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vendredi, septembre 22 2017

21 septembre 2017 - Jouer en silence !

Votre serviteur se plaint souvent (oui) du manque d'originalité des thèmes de jeu (entre autres)... Si vous êtes suffisamment patient, ou sérieusement désoeuvré, vous devriez même pouvoir trouver plusieurs billets sur le sujet...
On ne compte plus les jeux sur le Japon médiéval, la construction d'un château fort ou d'une église, etc... Même les jeux avec des thèmes fantastiques paraissent souvent bien sages (Tiens, on va encore tuer un dragon...).

Pourtant il existe de nombreux sujets touchant à notre quotidien et qui ne sont que rarement évoqués / utilisés. La vie littéraire, par exemple a rarement servi de thème pour les jeux alors que la vie d'une maison d'édition, ou celle d'une académie doit pouvoir se substituer assez bien, à celle d'une industrie ou d'une cour... On pourrait signaler Shakespeare, mais celui-ci apparait bien seul dans sa catégorie.... Pour les plus attentifs, j'ai bien parlé de vie littéraire et pas de littérature sinon on me citera toutes les adaptations de contes (et si dans notre club je ne cite pas la cigale et la fourmi Yoann va me taper !).

Age of empires - À jouer en écoutant la BO de Mission?

Un autre sujet parait souvent étrangement absent de notre univers ludique c'est la vie musicale... Là encore si on parle de musique on citera surement (et à juste titre) Shabadabada, mais avez vous le souvenir de beaucoup de jeu sur la vie d'un opéra ? (oui il y a Opéra ). La constitution d'un orchestre symphonique ? Les tournées d'un groupe ? La compétition entre groupes / compositeur ? La vie d'un éditeur de musique ? La lutte pour les cachets ? etc...

Curieusement, une grande majorité de personnes va déclarer un intérêt pour la musique, mais ce thème ne semble pas prendre alors que sur les exemples fournis, on voit que ceux ci pourraient s'adapter aussi bien à des jeux de pick and delivery (pour le tournées), de négociation (pour les académies de musique ou les orchestres), de gestion pour les maisons d'édition, etc...

Je me demande parfois si cette curieuse absence n'est pas liée, en fait à deux problèmes : l'illustration et le choix trop "segmentant" du thème... Choisir l'opéra n'est ce pas exclure les joueurs réfractaires à la musique classique ? Gérer une tournée de rock n'est peut-être pas la tasse de thé de tout le monde ? Et pour les illustrations, les gothiques plairont -ils aux ex fans de grundge ? Le groupe ressemblerait-il trop aux Beatles et pas assez aux Rolling stones ? ... Mais ces raisons sont-elles si pertinentes que cela ? Songez au nombre de joueurs agnostiques qui ont construit des cathédrales pendant leurs parties...
Bref, on a de la musique chez soi, dans sa voiture, dans les transports, dans son téléphone, sur son PC, dans ses magasins, dans l'ascenseur, mais pas dans ses jeux...

D'ailleurs dans un autre sujet proche, le cinéma, on s'aperçoit qu'à part le très bon Fabrik der Träume (faut qu'on le ressorte celui-là), le sujet reste lui aussi largement inexploité...
Voilà donc un petit billet à destination de notre éditeur (Bertrand) et de nos auteurs favoris (Bertrand et Yoann), pour leur montrer qu'il y a encore plein de champs à explorer!

Tash-Kalar Tash-Kalar - entre deux claquements d'épées, la BO de Gladiateur ?

Sinon, hier encore une grande affluence chez les ludochons avec pas mal de nouveaux et pas mal de nouveautés, à jouer en rythme mais sans musique !

Les jeux

  • Age of Empires III : The Age of Discovery (G. Drover chez Pro Ludo)
  • Blood Rage (Eric Lang chez Edge)
  • Dice Forge ( Régis Bonnessée chez Libellud)
  • Edgar & Lucien (T. Camus, S. Gantiez, B. Mayeur chez Guru fabric)
  • The Game: Are you ready to play The Game? (Steffen Benndorf chez Oya)
  • Hansa Teutonica (A. Steding chez Argentum Verlag)
  • Tash-Kalar: Arena of Legends ( Vlaada Chvátil chez CGE)
  • Valeria: Card Kingdoms (Isaias Vallejo chez Daily Magic Productions.)
  • Whistle stop ( Scott Caputo chez Bézier games )

Les joueurs

  • Jean-Jacques, Nelly, Nicolas et deux nouvelles
  • Bertrand II, Franck et deux nouveaux
  • Magali, Olivier, Stéphane (L'aff) et Yannick
  • David, Jori, Manu, Rémi et Vincent (Possom)
  • Bertrand, Jean-Michel, Stéphane (3) et Laurent
  • Davy, Raphaël, et Vincent (Bibou le coyote) et Yoann
  • John, Noémie, Zaggus et une invitée


