vendredi, septembre 1 2017

31 août 2017 - Rentrée constructive ou construction sur la rentrée

C'est la rentrée ! Enfin presque, mais tout chroniqueur est tellement pressé d'être le premier à en parler qu'il va se ruer dès le premier jour de septembre (et de juillet pour les plus zélés) pour en parler... Et il faut bien le dire, souvent, nous avons cédé à ces sirènes....
Qui plus est, ce marronnier est une béquille bien pratique pour le rédacteur en manque d'idées.

7 wonders 7 wonders - Est ce que tout va "rentrer" ?

Mais de quelle rentrée parle-t-on ? De celle des écoliers qui rentrent en septembre après avoir aidé leurs parents pour les travaux des champs ? Je crains que cette rentrée ne concerne plus grand monde. Aujourd'hui, on parlerait plutôt de la rentrée scolaire, ou alors de la rentrée littéraire, ou encore bientôt de la rentrée ludique (Essen approche), ou de la rentrée médiatique, ou même de l'émétique rentrée footballistique.

Bref, notre passion de l'événementiel, de l'exceptionnel, du "moment rare" nous pousse à faire "de l'événement" et à toutes sortes de construction qui visent à sacraliser tel ou tel moment de l'année... Cela finirait presque à tourner au ridicule, car de la même façon que la terre n'arrête pas de tourner, il est peu probable que l'activité ludique se cale exactement sur le calendrier... Certes pour un éditeur, un salon va être une date de sortie de choix pour un jeu mais le créateur lui ne fonctionne pas forcément sur le même rythme... De la même façon, que pour la plupart des écrivains, la date du prochain salon du livre n'impacte pas forcément leurs processus d'écriture quotidien... Et que dire de l'acheteur de ce livre ou de ce jeu...
Bref, nous avons construit des dates phares, purement virtuelles mais qui semblent rythmer nos vies (sans beaucoup de rapport avec le travail aux champs!).

20170831_mysterium.jpg Mystérium - "Rentrer" dans ton esprit ?

Chez les ludochons, la rentrée marque grosso modo, le retour de l'ensemble des membres après les congés estivaux, mais la pratique ludique change-t-elle pour autant ? Assez peu.
Nous profitons des nouveautés sorties ( en été, par les éditeurs qui veulent éviter le déferlement des salons pour ne pas passer inaperçus), nous jouons à nos grands classiques et nous aventurons à jouer à quelques jeux plus rares et passés sous la plupart des radars...

Bref, s'il y a une rentrée, le ludochon fait aussi sa rentrée ludique tous les jeudis soirs, ils y découvrent ses nouveaux camarades du jour, de nouveaux "ouvrages", et de nouveaux plaisirs...

We are the word We are the word - On vous parle de "rentrée" et ici, on vous parle de...

Les jeux

  • 7 Wonders (A. Bauza chez Repos prod) + Leaders + Cities
  • Dice Forge ( Régis Bonnessée chez Libellud)
  • Galions, Canons, & Doublons (Ignacy Trzewiczek chez Edge)
  • The Game: Are you ready to play The Game? (Steffen Benndorf chez Oya)
  • Mysterium (O. Nevskiy et O. Sidorenko chez Libellud) + Extension
  • Scythe (Jamey Stegmaier chez Ghenos games)
  • Timebomb : Sherlock vs. Moriarty (Yusuke Sato chez Iello)
  • We are the word (Ludovic Roudy and Bruno Sautter chez Asmodée)

Les joueurs

  • David, Magali, Olivier, Suzel et Zaggus sur Mysterium
  • Éric, John, Jori, Vincent (Possom) et Vincent (Bibou)
  • Manu, Victor et Rémi, MIchaël et madame, Stéphane 3 et Jean-Jacques
  • Vincent (Tcho) et trois autres personnes sur Dice Forge
  • Bertrand II, Frédéric, Raphaël sur Scythe


20170831_Galions_Canons_Doublons.jpg Galions, canons, et doublons - Rentrer dans nos classiques ou rentrer dans la boite...

jeudi, mai 4 2017

4 mai 2017 - Du temps qu'il fait...

La semaine dernière, le brillant Bertrand nous livrait un billet sur le temps... Malheureusement, en lisant ce compte-rendu, par ailleurs fort intelligent , on ne pouvait qu'être troublé par la désinvolture de cette assertion sur le temps : "Non pas celui météorologique, notez que cela aurait été plus facile, amenant la discussion sur un terrain léger et superficiel."

"Minute, papillon !" eus-je envie de m'écrier. Notez que je ne me permettrais pas d'appeler Bertrand "papillon", surtout que les papillons barbus ne sont pas légions, sauf peut-être chez les hétérocères, dont on apprendra, en passant et avec stupeur, que certains "chantent"... Si, si (ils "chantent"), mais revenons à notre interjection qui ne nous sert qu'à satisfaire une triste nostalgie...
"Minute, papillon !" donc, la météorologie ne serait donc que légère et superficielle ? Que nenni !

