3 novembre 2016 - Piratés !
Nos spécialistes de la soirée à thème ont un peu pris de court nos ludochons favoris en nous imposant en cette soirée le thème "Mers, ports, et pirates".
Le ludochon qui pensait "pantoufler" jusqu'à Noël en ouvrant, semaine après semaine, une boîte en provenance d'Essen se voit pour le coup obligé de réfléchir à son panier de jeux.
Amerigo - Chez Feld, les pirates, c'est carré...
Le problème n'est pas moindre pour le rédacteur. Il se dit qu'il pourrait tenter la manoeuvre de diversion visant à ré-expliquer, comme si cela constituait une nouveauté, la différence entre pirate et corsaire (Utilisez lettre de course puis lettre de marque,plus chic, dans vos explications cela permet de bien étaler la confiture), ou encore à ré-expliquer que "prendre son pied" pourrait être en fait une expression de pirate, mais, non, tout cela serait céder à la facilité !
Bref, à ce stade et sans idée, il ne nous reste plus que le calembours même si l'auguste Victor Hugo nous a mis en garde contre celui-ci !
Le calembour est la fiente de l'esprit qui vole. Le lazzi tombe n'importe où ; et l'esprit, après la ponte d'une bêtise, s'enfonce dans l'azur. Une tache blanchâtre qui s'aplatit sur le rocher n'empêche pas le condor de planer. Loin de moi l'insulte au calembour ! Je l'honore dans la proportion de ses mérites ; rien de plus.
Victor Hugo dans "Les non-joueurs" ou alors "Les misérables" je ne sais plus...
Voilà donc votre serviteur cherchant quelques blagues à faire sur un éleveur tripoteur malhabile (pis raté), ou sur un corbeau se prenant pour une pie ratée, mais il faut bien le dire cela ne nous mène pas loin...
Il nous reste toujours la tentation du π (pi) raté. Et que faire avec cela ? Pleurer sur le sort terrible et la déprime du 3,15 rendu anonyme par la gloire de son voisin ? Se pencher sur la quadrature du cercle ? Rappeler que le concours de Pi (nombre de décimales connues) constitue l'équivalent pour le geek pré-pubère du concours de pipi pour l'adolescent moins bien doté intellectuellement ?
Non, cela serait trop vulgaire... Bref nous allons nous intéresser à la transcendance, car oui Pi est un nombre transcendant... Si on applique maintenant une autre définition de la transcendance (c'est un peu cavalier) "Existence des fins du sujet en dehors du sujet lui-même", cela peut nous faire réfléchir...
Surtout, il faut alors nous demander ce qui a été raté (piraté, faut suivre) dans notre soirée. Aurions-nous raté la transcendance à cause de notre pratique ludique ? Le jeu est-il transcendant ?
Cuba - sans blocus de la part des joueurs ?
Répondrons-nous à ces questions ? Non (nous ne répondons jamais à nos questions), car nous avons déjà piraté une bonne partie de cette chronique et nous laisserons à Bertrand le soin d'y répondre la semaine prochaine à moins qu'il ne veuille parler de sociologie (si, si) !
Revenons à nos pirates du jour (nombreux) mais néanmoins sans foi ni loi, puisque certains ont envoyé par le fond ce thème avec une certaine légèreté...
Les jeux
- A Feast for Odin (Uwe Rosenberg chez Z-Man)
- Amerigo (S. Feld chez Queen Games)
- Cuba (M. Rieneck & S.Stadler chez Filosofia)
- Dark seas (A. Rubbo chez AEG)
- Korsar (Reiner Knizia chez Asyncron)
- Prosperity (Sébastian Bleasdale, Reiner Knizia chez Ystari )
Les joueurs
- Suzel, Noémie, Christophe et Olivier
- Jean-Michel, Jean-Philippe, Manu et Zaggus
- Alain, Stéphane, et Bertrand II
- Davy, Magali, Matthieu et Nelly
- Raphaël, Vincent (Possom) et Yoann
- David, Éric, Frédéric, Sandra et Thomas
A feast for Odin - pirates, version analyse multifactorielle
Commentaires
Amerigo - Rien finalement à reprocher à l'explication de Suzel, rien à reprocher à mes collègues, même si je continuerai à prétendre le contraire, rien à reprocher au jeu, mais pas d'enthousiasme de ma part...
Si je pense quand même que le plateau peu être un peu injuste, et que le premier tour peut induire un certain win2win dans le choix des pouvoir...
Bref pas un mauvais jeu, pas un mauvais moment mais pas emballé.
Dark seas : un p'tit jeu de pirates avec des dés (lancés et choisis par le joueur actif du tour) que tout le monde doit utiliser. Différentes manières de comptabiliser son infamie (et oui, c'est comme ça que sont appelés les ponts de victoire !!) et des coups de pu... de pirates aux autres joueurs pour les ralentir. Rien de bien innovant mais fort sympathique à jouer et surtout, dans le thème de la soirée.
Korsar à 2 : un petit jeu de cartes rapides sur le pillage de galion. Pas mal mais certainement pas dans sa meilleure config à 2 joueurs.
On a fait un autre petit jeu de pirates semi-coop dont j'ai oublié le nom (voir zag) qui ne m'a pas transcendé mais qui avait, lui aussi le mérite d'être dans le thème.