Whistle stop Whistle stop - Le sifflet du train tient-il de la musique ?

mercredi, décembre 7 2016

8 décembre 2016 - Le jeu du vendredi matin

Nouveau petit test d’écriture, dans un style radicalement différent de celui habituel , un peu comme celui de l’élève indiscipliné qui essaie d’attirer l’attention en écrivant sur sa table du collège des poèmes qui n’en ont que le nom …

Je vais essayer de reproduire sous forme ludique, de bonus / malus, l’écriture d’un texte du vendredi matin !
Pour commencer, il faut respecter les règles des comptes-rendus :

  • Caler des citations d’auteurs inconnus
  • Placer des notes d’humour
  • Amener une réflexion chez le lecteur mais pas trop non plus
  • Faire en sorte qu’il ne parte pas tout de suite
  • Faire en sorte de parler un peu de jeu
  • Pleins d’autres subtilités d’écriture et de narration qui m’échappent complètement.


C'est parti !

Scythe Scythe - offre et la demande version kick-starter réussi

Ce matin, je vous invite (+ 5 implication direct du lecteur pour le garder éveillé) à réfléchir rapidement et superficiellement sur l’offre et la demande du marché ludique actuel (+15 sortir une phrase digne d’un énoncé de partiel 3° cycle +5 avec "amener une réflexion chez le lecteur" +5 de bonus "culture & économie" + 10 pour le bonus "lien wikipédia").
À une exception près cependant, ici le prix sera remplacé par le nombre de sortie de jeux de société sur une année commerciale.
Chez les Ludochons, plusieurs membres fondateurs, nous parle parfois d’un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître (- 10 de crédibilité, +10 chez les vieux), ce temps où Caylus et Saint Petersbourg (2004) (+10 avoir fait une recherche bgg) étaient LES jeux et où les comptes rendus du vendredi matin se résumaient à 1 ou 2 jeux.
C’était le temps ou l’offre et la demande étaient faibles. (+10 en économie niveau collège)

L’offre

Du coup, à l'époque, difficile de faire le difficile (+10 de mouvements, retour à la citation d’introduction), on prend ce que l’on nous donne, on découvre, on s’émerveille de la profondeur et on replonge pour une énième partie.
Est-ce positif ou négatif (+10 en politique) ? D’un côté, on se donne le temps d’approfondir les mécaniques, mais si on n’aime pas, et bien, on souffre.
Et puis, comme de la question de l’œuf ou la poule, laquelle a commencé à augmenter, l’offre ou la demande ? (+10 en philosophie)
Dans cette niche (notre Hobby, pas le Dooble) qui n’en est plus une, à quel moment les comptes rendus de séances ont commencé à recenser 6, 10 jeux différents joués ? Donnée à mettre en relation avec le nombre de participants aux sessions bien évidemment, (+10 en maths) mais de mon ressenti, je dirais 3 – 7 ans (+10 en politique, je me mouille pas).
A l’heure où j’écris ces quelques lignes maladroites (+5 en auto flagellation), les jeux s’entassent, les rayons débordent telles les dindes farcies que nous nous apprêtons à manger.
De la multiplication de l’offre, moi en tant que consommateur, je me sens plus fort, plus critique, j’ai le choix, trop de choix ?
Du coup, je peux faire mon difficile, je peux croiser les informations, regrouper les avis et me poser en critique du haut de ma toute puissante position de consommateur courtisé.
Car oui, je suis courtisé, marketté, buzzé, moubourré et ksstarté (- 20 crédibilité à force de bouffer à tous les râteliers)
Je me pose donc en critique, car oui Madame, ce jeu est une merde et je vous pisse à la raie (+ 25 cinéphile et humour de mi-vieux -5 "tout public").

Mais est ce que ce n’est déjà pas le cas pour les autres produits culturels ? Les livres, les films, les jeux vidéos ?
- Ne regarde pas ce film, c’est nul !
- Ne lis pas ça ça n’apporte rien de nouveau !
- Encore une BD sur les zombies y en a marre !
- Je viens de créer un blog sur les mangas et je critique le dernier tome de Naruto !
(-15 Faire des gros gros raccourcis)
Relic Relic - Offre version licence déclinée

