Mot-clé - Castles of mad king Ludwig

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vendredi, avril 26 2019

25 avril 2019 - Nous ne jouerons plus... ensemble...

Hier soir, soirée assez classique chez les ludochons, où nous avons vu refleurir sur nos tables quelques vieilles boites dans lesquelles on fait encore de belles confitures et des jeux somme toute assez classiques....
Néanmoins dans les discussions et en observant les divers blogs ludiques il faut bien constater l'apogée du kick starter dans notre univers. Par certains cotés et c'est ce qu'on nous avait vanté, le financement participatif a permis l'édition de jeux un peu rares et ne soyons pas complètement innocents à certains éditeurs de se financer et de financer leurs jeux à peu de frais.

Imperial Imperial - le JdS c'est un loisir qui se joue à plusieurs et à la fin c'est Raphaël qui gagne.

Un monde parfait ? À voir. Le défaut est que finalement, aujourd'hui vous pouvez croiser deux groupes de joueurs et si vous leur demandez de raconter leurs années ludiques, vous découvrirez parfois qu'elles ne se ressemblent en rien... Il fut un temps où le nombre de jeux et de joueurs vous obligeaient à essayer diverses sortes de jeux et à vous confronter à différents types de joueurs dans l'année, aujourd'hui vous pouvez ne jouer qu'à des jeux confidentiels et avec des groupes immuables... On en arrive presque à avoir des chapelles, qui peuvent comme de bons religieux intégristes affirmer haut et fort leur pureté et se rendre sourds à tout type de jeu ou d'argument contradictoire.
Bref, il devient aujourd'hui compliqué d'avoir une vue générale du jeu, et de prendre du recul, sauf à consommer à outrance ce qui est finalement peut-être aussi critiquable.

Le modèle a montré cependant son efficacité financière, mais aussi artistique, dans le domaine de la création "télévisuelle", on a maintenant des systèmes vous permettant d'accéder à des catalogues énormes et à des contenus exclusifs (et de qualité). Formidable? Certes, si ce n'est que les catalogues ne sont jamais complets et qu'il faut alors soit jongler avec les abonnements (agilité illusoire), soit dépenser des sommes faramineuses pour n'utiliser qu'une partie du contenu. Si vous refusez de vous plier à ce système, certains des contenus sont définitivement inaccessibles. Si vous avez grandi à l'ombre des bibliothèques municipales (l'ancien nom des médiathèques avant que la peur des livres ne nous saisisse) ou de l'association "Culture et Bibliothèque pour Tous" (qu'ils soient remerciés ici), le concept vous parait finalement assez dérangeant. Comme si vous deviez vous intéresser au cinéma allemand en ne voyant que Murnau ou Fritz Lang parce qu'ils sont dans des "catalogues" différents... Et si on revient au monde du jeu, faudra-t-il un jour choisir entre Feld ou Knizia?

Argent Argent - on en a effectivement pour son argent en terme d'espace occupé !

Par ailleurs, le financement participatif, on l'a dit, a permis d'éditer des jeux (et des films) qui par ailleurs n'auraient peut-être pas eu leurs chances, parfois parce qu'ils en se conforment pas au consensus, ou nous heurtent un peu dans nos convictions. Mais est-ce que finalement, nous n'allons pas restreindre les bons jeux ou les plus corrosifs à un public exclusif en privant tous les autres de ceux-ci? Et pire pour certains, est ce que finalement, plutôt que des bons jeux nous n'aurons plus accès qu'aux jeux qui nous ressemblent...
Le jeu de société se pratique-t-il encore en société s'il est joué dans une tour d'ivoire par un cercle d'élus évitant tout hérésie. Jouerons-nous encore ensemble ? CQFD

Bon à ce stade, vous devez commencer à vous dire : il est verbeux et chiant le rédacteur ce matin! Et vous aurez raison. C'est pour cela que nous vous proposons :

