Mot-clé - Terraforming Mars

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vendredi, juillet 6 2018

5 juillet 2018 - Les ludochons c'est le pied !

Hier soir jour d'affluence chez les ludochons ! On comptait pas loin d'un cinquantaine de têtes de joueurs, ce qui nous fait environ une centaine de jambes, un nombre sensiblement équivalent de pieds et donc pas loin de cinq cents orteils !
Avouons que ce chiffre laisse béat, 500 doigts de pied ! Nous devons le dire, malgré tout, nous n'avons pas procédé à un décompte systématique, car sachant que le ludochon est joueur, certains n'auraient pas manquer de jouer la carte "Polydactylie + 1" ou encore "Escamotage -1".

Krom Krom - Le T-Rex? Un dinosaure au petit pied !

"Pourquoi, donc, tant de doigts de pied chez les ludochons ? Voilà une question qui nous amènerait un peu loin :

  • Faut-il évoquer un lointain passé, et l'époque où nous avions besoin d'une meilleure préhension? Non et heureusement, peu de ludochons jouent avec leurs pieds même si certains, comme votre serviteur, s'acharnent eux à jouer comme des pieds...
  • Faut-il évoquer les capacités d'équilibrage de la marche que permettent ceux-ci,... pour une association dont les membres jouent, assis, autour d'une table ?
  • Faut-il évoquer la fragilité de ce dispositif notamment comparé à d'autres (coussinets, sabots,...) surtout, quand de nuit, vous remettez la main enfin le pied, sur un meeple manquant ?
  • Faut-il que dans cette chronique je vous annonce que votre gros doigt de pied s'appelle en fait hallux pour justifier le comptant de mots rares que certains réclament dans ces billets ?
  • Faut-il enfin, que je courre le risque que ma Némésis (Noémie), se livre à quelques sarcasmes sur le thème du "tant qu'à parler de pied, tu aurais pu le rédiger en vers !"



Vous le voyez la question "Pourquoi, donc, tant de doigts de pied chez les ludochons ?" risque de ne jamais trouver de réponse simple. En revanche, sur la dernière partie de cette interrogation, quelques éléments... Cette semaine, nous avions une séance spéciale, celle où on réunit joueurs, familles et consommables alimentaires...

Un séance donc où, campé sur ces deux pieds et sa dizaine d'orteils (le ludochon bien que joueur a les pieds sur terre), il peut deviser gaiement (le ludochon ne se lève pas du pied gauche) avec ses camarades en évitant les sujets sensibles (et de mettre les pieds dans le plat). Une fois qu'il est repu et heureux d'avoir pu échanger (Nous vivons sur un grand pied), il se livre (bon pied bon oeil), à quelques joutes ludiques, en faisant des pieds et des mains pour qu'on choisisse son jeu !
Après donc avoir remis le pied dans l'univers ludique, ils devront lutter pied à pied lâchant quelques jurons comme :

  • Ca te fera les pieds !
  • Ah le c. ! Mais je suis bête comme un pied...

Se jetant parfois aux pieds de leurs adversaires en avance pour demander pitié... À moins qu'il ne simule le lâcher pied... pour mieux reprendre celui-ci !

Ouaip, les ludochons, c'est le pied....

Sanssouci Sanssouci - Une ballade à pied au travers des jardins...

Les jeux

  • Attack of the Jelly Monster (Antonin Boccara chez Libellud)
  • Hero Realms (Darwin Kastle et Robert Dougherty chez Iello)
  • Kariba (R. Knizia chez Helvetiq)
  • Keyper (Richard Breese chez R&D Games)
  • Kingdom Run (Éric Claverie chez Ankama)
  • Krom (X. Baud et K. Berenger chez Borderline)
  • Sanssouci (Michael Kiesling chez Ravensburger)
  • Terraforming Mars (Jacob Fryxelius chez Fryxgames)
  • The Mind (Wolfgang Warsch chez Nürnberger Spielkarten Verlag)
  • Welcome (B. Turpin chez Blue Cocker)
  • Prototype de Yoann
  • Autres....

Les joueurs

  • Pleins !


Hero realms Hero realms - Mieux vaut partir du bon pied !

vendredi, juin 29 2018

28 juin 2018 - Vaines guerres et guère de vins !

Hasard de l'occupation de nos locaux, les ludochons se sont retrouvés alors que la température montait dans une des salles les plus exiguës de leur hébergement de Bourgoin-Jallieu. Autant dire que l'ambiance fut chaude...

Or, que fait d'ordinaire, l'humanité quand la température monte ? Deux choses, elle retrouve le chemin de la campagne, où elle récolte et, fait la guerre... Les deux activités étant d'ailleurs souvent difficilement conciliables, il est en effet difficile de tirer le moindre profit d'un champ de céréales une fois qu'un Tiger II s'est ébattu dans celui-ci.