La demande

Le secteur est en croissance, on peut donc penser que la demande suit, ça vend, ça achète, tout va bien Madame la Marquise (+10 chez les vrais vieux, - 10 crédibilité, -25 chez les jeunes).
Mais sommes nous plus heureux ? (+10 en psychanalyse de comptoir)
En tant que joueur, du point de vue de votre Hobby ? (+ 5 implication direct du lecteur pour le maintenir toujours éveillé)
Ne sentez vous pas montez la nausée, le trop plein du repas de noël ou au 13° dessert, où vous vous demandez pourquoi il y a la faim dans le monde ?
Ou êtes vous un Gargantua (+5 en littérature) du monde ludique et c’est déjà pareil dans les autres domaines, plus j’en ai mieux je me porte !
Difficile de donner son temps, sa chance à un jeu tant les tentations sont nombreuses.
Une partie rapide et hop, mon avis est forgé, ma critique est faite et son sort décidé.
Direction poubelle et oubliette ou place sur l’étagère et panthéon ludique.
On a tendance a allé au plus important, on scrute le top 50 des ventes de Philibert, on demande conseil à son crémier, on devient difficile. (-50 placement de produit)
Du coup baisse de la demande ?
Non, au contraire augmentation de la demande pour les gros, pour les hits, les gros deviennent plus gros les petits plus petits et difficile de renverser la tendance.

Horreur à Arkham Horreur à Arkham - offre version classique revisité

Conclusion

(-50 parce qu’on a déjà perdu 70% des lecteurs)
L’offre perd elle en qualité ?
On pourrait se poser la question au vu de certaines sorties, dont le monde ludique aurait bien pu se passer.
Mais ce n’est pas moi en tant qu’acheteur qui suit responsable, ce sont les vendeurs qui n’ont pas à mettre en vente une bouse pareille et recentrer l’offre sur des produits de qualités, plutôt qu’une profusion d’offres !
Mais si ça sort, c’est que des gens achètent ? (vraiment ?)
Et si toutes les offres sont de qualités !?

Et bien si toutes les offres sont de qualités, mais qu’elles ne se vendent plus, c’est que l’offre dépasse la demande.
Mais si demain, nous décidions d’un élan collégial, de tous arrêter d’acheter des jeux et bien l’offre s’effondrerait. Tout est une relation de cause à effet, tel un ying yang de l’économie.(+10 en kungfu).
Mais notre Hobby est devenu un marché en croissance à deux chiffres depuis plusieurs années, cela n'est pas prêt d'arriver. Réjouissons nous !
Ou pas.
Ceci était un message à caractère informatif. (-20 référence foireuse)

Score total : 0 point.

Quartermaster Quartermaster - offre version originale et jeu amorti

Les jeux

  • Amerigo (S. Feld chez Queen Games)
  • Horreur à Arkham - le jeu de cartes ( Nate French, Matthew Newman chez FFG)
  • Codenames ( Vlaada Chvátil chez CGE)
  • Quartermaster (Ian Brody chez Asyncron)
  • (W40 000) Relic (John Goodenough chez FFG)
  • Scythe (Jamey Stegmaier chez Ghenos games)

Les joueurs

  • Nelly, Suzel et Vincent (Bibou) en mer
  • Bertrand, Manu et Zaggus dans leurs exosquelettes
  • Davy, Jean-Philippe, Olivier, Stéphane (l'aff) et Vincent (Possom) en campagne
  • Bertrand II, David, Éric et Frédéric en dystopie

jeudi, novembre 10 2016

10 novembre 2016 - De la spirale ludochonesque

J’aime commencer les phrases par « de la » ou « de le ». Ce n’est pas français (*), mais les joueurs et internautes reconnaissent tout de suite la structure grammaticale d’un site au logo violet qui fait pouic. Du coup, hop, on accorde du crédit à la lecture, on se sent comme à la maison, bref encore un truc pour vous attirer dans mes sombres filets.
Posons tout d’abord, les bases de notre hypothèse. J’aime bien les hypothèses. Avec elles, on peut dire tout et son contraire (réf. France Info, Philippe Vandel) , le tout en passant pour quelqu’un d’intelligent.

Bon revenons aux bases.
Pour les plus littéraires, la base de notre hypothèse reposera sur les travaux de Bourdieu, les seuls que je trouvais intéressants en fac de sport. Certains lecteurs perspicaces, pourraient se demander si faire une fac de sport quand on apprécie la sociologie et la psychologie ne révèle pas de la bêtise ou du masochisme, mais passons... La base de notre hypothèse, même si elle tarde à venir, n’est pas ici.

Fortunes de mer Fortunes de mer - les pirates sont parfois en retard d'une semaine...

Pour les moins littéraires, je vous renvoie sur Facebook, et que ceux qui voient une corrélation entre le temps passé sur cette plate-forme et l’éloignement de la compétence « littéraire » se taisent, sinon je ne vais jamais m’en sortir avec cette hypothèse.
Pour faire, court, car vous semblez être particulièrement agaçants ce matin, pour les intellos, c’est , pour les autres c’est ...

