Lundi, juin 26 2017

22 juin 2017 - Eat ! Heat ! Hit !

Avec des titres pareils, on se demande toujours quel sera le rapport et avec quoi. Tantôt un rapport avec les jeux, tantôt un rapport avec la soirée. Pour le coup c'est des deux dont il s'agit cette fois (ou pas...)

EAT ! (first blood) : On mange des pruneaux dans Pony Express, pas vraiment. Du moins pas au sens propre... Des épices dans Century : la route des épices... ? Bah non !, on en produit et on commerce. Flûte, celui là ne fonctionne pas. Le Ludochon aura donc bien entamé la réserve de bonbons cette soirée là...

HEAT ! : Bien chaud ce soir. Le Ludochon aura du coup sorti sa dernière acquisition toute chaude, Century : la route des épices. Pour d'autres, ce sera Flamme rouge qui les aura tenu en haleine.

HIT ! (finish him) : Cette fois-ci, Pony Express confirme un bonne tranche de rigolade avec un Ludochon peu habitué à être dextère de ces doigts pour la pichnette précise. Une autre table de joueurs aura trouvé dans Scythe une très bonne façon de taper sur ses petits camardes de jeux.

Sur cet air de Mortal Combat ou de Street Fighter, résidu d'une jeunesse animé, je vous salue !

Les jeux

  • Fresco (Wolfgang Panning, Marco Ruskowski, Marcel Süßelbeck chez Queen Games)
  • Codinca (Leonard Boyd, David Brashaw chez BackSpindle)
  • Scythe (Jamey Stegmaier chez Ghenos games)
  • Flamme Rouge (Asger Harding Granerud chez Lautapelit)
  • Century : la route des épices (Emerson Matsuuchi chez Plan B)
  • Pony Express (Antoine Bauza et Bruno Faidutti chez Funforge)
  • Les Châteaux de Bourgogne (S. Feld chez Alea)

Les joueurs

  • Bertrand II, Davy, Fred, Vincent Possom sur Scythe
  • Julien, Nelly, Sandra, Thomas et Zag sur Century : la route des épices
  • Noémie, Raph, Vincent Coyote et Ulysse (invité) sur Les Châteaux de Bourgogne
  • Eric, Magalie, Manu et Suzel sur Fresco

mercredi, mai 17 2017

18 mai 2017- Le "Des dés" revient chez les ludochons

Une soirée à thème consacrée aux dés... Voilà qui pourrait diviser les joueurs ! En effet, certains hardcore gamers ont parfois rejeté ces petits cubes en les vouant aux gémonies ! Pourtant, qu'on le veuille ou non, ces objets sont intimement liés au "ludique" et cela depuis des millénaires !

Si on en revient aux origines, les premiers dés, surement en os (et proches) des osselets, n'étaient pas forcément des jeux... Qu'est ce qui a poussé un homme à les lancer et à s'interroger sur leurs résultats ? Cela restera surement un mystère.
Notre avis (très autorisé) est que, comme chez les ludochons, ils jouaient en fait déjà, et aimaient truffer leurs conversations de citations fleuries "Aux quatre coins de la grotte qu'on va le retrouver, éparpillé par petits bouts, façon Puzzle.", mais qu'ils prenaient les choses de manière beaucoup plus... littérale.
À cet instant d'ailleurs, les dés hésitaient (le propre des dés) entre le ludique et les outils de divination. En effet, là, où le hasard s'aventure et où l'homme ne peut plus prévoir, certains veulent situer un endroit où les Dieux "peuvent agir". Ces premiers dés étaient donc surement aussi proches des pierres runiques, et ouverts à des interprétations plus ou moins oiseuses (comme les stratégies de certains joueurs).


Châteaux de Bourgogne Châteaux de Bourgogne - peu de thème pour le jeu mais respect du thème de la soirée...

Néanmoins assez vite le petit cube s'est imposé comme un outil ludique essentiel. Aujourd'hui, il est associé depuis longtemps au hasard (et même au chaos), et dans certaines expressions, on assimile l'un à l'autre de manière assez réductrice, le fameux "Alea jacta est", se voit traduit suivant les auteurs par "le sort en est jeté", ou "les dés sont jetés".

Pourtant, le moindre mathématicien, vous répondra qu'avec un dé, on entre dans le domaine des probabilités, et que si le résultat de chaque jet de dé est imprévisible, sur la durée on voit réapparaitre les grandes lois de répartition.