Briskars Briskars - Pas important la météo ? Ce lapin de Pâques pris dans les neiges n'a pas l'air de prendre cela bien !

Certes, notre maître à tous, le saint patron des chroniqueurs, Alexandre Vialatte avait sur la prévision météo un avis tranché. Il pensait qu'il fallait dire qu'il ferait demain le même temps qu'aujourd'hui et qu'au pire en moins de 24 heures, on pourrait affiner la prévision. L'analyse était imparable, mais soulignait aussi l'importance pour l'homme de cette connaissance.

Non, La météo est un sujet infiniment sérieux. Bien sûr, pour justifier cela, les plus rêveurs d'entre vous ne manqueront pas de citer les astronautes, coincés sur leur pas de tir (et dans leurs couches), alors que les plus terriens ne manqueront pas d'évoquer la culture du topinambour (bien que cela soit une plante plutôt rustique).

La météo est surtout un élément essentiel de la vie sociale de l'être humain. Sans elle, vous ne pourriez que finir par vous apercevoir de l'infinie vacuité des relations qui vous lient à Roger, alors qu'avec celle-ci vous pouvez discuter avec lui tous les matins d'un sujet constamment changeant, en échangeant vos meilleures prévisions. L'almanach Vermot, lecture de référence de l'homme social, l'avait bien compris en truffant ces pages de proverbes météorologiques abscons ("Un jour est mouillé, l'autre sec, quand le coucou ouvre son bec.").

Seafall Seafall - Tu ne connais pas la météo... Tu finis dans l'eau....

Ce n'était pas un blog ludique à une époque ? s'étonneront tous ceux qui travaillent au sec et qui se désintéressent de la météo (Des amateurs de foot surement ! Le foot a tué la météo; le foot, c'est la météo de l'urbain) et qui s'impatientent déjà... Si, tout à fait, on y vient car dans de nombreux jeux la météo est cruciale... Ceux qui ont joué au "Triangle du Diable" de MB (1977) en sont persuadés! Dans Condottierre, printemps et hiver ne sont pas sans importance, on joue par saison dans Keyflower, le vin dans Vinhos est bien meilleur les bonnes années, les crues sont essentielles dans Ra, vos avions décollent moins bien dans Race to the Rhine par temps de pluie etc.

La météo n'est donc absolument pas légère, elle est même essentielle pour le joueur, et c'est donc par un temps frais que nous nous sommes retrouvés, hier soir, encore nombreux et motivés.

PS : les geeks nous rappelleront qu'on aurait du faire aujourd'hui un truc sur "May the Fourth be with you " mais le temps ne s'y prêtait pas ! Lorenzo Magali, elle, se moque de la météo, elle veut juste jouer à Lorenzo

Les jeux

  • Briskars (Emmanuel Pontié et William Mordefroy)
  • Clank! (Paul Dennen chez Renegade Game Studios)
  • Keyflower (R. Breese & S. Bleasdale chez R&D games)
  • Lorenzo le Magnifique ( S. Luciani , V. Gigli et F. Brasini chez Atalia)
  • Modern Art (R. Knizia)
  • Scythe (Jamey Stegmaier chez Ghenos games)
  • Seafall (Rob Daviau, JR Honeycutt chez Ironwall games)
  • Space Hulk: Death Angel – The Card Game (Corey Konieczka chez Edge)

les joueurs

  • Manu et Chrys en pirates animaliers
  • Éric, Jean-Philippe, Suzel et Vincent (Possom) en pirates
  • Bertrand II, Stéphane 2, Raphaël et XXXX fauchés.
  • Alain, Bertrand, David, et Magali en plein Renaissance
  • J-B, Lucie-Anne, Noémie et Zaggus en exosquelette
  • Michaël, Nelly, Olivier et Thomas cherchant la clé des champs
  • Frédéric, Vincent (Bibou) et Yoann dans le dédale.

Keyflower Keyflower - Les quatre saisons du jeu...

vendredi, avril 28 2017

27 avril 2017 - Le temps est une notion relative

Cela fait un moment que je n'ai pas pris le temps d'écrire sur le blog des Ludochons.

C'est pourtant une chance, qu'on me donne. Un espace d'expression où la seule barrière et contrainte est l'exigence de la ligne éditoriale d'Olivier. On pourrait l'imaginer en J. Jonah Jameson, il n'en est rien. Car il n'impose rien de lui-même. C'est sa prose qui en impose et passer après est une barrière et une contrainte en soi.

