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vendredi, mars 18 2016

17 mars 2016 - logistique, économie, organisation, innovations... et jeux ?

Hier, chez les ludochons, il faut bien l'avouer l'ambiance était plutôt studieuse, en effet même si le ludochon est un être cordial, une fois passées les salutations d'usage et les quelques discussions légères, nos joueurs favoris se sont plongés avec un certain sérieux dans des jeux plutôt exigeants. Par moment, au cours de cette soirée, régnait un calme remarquable, témoignage de cerveaux plutôt concentrés.

Race to the Rhine Race to the Rhine - C'est loin le Rhin, trèèèèèès, très loin !

Dans les jeux déjà vus chez nous, saluons le retour de Shakespeare un jeu qui revient assez souvent et qui semble combler pas mal d'attente. Saluons aussi le retour de Ships de Martin Wallace, à une époque où le monde ludique se passionne pour son dernier opus Via nebula, nos joueurs sont, eux, revenus sur un de ces derniers "gros" jeux.
Nous avions aussi pas mal de nouveautés à "tester" (nous ne nous lancerons pas dans le débat autour du terme "tester" aujourd'hui, nous n'avons pas quelques heures à y consacrer). Du côté des gros morceaux citons Mombasa, un jeu de gestion qui semble assez exigeant et complexe. Dans ce jeu qui relate le développement des grandes compagnies commerciales en Afrique (et aussi en sous main l'exploitation moins glorieuse de celle-ci), il convient à la fois de développer sa compagnie sans négliger son placement sur le terrain, ce qui n'est pas si loin finalement de ce qui se passait réellement à cette époque.

Mombasa Mombasa - le temps des colonies se révèle être un sacré casse-tête et pas forcément "un temps béni"

Sur la table voisine, trois généraux de fortune tentaient , eux, en 1944, de rallier le Rhin (Race to the Rhine) dans les meilleurs délais... Disons-le simplement, pour cette première partie aucun des trois n'a réussi à voir le Rhin et encore moins à le franchir... En revanche, on a bien, bien, compris les contraintes d'approvisionnement et de logistique que voulaient mettre en avant les auteurs.

Dans la pièce voisine, nos hard-core gamers de haut niveau (1 auteur, 1 auteur / éditeur, et un collectionneur, pour tout dire trois ludopathes) exploraient, avec leur oeil critique, des productions récentes comme "Meeple War" ou "Oh my goods".
Notons pour les amateurs de statistiques que dans cette liste on trouve deux jeux d'Alexander Pfister, ce qui peut nous laisser à penser que, sans que nous ne le notions toujours, le vivier des auteurs de jeux se renouvelle régulièrement.

Ships Ships - Wallace fait du bateau... ("Rassurez-vous" c'est un peu comme faire du train !)

Les jeux

  • 1944 : Race to the Rhine (Jaro Andruszkiewicz & Waldek Gumienny chez Asyncron games
  • Game of trains (A. Shaklyarov , A. Paltsev and A. Konnov chez Abacusspiele)
  • Meeple war ( Max Valembois chez Iello)
  • Micro robots (Andreas Kuhnekath chez Abacusspiele)
  • Mombasa (Alexander Pfister chez Gigamic)
  • Oh my Goods! (Alexander Pfister chez Lookout games)
  • Shakespeare (RV Rigal chez Ystari)
  • Ships (M. Wallace chez Treefrog)

Les joueurs

  • Bertrand, Vincent (Bibou le coyote) et Yoann à poutrer du meeples
  • Davy, Guillaume, Maude et Vincent (Possom) à naviguer sur les flots
  • Frédéric, Olivier et Zaggus se tirant la bourre vers l'Allemagne
  • Jean-Philippe, Manu, Raphaël, et Suzel en terra incognita africaine
  • Éric, Luc et Noémie dans le théâtre du Globe



Meeple war Meeple war - Des hexagones, des meeples, un terrain connu ou rebattu ?

vendredi, mars 11 2016

10 mars 2016 - La femme est l'avenir du joueur

Il fut un temps que les moins de 40 ans connaissent mal, celui des pionniers du jeu de société. Dans leurs jeunesses, le jeu n'avait guère atteint le niveau de popularité qu'on lui connait actuellement, et on se réunissait surtout autour de jeux de rôles et de gros jeux de simulations américains.
Certes, certains évoquaient l'apparition de jeux "allemands", mais concentrés sur la traduction des modules de D&D depuis l'anglais, peu de joueurs se concentraient alors sur la langue de Goethe.
Monsieur Faidutti était déjà reconnu grâce à tempête sur l'échiquier, on lisait avidement Jeux et stratégies, monsieur Didier Guiserix façonnait lui une partie de l'univers graphique des joueurs français, et Grobil devenait un nom commun chez les joueurs.