Curieusement, c'est chez les amateurs de jeux de simulation, ces fans du réalisme et de la mesure précise, que les dés ont fait leur retour en gloire. En effet, il est apparu assez vite, pour eux, comme le moyen de mesurer l'impondérable, propre par exemple à un champ de bataille (comme cette ornière invisible dans laquelle le châssis du canon se bloque).

C'est d'ailleurs eux qui remettront à l'honneur les "formes" les plus étonnantes pour les dés (D4, D8, D10, D20,...), pour permettre une évaluation la plus "probabilistiquement exacte" de l'impondérable ! Les joueurs de jeux de rôle embrayèrent avec diverses approches certaines ultra-rigoureuses, d'autres permettant à un joueur malheureux de réaliser un "fumble" et de se tailler le dos avec son propre cimeterre dans un mouvement aussi élégant qu'improbable (Ca sent le vécu, hein ? Quoi que pour ce personnage surtout la fin du "vécu").

On a aussi vu à cette occasion se développer des "formes" mais d'attachement cette fois-ci, entre les joueurs et leurs dés, certains cherchant les dés de leurs couleurs fétiches, d'autres n'utilisant que certains dés dans certaines situations, d'autres enfin cherchant la forme ou la matière parfaite pour un dé (cubique à coins non arrondis ou pas)

Yspahan Yspahan - Des dés omniprésents (sauf sur la photo), mais aussi une vraie gestion

Le jeu de société moderne a aussi fait apparaître des usages plus originaux de ceux-ci : le dé peut se transformer en un simple compteur ou à l'opposé en un pion / ouvrier évolué, un sélecteur de ressources, une brique de construction,...
Toutes ces utilisations existent toujours dans le jeu et on peut clairement mesurer la richesse des usages ludiques du dé si on compare un Strike avec un Marco Polo, un Perudo avec un Châteaux de Bourgogne, un Blueprints avec L'âge de Pierre, un Las Vegas avec Rolling freight...
Bref, ce petit objet qui a traversé le temps trouve encore le moyen de nous surprendre.

Nations Nations - des dés à tout faire

Les jeux

  • Andor (Michael Menzel chez Iello)
  • Les châteaux de Bourgogne (S. Feld chez Alea)
  • Colony (Ted Alspach, Toryo Hojo, N2 sur Bézier games)
  • Nations The Dice Game (Rustan Håkansson chez lautapelit.fi)
  • Outlive - Édition Collector - (Grégory Oliver chez La boite de Jeu)
  • Yspahan (S. Pauchon chez Ystari)

Les joueurs

  • Éric, Matthieu, Manu et Vincent (Bibou) sur Colony
  • Magali, Olivier, Stéphane 2, et Suzel Sur Château de Bourgogne
  • Davide, Frédéric, et Noémie sur Yspahan
  • Bertrand I & II, Raphaël et Vincent (Possom) sur Outlive
  • David, Lucie-Anne, J-B, John, Nelly et Vincent (Tcho) sur Andor


Outlive Outlive - tout le monde n'a pas joué le jeu (avec les dés)

mercredi, décembre 14 2016

15 décembre 2016 - Normand kick(start)é...

Il n'y a pas que le jeu dans la vie... Certes, mais en tant que joueurs réguliers, nous sommes souvent, qu'on le veuille ou non, un peu des ambassadeurs itinérants de notre loisir, auprès des non-joueurs.

Récemment, je tentais d'ailleurs de tenir ce rôle périlleux, loin de nos terres berjalliennes, auprès d'honnêtes compatriotes normands de ma connaissance.
Ces normands sont les descendants des maquignons, qui ont fait la "réputation" des paysans normands dans le domaine de la roublardise parfois cruelle et de l'"habileté" commerciale (Relisez Maupassant, par exemple, le petit fût)... Bref, des hommes pragmatiques au regard exercé, qui jugent le bonhomme (ou le bétail) d'un coup d'oeil avant même de l'approcher.
Pour être, malheureusement, honnête, je ne suis pas sûr d'être bien haut dans leur échelle des valeurs, me situant surement dans le créneau "sans danger" qui me permet de les trouver d'un commerce agréable tant que, justement, je ne parle pas de commerce avec eux.