  • Pour un 50 centimes, la "vraie" chronique du jour incluant un hommage à Dick Rivers de la naissance de son pseudo pas très heureux (lui même en convenait), à un évocation plus sensible rappelant ses nombreuses collaborations de qualité et surtout chose rare une autodérision qui n'excluait pas ses convictions (attention, un langage cru peut heurter certains lecteurs).
  • Pour 1 € la chronique du jour mais cette fois avec un hommage ému à Jean-Pierre Marielle, avec une grande partie sur le culte "Les grands ducs", une évocation de tous les grands disparus (Rochefort, Kremer, Girardot, Noiret...) et des mentions de "Tous les matins du monde" et de l'admirable "La Controverse de Valladolid"... (attention, un langage direct pourra heurter les lecteurs des cahiers du cinéma et les fans de Vin Diesel)
  • Pour 2 € le super-bundle avec les deux chroniques précédentes, ré-écritent en incluant des citations présidentielles sur l'art d'être joueur... (attention, un langage cynique pourrait heurter les gilets jaunes, les marcheurs, les insoumis, les républicains, les verts, etc...).

Ouaip c'est moche, mais, au final, ça coûte cher, les tours d'ivoire...

Gingerbread house Gingerbread house - Pas d'ivoire ? Passons au pain d'épices ! C'est plus convivial !

Les jeux

  • 51st State (Ignacy Trzewiczek chez Portla publishing)
  • Argent The consortium (Trey Chambers chez Level 99 Games)
  • Colony (Ted Alspach, Toryo Hojo, N2 sur Bézier games) x2
  • Gingerbread house (Phil Walker-Harding chez Funforge )
  • Imperial (Walther Mac Gerdts chez Eggertspiele)
  • London (Martin Wallace chez Tree frog)
  • The Palace of Mad King Ludwig (Ted Alspach chez Bezier Games)

Les joueurs

  • Bertrand, Cyril (Atom), Joëlle, et John
  • Bertrand II, Frédéric, Guillaume, et Raphaël
  • Lisa, Magali, Noémie et Philippe
  • Antonio, Cyril, David, et Renars
  • Éric, Jean-Jacques, Michaël, Romain et une visiteuse
  • AlainCM, Davy, Olivier et Suzel


51st state 51st state - Note à Fox News.... C'est un jeu!

vendredi, mars 15 2019

14 mars 2019 - Down under....

Le terroriste semble aimer le jeudi soir.... Curieusement, comme le ludochon finalement, mais pour des raisons qui lui sont diamétralement opposées. Bien sûr, nous avions dit que nous n'en parlerions plus, mais il reste difficile de parler de boites colorées, de sourires, de parties endiablées quand ailleurs les balles volent.
Certes, les balles volent tous les jours, quelque part dans le monde, mais il y a dans la Terreur quelque chose d'irréductible. Rien de plus surréaliste que de se réveiller encore dans des brumes ludiques, légères et joyeuses, pour se retrouver replongé dans le sordide des crépitements de la mitraille, faut-il oublier l'innocence de votre bol de lait un brin trop candide, pour passer au plus noir des breuvages ?

Pourtant, médiatiquement parlant, dans le cas présent, le célèbre ratio morts / distance est "favorable", on est aux antipodes, autant dire dans une situation "optimale", oui mais il y a, a contrario, finalement aussi quelque chose d'absolument désespérant lorsqu'on s'aperçoit que d'ici à l'autre bout du monde, on trouve partout la violence, et des imbéciles qui préfèrent faire passer leurs idées par la brutalité des armes plutôt que par des remarques pertinentes lors de discussions paisibles.
Qui plus est, certains à l'horreur, voudront ajouter l'oubli, puisque l'événement ne correspond pas à leur convictions, celles où le terrorisme n'a qu'une seule religion. Une amnésie pour ceux qui, dans leurs miroirs, oublient toujours, dans leurs litanies, Anders Breivik, et qui ne semblent pas saisir qu'en terme de religion, c'est plutôt celle de la violence qui se manifeste ainsi qu'une dévotion certaine aux idées simples.

Clash of rage Clash of rage - L'affrontement mais façon guerres des pantone...