Via Nebula Via Nebula - "Steam dans les nuages", fumeux ? Pas forcément.


Dans cet univers émergeant, où le joueur parcourait avec avidité le catalogue Descartes, notre seule source d'information valable avant Noël et l'avènement du web (Notez le zeugma), deux grands mythes s'étaient développés :

  1. Le "type" qui avait fini une partie de jeu de société
  2. La joueuse


Le premier s'expliquait aisément, dans cet âge des origines, le jeu était un jeu de simulation et à moins de 5 ou 6 heures, on pouvait nourrir des doutes sur la qualité de celui-ci. À cette époque, dans un jeu, on ne prenait pas un avion sans connaître son type, son rayon d'action, son poids, sa charge utile, le nombre de pilotes, la longueur de la piste d'envol, la qualité du métal de son fuselage, la force du vent, l'hygrométrie, la pression des pneus...
Finir un jeu était donc une sorte de bonus pour joueurs avancés.

Pour la joueuse, tout le monde en avait entendu parler, et il y avait toujours dans un groupe de joueurs, un meneur charismatique qui connaissait bien quelqu'un qui connaissait une joueuse... Curieusement celle-ci semblait fuir la plupart des joueurs existants, sans doute à cause leur look assez courant, de barbu mal rasé portant un t-shirt noir délavé sur des abdominaux assez approximatifs....

Rolling freight Rolling freight - pour ceux qui n'avaient pas compris que la soirée "Train", c'était la semaine dernière.

Mais voilà, tout a changé, le jeu de société s'est popularisée et les joueuses sont devenues de plus en plus nombreuses. Hier soir, sur les 20 ludochons présents, 6 étaient en fait des ludochonnes, soit un pourcentage 30% qui aurait laissé perplexe les joueurs que nous fûmes, et si nous sommes encore loin de la parité, nous sommes bien meilleurs que le CAC40 ! En cette semaine, où nous avons célébré la journée des droits de la femme, il est donc tout à fait sympathique de voir que leurs droits, à nos tables, sont respectés !

Est ce que cela change les choses ? Et bien oui et non ! Non car, les joueuses sont des joueurs comme les autres, avec la même palette de stratégie, de caractères de jeu et de goûts, mais il y a cependant un progrès évident, c'est que cette sur-représentation masculine, qui finissait par nous interroger, en disparaissant, nous ramène dans une situation plus classique et bien plus logique (on peut cependant noter que les créatrices de jeux sont encore assez minoritaires malheureusement).

Dr Eureka Dr Eureka - des cocktails façon tour de Hanoï !

Les jeux

  • Assault on Doomrock (Tom Stasiak chez BD games)
  • Cyclades (Bruno Cathala et Ludovic Maublanc chez Matagot)
  • Dr Eureka (Roberto Fraga chez Blue Orange)
  • Noé (B. Cathala & L. Maublanc chez Bombyx)
  • Quadropolis (François Gandon chez Days of Wonder)
  • Rolling Freight (Kevin G. Nunn chez APE games)
  • Thunderstone (Mike Elliott chez Edge)
  • Via Nebula (Martin Wallace chez Space Cowboys) x2

Les joueurs

  • Guillaume, Jean-Michel, Maude et Stéphane sur Via Nebula
  • Alain, Raphaël, Suzel et Vincent (Tcho) aussi sur Via Nebula
  • Bertrand, David, Vincent (Bibou) et Zaggus sur Assault on Doomrock
  • Karen, Magali, Olivier et Vincent (Possom) sur Rolling freight
  • Jean-Philippe, Manu, Noémie, et Nelly sur Cyclades


Quadropolis Quadropolis - en version de base

vendredi, mars 4 2016

3 mars 2016 - Du train avec entrain

Nos spécialistes de la soirée à thème nous avaient concocté hier soir une nouvelle soirée autour du thème du "train"...
Ce thème paraît particulièrement pertinent sachant que le "jeu de train" est un classique dans l'univers du jeu de plateau, et que ceux qui contiennent des voies ferrées et autres locomotives sont légions, comme nous avons pu nous en apercevoir...