Barony Barony - pas forcément le temps de voir venir l'adversaire...

Mais si je me pose devant mon clavier ce matin, ce n'est pas pour faire l'apologie de celui qui remplit le blog des Ludochons de jeudi soir en vendredi matin, si je prends du temps sur mon planning du jour c'est pour vous parler du temps.

Non pas celui météorologique, notez que cela aurait été plus facile, amenant la discussion sur un terrain léger et superficiel.
Je voudrais parler ici du temps qui passe, de celui après lequel on court, de celui qui passe trop vite.

Plus on joue vite, plus le temps s'écoule lentement

Je ne vous apprends pas grand-chose, en vous disant nous n'avons plus le temps.
Les agendas sont remplis, les activités se chevauchent, nous produisons, nous optimisons, nous sommes des hommes (et des femmes) pressés (hommage à Noir Désir).

Et pourtant, les Ludochons ont fait le choix, un jeudi soir par semaine, de prendre le temps.
Prendre le temps de jouer ensemble.

Combien de temps ça dure, je voudrais rentrer tôt ?

Dans notre microcosme ludique, le temps de jeu est une valeur importante.

Combien de temps dure le jeu ? Combien des instants que j'ai à vivre, vais-je consacrer pour cette expérience ludique ? Est-ce que vous pouvez me rembourser le temps que j'ai perdu si je n'aime pas ?

Se poser devant une table du dernier 4x sorti sur KS, s'engager sur une campagne, se plonger dans un jeu de civilisation ne va pas demander le même investissement temps qu'un party game.
Notez l'expression " investissement ".

Une des modes actuelles des jeux de sociétés modernes est la réduction du temps de jeu. Pourquoi ? Car nous n'avons plus le temps.
Plus le temps de se poser 4 heures devant un jeu qui n'avance pas, qui ne produit pas assez d'expérience ludique pour notre investissement temps. Nous voulons rentabiliser l'expérience ludique, en avoir pour notre "temps".
Notez l'expression " rentabilité ".

Comme si le temps était une monnaie.
De ces deux notions économiques, je me demande si le temps n'a pas échappé aux normes de productivités et d'exigence que la société (que l'on se) fixe.

Je m'excuse du ton moralisateur donné à ce billet, car mon intention était seulement de vous rappeler, que tous les jeudis, les Ludochons prennent le temps de jouer ensemble.


Grand Austria Hotel Grand Austria Hotel - le temps passé des grands hotels

Je voulais juste prendre le temps, ce matin, sans abuser du votre, de parler avec vous du temps que vous consacrez à jouer. Avec vos enfants avec vos amis ou votre famille ou même seul.
Nous payons du temps qu'il nous reste à vivre, car oui, nous allons mourir. Tous. Un jour.
Et la vraie question sera, qu'ai-je fait du temps qui m'a été accordé ?
Comment ai-je investi les instants qui m'ont été donné de vivre ?
Notez que certains prennent le temps de faire du sport, de la musique, de lire, de regarder la télé ou même de ne rien faire ...
Personnellement, j'aime prendre le temps de jouer
Et comme il est de bon ton, de terminer un écrit devenu trop lourd (vous savez comme cette rédaction de philo, où vous aviez eu 4) par une citation :

Le Temps est un enfant qui joue aux dés..(Héraclite)
Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer. (Friedrich Nietzsche)



Age of empires Age of empires - qu'importe le temps qui passe un des jeux préférés de David

Les jeux

  • Age of Empires III : The Age of Discovery (G. Drover chez Pro Ludo)
  • Barony (Marc André chez Matagot)
  • Clank! (Paul Dennen chez Renegade Game Studios)
  • Colony (Ted Alspach, Toryo Hojo, N2 sur Bézier games)
  • Exceed figthing system (D. Brad Talton Jr chez Level 99 games)
  • Grand Austria Hotel (S. Luciani & Virginio Gigli chez Mayfair Games)
  • Magic Maze (Kasper Lapp chez Sit down !)
  • Not alone (Ghislain Masson chez G.A.G.) x2
  • Scythe (Jamey Stegmaier chez Ghenos games)
  • Splendor (Marc André chez Space cowboys)
  • Terraforming Mars (Jacob Fryxelius chez Fryxgames)

Les joueurs

  • Alain, David et Thomas en bâtisseurs d'empires
  • Bertrand et Yoann (même pas sur des protos !)
  • Aline, Sandra, Zaggus et un invité en barons
  • Lucie-Anne, Magali, Noémie et Suzel en maîtres d'hôtel
  • Bertrand II, Davy, J-B et Stéphane 2 en faucheurs
  • Éric, Michaël et madame en colons
  • Frédéric, Jean-Jacques, Manu, Olivier et Victor sur Mars



Clank! Clank ! - le temps du buzz

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