Star wars - Assaut sur l'Empire. Star wars - Assaut sur l'Empire - accueillant comme le bocage normand en 1944...

Je dois dire aussi qu'avec ces amateurs de concret, j'ai eu assez peu de succès en évoquant le jeu de société; les loisirs se résumant, pour eux, à la chasse ou à des lectures savantes mais discrètes (une fois le courrier de l'Eure ou le courrier cauchois reposés); lectures qui surprendraient ceux qui ne se fieraient, pour les juger, qu'à leurs (affectées) démarches pataudes.

Cependant, un sujet les a intéressé : le crowd funding ! Là, je me suis presque vu en défenseur de la modernité amenant, à des foules perdues dans l'obscurité, la lumière ! Oui, faire financer son produit par ses acheteurs tout en en gardant le bénéfice, voilà qui plaisait à ces artistes de la négociation... Bien sûr, ces prudents marchands en vinrent vite à me demander si on était sûr que les offres étaient sérieuses... parce qu'à un moment ou à un autre il faut bien regarder les dents (ou les meeples) de l'animal!

Scythe Scythe - le crowd funding réussi.

Après l'évocation de beaux échecs et de vrais succès, j'ai du admettre qu'aujourd'hui les bons "kick starters" s'appuyaient souvent sur des structures fiables ou reconnus (société, éditeurs ou auteurs), qui finançaient par ce biais des projets ambitieux... Une révolution dans la distribution ! Des possibilités infinies !! Du neuf !!! Du jamais vu !!!! J'avoue m'être un peu enflammé!
Le plus taiseux de ces taiseux, après un moment, finit alors par lâcher :
"- Mais ton machin, s'rait-y point 'ne bêt' souscription ?
- ..."
La modernité, c'est surfait, et je passais le reste de la soirée à siroter mon calvados en méditant cela...

Las Vegas Las Vegas - des requins aussi... mais plus clinquants que les normands...

Heureusement, il y a les soirées des ludochons qui peuvent vous mettre du baume au coeur. En ce moment, qui plus est, les nouveaux joueurs se multiplient, et quand nous parlons de nouveaux joueurs nous parlons de ceux qui viennent de pousser leur premier cri (à défaut de leur premier cube en bois)... Après Héloïse, Zacharie (qui a acquis, hier, brillamment et avec calme le titre de plus jeune joueur chez les ludochons), on nous annonce Thomas.
Pour tout dire, ce choix de prénom, nous a un peu surpris; chez nous, nous avions plutôt misé connaissant le papa pour Uwe (à 3 contre 1), Vladimír (à 4 contre 1), ou Rüdiger (à 6 contre 1)... Mais Thomas, il faut être honnête, voilà qui nous surprend.
Cependant si on se rappelle que Saint Thomas d'Aquin a été le promoteur de notions comme "la connaissance intellectuelle" et des "degrés d'abstraction", ceux qui se sont fait écraser ont joué avec son père comprennent un peu mieux... Et puis Thomas, c'est un joli prénom !

Eternity Eternity - Magali, force de vente pour ce jeu !

Les jeux

  • 1944 : Race to the Rhine (Jaro Andruszkiewicz & Waldek Gumienny chez Asyncron games
  • Broom Service: The Card Game (Andreas Pelikan, Alexander Pfister chez Alea) x2
  • Eternity ( Cyril Blondel, Jim Dratwa chez Blackrock Games)
  • Las Vegas: The Card Game (Rüdiger Dorn chez Alea)
  • Les Châteaux de Bourgogne - le jeu de carte (S. Feld chez Alea)
  • Scythe (Jamey Stegmaier chez Ghenos games)
  • Star Wars : Assaut sur l’Empire (J. Kemppainen , C. Konieczka & J. Ying chez Edge)
  • Prototype

Les joueurs

  • Bertrand I & II, Manu et Suzel sur Scythe
  • Alain, Jean-Philippe, Magali et Vincent (Tcho) sur Eternity
  • Christophe, David, et Jean-Michel à l'assaut de l'Empire
  • Frédéric, Olivier, et Vincent (Possom) sur Race to the Rhine
  • Davide, Noémie, Stéphane (l'aff), et Vincent (Bibou le coyoyte) à Las Vegas


Race to the Rhine Race to the Rhine - parfois on ne joue pas à Quartermaster !

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