Jeux de train Le chemin de fer inspire visiblement le créateur de jeux...

Cette abondance de jeux peut d'abord s'expliquer par la richesse de ce thème, car par le biais du train on peut évoquer divers univers et divers enjeux. Ainsi, le chemin de fer peut nous emmener en Angleterre en pleine révolution industrielle, alors qu'il faut développer l'économie du pays (Stephensons rocket). On peut retrouver aussi cette thématique dans la conquête de l'Ouest et des grands espaces américains (Steam, Railroad Tycoon, les 18XX), sachant qu'en plus on peut agrémenter cela de quelques guerres indiennes ou autres attaques de brigands (Colt Express).
Les chemins de fer s'étant imposés partout dans le monde, tous les pays peuvent être concernés, comme en témoignent les nombreuses cartes d'Age of Steam, les déclinaisons multiples des Aventuriers du rail ou encore l"historique Von Kap Bis Kairo.
Trains Trains- Le train, une notion mondialisée, ici au pays du soleil levant

Ce thème a d'autres avantages on peut outre l'aspect de développement d'un réseau, s'intéresser à son fonctionnement (livraison, maintenance) ou à son financement (actionnariat, emprunt, tour de table etc...).
C'est d'ailleurs ce dernier aspect qui explique aussi le succès des "jeux de train", il n'existe en effet pas un modèle de "jeu de train" mais des modèles, basés sur des mécanismes très différents.
Bien sûr, il y a d'abord des mécanismes de placement ( comme Transamerica), mais aussi des mécanismes de "pick & delivery" (Rolling freight), des possibilités dans le domaine du "placement d'ouvrier" (Russian railroads), des mécanismes d'enchères (Age of steam, steam), des mécanismes de majorité (Stephensons rocket) etc...
Bref tous les mécanismes ou presque peuvent s'adapter à un niveau ou à un autre à la réalité ferroviaire, ce qui fait qu'on peut se demander si certains jeux abstraits ne finissent pas en jeu de train quand on cherche à les "thématiser".

Wunderland Wunderland- le train mais... en miniature!

Hier soir, nous avons donc pu goûter à différentes parfums du jeu de train avec Railroad Tycoon (sans Davy !!!), Les aventuriers du Rail Allemagne, Trains, et Wunderland (même si là on parle de trains miniatures).
Nouveautés et fin de soirée faisant, nous avons aussi vu sur nos tables diverses nouveautés comme Via Nebula, Quadropolis et Microrobots.

Les jeux

  • Les Aventuriers du rail - Allemagne / Marklin (A. Moon chez Days of wonder)
  • Les Aventuriers du rail - France (carte spécifique)
  • Micro robots (Andreas Kuhnekath chez Abacusspiele)
  • Railroad Tycoon (Martin Wallace, Glenn Drover chez Eagle Games)
  • Trains (Hisashi Hayashi chez Alderac Entertainment Group )
  • Via Nebula (Martin Wallace chez Space Cowboys)
  • Wunderland (Dirk Hillebrecht chez Pegasus Spiele)
  • Quadropolis (François Gandon chez Days of Wonder)


Railroad tycoon Railroad tycoon - une partie ouverte (sans Davy quoi ! ;-) )

Les joueurs

  • Olivier, Vincent (Bibou), Vincent (Possom) et Yoann sur Wunderland
  • Frédéric, Guillaume et Maude sur Trains
  • Léopoldine, Manu, Stéphane (l'aff) et fille sur Via Nebula
  • Bertrand, Suzel et Vincent (Tcho) sur les aventuriers du rail Allemagne / Marklin
  • Christophe, David, Éric, Jean-Michel sur Railroad tycoon


Aventuriers du rail (Allemagne / Marklin) Aventuriers du rail Marklin - Suzel parle mieux allemand que ses petits camarades...

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