Il y a quelque chose qui nous dépasse, nous joueurs, dans cette violence quand on s'aperçoit que chez nous, on peut venir en couple, jouer à Blood Rage (un jeu où on ne fait pas que couper des coquelicots dans les champs) et... repartir en couple. Noter qu'on peut passer un moment sur Clash of Rage, puis ranger en plaisantant les figurines "pimpantes" et se lancer par la suite dans une partie de Chakra ! On peut aussi, une fois de plus, tenter de construire un château tarabiscoté pour Louis II de Bavière et de finir en s'amusant à regarder le baroque du résultat...
Si cela ne suffit pas, on peut se lancer dans de périlleux voyages vers l'orient et ses beautés avec Marco Polo...
On peut même, pour finir, s'émerveiller en ouvrant la boite de Wingspan, que nous essayerons bientôt, et se demander où a bien pu passer la colombe...

Palace of mad king Ludwig Palace of mad king Ludwig - Et l'eau monte inexorablement.... Citation musicale inattendue ! Une belle série ludique au demeurant...

En fait face à la pesanteur on peut opposer la culture, l'histoire mais aussi la légèreté et la joie... Pour ce qui est de la joie, cette chronique aurait du l'être puisque nous aurions du nous contenter de féliciter David, de remercier Guillaume qui a bien voulu nous faire plaisir en jouant à un jeu qui n'est pas son type (la prochaine fois proposez lui un truc qui ressemble à un terraforming mars pour experts!), de disserter sur la difficulté qu'il peut y avoir à déboucher ses chakras (avec l'envie de chanter un truc façon Steve Waring, "Le ludochon cherche un peu d'eau pour déboucher tous ses tuyaux"), se poser une question de fond sur les couleurs improbables de Clash of Rage. Se demander si le Portugal n'est pas le nouvel El Dorado ludique, sachant que depuis Vinhos, avec le récent Coimbra, et en passant par Azul, on voit de plus en plus de jeux se consacrer à ce pays...

Res Arcana Res Arcana - Lehmann a ses fans chez nous (à juste titre).

Les jeux

  • Chakra (chez BLAM !)
  • Blood Rage (Eric Lang chez Edge)
  • Clash of Rage (Frédéric Guérard chez La Boite de Jeu)
  • Coimbra (Flaminia Brasini et Virginio Gigli chez Eggertspiele)
  • Cosmic factory (kane klenko chez Gigamic)
  • Gravity Superstar (Julian Allain chez Sit down !) x2
  • The Palace of Mad King Ludwig (Ted Alspach chez Bezier Games)
  • Res Arcana (Thomas Lehmann chez Sand Castle Games)
  • Twin it (R. & N. Saunier, T. Vuarchex chez Cocktail Games)
  • Les Voyages de Marco Polo (Simone Luciani et Daniele Tascini chez Filosofia)

Les joueurs

  • Bertrand, John, Suzel et Vincent IV
  • Elsa, Nelly, Noémie et Stéphane (L'aff)
  • Antonio, Cyril (Atom), et Stéphane 3
  • Alexis, Carole, Manu et Philippe
  • Alain, David, et Davy
  • AlainCM, Guillaume, Magali et Olivier
  • Bertrand II, Jean-Jacques, Vincent (Possom) et Zaggus
  • Yoann de passage.


Chakra Chakra - on sait enfin pourquoi vous avez mal au dos! Foutue énergie jaune !

vendredi, mars 8 2019

7 mars 2019 - Une chronique au poil...

Parfois de bon matin, il peut arriver que votre rédacteur se reproche de ne pas faire un compte-rendu exact des séances et qu'il se décide à faire, la prochaine fois , plus attention à toutes les discussions pour pouvoir les restituer avec la fidélité d'un verbatim.... Soyez donc heureux d'apprendre, qu'hier, nous avons parlé de pingouins, de stéréoscopie, de Moiré, de crocodiles pédophiles, de chakra, et je ne vous parle même pas des "braies perlées"...

Bref,....Euh... Nous allons vous parler d'autre chose : des ludochons, qui sont des gens au poil!
En effet, ce qui frappe quand on arrive chez les ludochons, (une fois passé le choc des "futes" à paillettes), outre le grand nombre de sourire c'est la grande variété "pileuse" et il était temps que nous nous intéressions à cela...