Impérial Impérial - Excellent jeu coloré pour l'une des plus grandes boucheries de l'histoire... L'humain au meilleur!

Pour répondre donc aux exigences de l'époque nous avions hier soir des représentants de ces deux grandes familles de pensée (quoique le terme pensée n'est peut-être pas le plus adapté à l'action militaire ).

D'un côté nous avions la guerre à l'ancienne celle de l'escarmouche, mais dans un univers fantastique avec Thunderstone. Nous changions ensuite d'échelle avec Impérial, jeu qui remet en scène les conflits européens du début du 20ème siècle, période "délicieuse" où de loin on envoyait quelques milliers d'hommes reprendrent à l'ennemi une montagne de boue, qu'on avait durablement et en profondeur rendue stérile ( d'aucuns l'ignorent mais la "zone rouge" est encore bien visible dans certains départements). Période qui nous rappelle cette phrase (pourtant dédiée au bagne) d'Albert Londres "Voyez-vous, ceux ne sont pas les hommes, mais les textes qui sont les plus redoutables. Et plus ils viennent de haut et de loin, plus ils s'éloignent de l'humanité".
Enfin, il y avait la table d'initiation à Warhammer 40K, un jeu où on peut déchiqueter l'ennemi sans aucun remords (à priori) avec un grand plaisir, et mais qui avec le recul me donne envie de relire Ender's game.

Viticulture Viticulture - rendre meilleur un domaine ou l'homme ?

Enfin il y avait Viticulture, et là votre serviteur sera encore plus partial que d'habitude. Le vin c'est le génie de la civilisation, cela consiste à planter un végétal faiblard, sur un porte-greffe (ce qui est déjà une démarche très intellectuelle), et à la cultiver pendant des années.... Après quelques années ou décennies, on obtient un pied de compétition, qu'il faut encore soigner avec attention tous les ans... Suivant les caprices de la nature, il donnera certains années un jus de qualité, qu'il faut encore amener à maturation par des processus tout à fait complexes et parfois coupler à d'autres pour atteindre le vin qu'on souhaite produire.... Est-ce fini ? Non, il faut encore le faire maturer au calme et à l'ombre pendant des années... Au terme donc de ces années d'attention, on a le droit d'ouvrir avec émotion une bouteille, à partager avec ceux qu'on apprécie...
La viticulture s'accommode assez mal de la guerre, leurs rythmes ne sont guère compatibles...
L''alcoolisme ? me diront ceux qui cherchent la petite bête. Terrible mal, et un manque de respect total pour tout ce travail!

Une table donc de viticulture pour essayer d'amener certains domaines à l'excellence, et je me demande si Terraforming Mars ne relève pas aussi un peu de l'agriculture....

En revanche, pour "Attack of the Jelly Monster", je ne sais pas trop ou le classer ! Ou alors c'est l'émergence du synthétique !

Les jeux

  • Attack of the Jelly Monster (Antonin Boccara chez Libellud)
  • Imperial (Walther Mac Gerdts chez Eggertspiele)
  • The Mind (Wolfgang Warsch chez Nürnberger Spielkarten Verlag) x2
  • Terraforming Mars (Jacob Fryxelius chez Fryxgames)
  • Star Realms (R. Dougherty , D. Kastle chez White Wizard Games)
  • Thunderstone (Mike Elliott chez Edge)
  • Viticulture + Toscane (Alan Stone, Jamey Stegmaier chez Matagot)
  • Warhammer 40.000 (chez Games Workshop)


Thunderstone Thunderstone - Entre deux planchers, Zaggus change de deck....

Les joueurs

  • Bertrand II, Guillaume, Manu, Victor et Vincent (Possom), impériaux!
  • Éric, Michaël, Raphaël, et Stéphane 3 sur Mars
  • Laurent, Tom et Zaggus sur la pierre de tonnerre
  • Noémie, Olivier et Suzel dans le vin
  • Cyril, John, Rafaella et Renars en armure lourde


Attack of the jelly monster Attack of the jelly monster - c'est rose et sucré ?

vendredi, juin 8 2018

7 juin 2018 - Conquérants ludiques

Pour évoquer le climat de la soirée d'hier soir, John a choisi pour des raisons évidentes de citer Shakespeare, de mon côté je serais, si on m'y autorise, plus tenté de détourner les paroles du formidable Corneille, en lâchant un terrible "Orages, O désespoir", mais il me revient en mémoire que j'avais déjà consacré un billet à Corneille... Bref, même détrempé, il va falloir trouver autre chose !