Voilà donc les bases de notre hypothèse posée : "Nous avons naturellement tendance à reproduire les schémas existants."
Pour tester notre hypothèse, nous allons la soumettre au spectre ludochonesque.
Prenons un jeudi soir, classique, une table test 4 joueurs, tout aussi classique, impatients de jouer à un titre (que nous nommerons X pour faire encore plus scientifique) dont ils ne connaissent rien, si ce n’est l’illustration de couverture.
Passe alors près de la table un ludochon, s’exclamant, « Oh, vous allez jouer à X, vous allez voir c’est génial ! »

Personnellement, j’hésiterais à répondre un « occupe toi de tes fesses » qui ne serait vraiment pas dans l’esprit des jeudis soirs (les vulgarités ludochonesques sont une marque déposée par Suzel™), ou encore « et Spoiler Alert ! » (réf. The Big Bang Theory).
La réponse la plus fréquente est pourtant un petit hochement de tête avec un sourire forcé, le même qu’aux fins de repas, quand le tonton René débite ses vérités et qu’il vous prend pour témoin …
Vous l’aurez compris, le fait qu’un autre joueur, se positionne comme garant de la qualité du jeu X va influencer l’expérience de jeu de notre table test.

Diamants Diamant - ré-édition de ce classique - ne pas jouer avec un pickpocket...

Nous appellerons cette influence, la spirale ludochonesque.
Pourquoi spirale, car elle représente la montée infernale et sans retour d’un jeu dans les extrêmes.

Soit le jeu est porté, tel une idole de bras en bras, proposé presque tous les jeudis, même de manière inconsciente voir subconsciente, soit le jeu est dénigré, piétiné …
Car tout n’est pas simple, les jeudis soirs à Bourgoin Jallieu.
En effet bon nombre de hit, voir de Spiel, sont désavoués des tables de jeu. Plusieurs ludochons, crachent par terre dans un rictus de mépris à l’énonciation de certains jeux qui se sont pourtant vendus à des centaines de milliers d’exemplaires.

Une fois, un jeu mis sur la liste des garnements (ref Dora, le Noël de Dora), il deviendra alors difficile pour le propriétaire de ramener son jeu, voir impossible.
Et pourtant, certains ludochons, en plus d’être joueurs, ou car ils sont joueurs ont su garder leurs esprits critiques.
Ils ne se laisseront donc pas influencer, ni par leurs pairs, ni par les masses, il vont réfuter leurs statuts sociaux et se lever poing en l’air revendiquant leurs droit d’aimer « Risk » « Le Monopoly » ou même « La bonne paye»…
… Les derniers qui ont essayé ont été brulé vif, sur le parking, un jeudi soir. Leurs cendres ont été compacté pour un faire des cubes ressources dans Myrmes et leurs dents servent de meeples pour Keyflower …

Les jeux

  • L'âge de pierre ( Bernd Brunnhofer et Michael Tummelhofer chez Filosofia)
  • Codenames pictures ( Vlaada Chvátil chez CGE)
  • Colony (Ted Alspach, Toryo Hojo, N2 sur Bézier games)
  • Diamant (Bruno Faidutti et Alan R. Moon chez Iello)
  • Fortunes de mer ( Kasper Aagaar et Christian Marcussen chez Filosofia)
  • Imagine (Hiromi Oikawa chez Moonster Games et Cocktail Games)
  • Kingdomino (Bruno Cathala chez Blue Orange)
  • New York 1901 (Chenier La Salle chez Blue orange)
  • Not alone (Ghislain Masson chez G.A.G.)
  • Star Wars : Assaut sur l’Empire (J. Kemppainen , C. Konieczka & J. Ying chez Edge)

Les joueurs

  • Guillaume, Maude, Raphaël et Vincent (Possom) en colons
  • Bertrand II, Davy, Manu et Victor en mer
  • Éric, Jean-Philippe, Noémie et Suzel à la préhistoire
  • Bertrand, Frédéric, Magali, Olivier, Quentin, Sandra et Zaggus pas seuls
  • Christophe,David, Jean-Michel, Thomas dans une galaxie...
  • Alain, Michaël et Maëlys à New-York
  • Divers enfants


Bourdieu sur la banquise...
(*) Note du collectionneur de dents, (qui squatte la chronique de Bertrand). En fait, cela se discute c'est un héritage du latin, et de la préposition "De" qu'on prononcera "Dé" (et pas uniquement pour faire plus joueur) et qui signifie "à propos" et qui servait à introduire de nombreux essais dont le célèbre "De rerum natura" (sur ce livre allez lire Quattrocento de Greenblatt). Donc c'est du latin injecté en français, notamment dans la période classique.

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