Franchise Franchise - Franchise ? D'ordinaire nous aimons plus la fourberie dans les jeux, mais si le jeu est bon!

Bien sûr j'entends déjà les porteurs de pantalons créatifs, nous asséner un vengeur :
"- Euh tu crois que tu es le mieux équipé pour te lancer sur le sujet? Car pour ce qui est du cheveu sur le caillou, c'est plutôt la montagne pelée."
Passons sur cette remarque fielleuse, visant à prendre votre rédacteur à rebrousse-poil, et constatons que chez les ludochons, il n'y a pas trois pelés et un tondu, non, il y a du monde, et que dans cette foule, on peut discerner une belle quantité de barbes, poils et autres cheveux.... Notons aussi qu'on les a rarement vu de mauvais poil, et qu'ils n'ont pas de poil dans la main, puisqu'ils prêtent d'ordinaire leur concours pour mettre en place les tables.

Chez les hommes, pour faire bonne figure, on a une gamme large allant du glabre à la barbe fleurie, mais notons qu'ils sont nombreux à adopter le poil follet (il faut dire que tout le monde ne peut pas porter la barbichette avec élégance!), chez les dames, on a le droit à toute une gamme de coiffure, plus ou moins structurée, du meilleur effet!

Le ludochon, poilu donc, est joyeux et n'aime guère s'arracher les cheveux, enfin, ça c'est avant de s'asseoir à une table de jeu, car à partir de ce moment là, il aime à couper les cheveux en quatre et rien ne lui fait plus plaisir que de fomenter un mauvais coup au nez et à la barbe de ses adversaires pour mieux les coiffer au poteau.

Croyez-vous que cette victoire, à un cheveu près, mettra en colère ces partenaires.... Nullement... Ils reprendront bien vite du poil de la bête, surs qu'à la prochaine partie c'est eux qui riront dans leurs barbes...

Cela nous amène, pile poil, à la question de fond de ce billet : Les poilus (expression qui précède en fait la guerre de 14) et qui désignaient les courageux ayant du poil aux pattes (un fond de sexisme?) qui aiment les jeux velus, ont ils un système pileux différent ?
Ah, quel sujet d'études formidable! Et ne doutons pas que lors d'une prochaine séance, si votre esprit s'éloigne par instant de votre table de jeu vous pourrez vous livrer à cette petite étude, qui devrait vous mettre de bon poil!
Bref avec les ludochons, et ce n'est pas pour le caresser dans le sens du poil, on ne se fait pas de cheveux blancs!

Encore une chronique tirée par les cheveux...

Chakra Chakra - Graphisme un brin "girlie", avec des cheveux teints mais bon jeu !

Les jeux

  • Between Two Castles of Mad King Ludwig (Matthew O'Malley, Ben Rosset chez Béziers Games)
  • Chakra (chez BLAM !)
  • Franchise (Christwart Conrad chez Queen Games)
  • Gaia Project (H. Ostertag, J Drögemüller chez Z-Man games)
  • Gizmos (Phil Walker-Harding chez Asmodée) x2
  • Horreur à Arkham JCE (Chez FFG)
  • Nightmarium (Konstantin Seleznev chez Bragelonne)
  • Suburbia (Ted Alspash chez Ystari)
  • Underwater cities (V. Suchy chez Delicious games)


Underwater cities Underwater cities - un jeu en immersion.

Les joueurs

  • Antonio, jean-Jacques, et Manu le jeune
  • Frédéric, Guillaume, Maude, Magali et Olivier
  • Bertrand, David, Manu, et Vincent(Possom)
  • John, Vincent (Bibou) et Yoann
  • Cyril (Atom), Davy et Raphaël
  • Bertrand II, Suzel, Vincent IV, et Zaggus
  • Cécile, Elsa, Laurent, et Noémie


Suburbia Suburbia - parfois on se dit que Castles of mad King Ludwig est né de cette question : "Et si on prenait un graphiste maintenant ?"

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