"Heureusement", depuis quelques semaines, nous nous sommes lancés dans un cycle de délation (oui c'est vilain), et plus particulièrement, celle des ludochons qui ont réussi à rendre particulièrement créative la phase d'explication des règles. Avouons-le, nous avons des loisirs curieux!
Cette semaine, c'est Magali qui aura le droit aux honneurs de cette section assez discutable. En effet, hier, elle nous a permis de découvrir Santa Maria Legacy.
Là, immédiatement, vous me direz qu'à votre connaissance, il n'y a pas encore de Santa Maria Legacy... Et bien, grâce à Magali, nous avons pu tester, en exclusivité mondiale, cette version où les règles du jeu arrivent au fur et à mesure de la partie...

Santa Maria Santa Maria - Tu m'as conquis j't'adore

Si on veut continuer à s'intéresser à Santa Maria, ce qui est pertinent car c'est un bon jeu, il faudra aussi s'interroger sur le traitement de son thème...
En particulier, le graphisme qui est particulièrement réussi mais qui est assez peu en rapport avec la saga des conquistadors. Si on s'intéresse au nuancier de couleurs je ne suis pas sûr qu'on aurait associé la presqu'île du Yucatan, le Mexique ou les Andes à des couleurs pastels...
Par ailleurs, si Cortès n'a pas eu que de mauvaises relations (au début) avec les autochtones, il a contribué, assez vite et très largement à leur réduction en esclavage, du moins pour ceux qui n'étaient pas en train de mourir de dysenterie, de la variole, ou autres... Bref cela ne correspond pas trop au joli et sympathique conquistador de la couverture, ou aux paysans se promenant librement sur les chemins (faut être honnête c'est moins vendeur pour un jeu familial, de mettre de formidables guerriers jaguar, mourant de fièvres, en se vidant, dans un fossé au milieu de la jungle)....

Bon à l'opposé, vous avez "Huns", certes on aurait pu, pour le coup, prendre des couleurs pastels pour évoquer les grandes plaines verdoyantes des steppes de l'Asie centrale, les déserts à traverser, les calmes montagnes à franchir... Et bien non, là on est passé dans le spectre de la couleur saturée plutôt pour évoquer les pillages et la guerre.

20180607_huns.jpg Huns - À dada sur mon bidet (plaisir régressif)

Alors bien sûr, il y a toujours la facilité d'évoquer des univers qui n'existent que dans l'imaginaire, comme pour Scythe ou Terraforming Mars Là vous êtes tranquille, peu de chances qu'un scribouillard à la petite semaine et joueur médiocre du Nord-Isère puisse vous reprocher quoi que cela soit... On pourra cependant noter que sur la table de Scythe nous n'avions que de jeunes joueurs (enfin des joueurs arrivés chez les ludochons cette année), et sur Terraforming Mars, des ludochons de la seconde génération. Est ce que les ludochons se stratifient ?

Dans les événements de la soirée, citons aussi l'exclusion probable de notre président, en effet, après une partie de Caylus difficile il a osé critiquer celui-ci... Heureusement comme certains avaient joué aux conquistadors et aux huns, nous avons décidé de le pendre immédiatement par les pieds, puis de le traîner ainsi derrière nos chevaux (mécaniques) ! Enfin, virtuellement, parce que dès la semaine prochaine, on aura besoin de lui pour de nouvelles aventures ludiques!

The mind The mind - trois esprits ludochons pour en venir à bout... Bon signe ?

Les jeux

  • Caylus (William Attia chez Ystari Games)
  • Exposition universelle Chicago 1893 (J.Alex Kevern chez Renegade France)
  • Huns (Fneup chez La boite de jeu)
  • The Mind (Wolfgang Warsch chez Nürnberger Spielkarten Verlag)
  • Mistkäfer (Klaus-Jürgen Wrede chez Schmidt)
  • Santa Maria (Eilif Svensson et Kristian Roald Amundsen Østby chez Aporta Games)
  • Scythe (Jamey Stegmaier chez Ghenos games)
  • Terraforming Mars (Jacob Fryxelius chez Fryxgames)

Les joueurs

  • Noémie, Vincent (Possom), Vincent (Bibou) et Yoann en barbares
  • Éric, Bertrand II, Davy et Raphaël sur Mars
  • John, Jean-Jacques, Manu, et Zaggus dans le château
  • David, Magali, Noémie² et Olivier aux Amériques
  • Cyril, Guillaume², Philippe, Renars, Tom (des nouveaux il en "faux")
  • Frédéric, de passage.


Exposition universelle Exposition universelle Chicago 1893 - Faire tourner la roue ludique

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