour une fin juillet n'est pas si mal.

Les jeux

  • Via Nebula (Martin Wallace chez Space Cowboys)
  • Les châteaux de Bourgogne (S. Feld chez Alea)
  • Les Châteaux de Bourgogne - le jeu de carte (S. Feld chez Alea)
  • Sticheln (Klaus Palesch chez Amigo)
  • Yeti (Benjamin Schwer chez Matagot)


20160721_yeti.jpg Yeti - Y-est-y ? Patois dauphinois

Les joueurs

  • Bertrand (B), Frédéric, Manu et Olivier dans le brouillard
  • David, Éric, Jean-MIchel et Suzel, la bourgogne sur un plateau
  • Magali, Marjorie, Noémie et Vincent (Bibou le coyote), la Bourgogne en cartes

- page 1 de 11