Manifestations ludiques

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samedi, novembre 3 2018

Essen 2018 - le compte-rendu de Suzel

12 ludochons et affiliés ont participé cette année à la belle aventure allemande. Nous avions le plaisir de compter parmi nous Faouzi qui sortait son jeu chez Djeco et Jean Jacques pour son premier pèlerinage en terre ludique.
Retour sur les quelques jeux joués et moments forts de ce séjour.

L’enthousiasme des ludochons "volants" est un peu mis à mal dès le "presque départ" puisque moins d’une heure avant le décollage notre vol est purement et simplement annulé !
Notre premier jeu est donc une escape room : sortir de la zone embarquement partiellement en chantier ! Première victoire ludochonesque !
Échafaudage de plan de secours pour louer une voiture de Lyon à Düsseldorf pas simple à mettre en place, heureusement, nous sommes finalement basculés sur le vol du soir….le temps d'un petit "We are the Word" (réédité sous le nom de Just In) improvisé - et on fini par arriver...
Récupération des bagages et de la voiture de location sans encombres…. Bizarre….(on découvrira le bug de la location le lendemain...)
Le compte rendu de nos aventures par votre rédacteur préféré ici

Allez, Essen Jour 1, c'est parti ! ! !

Comme chaque année, plusieurs équipes se mettent en place dès l'entrée dans le Messe : les acheteurs passent de boutiques en boutiques, les touristes errent entre les allées, les organisés s’installent pour jouer dès que possible.
Premier achats dès l'entrée en passant : Carpe Diem (je ne résiste pas à un nouveau Feld) et Bretagne (le thème, le prix...)

On démarre avec Reykholt (Uwe Rosenberg chez Renegade Game Studios) ça tourne bien, David, Magali, Yoann et Suzel ont tous une bonne impression, une belle mécanique, du beau matériel, un thème présent.
On choisit une action, on plante, on récolte, on sème, on construit des serres on recommence ….Du classique de chez Uwe Rosenberg on se pose un peu la question de la rejouabilité après-coup mais il y aura au moins 3 boîtes chez les ludochons.

Reykholt

Walls of York (Emiliano "Wentu" Venturini chez Cranio Créations). Le jeu se joue en deux manches, le principe est de clôturer une ville selon des contraintes communes, avoir un certain nombre d'églises, puits et maisons ; le nombre étant déterminé pour chaque manche par un lancer de dés dans une belle tour a dés (surfait selon un certain orque). La construction des murs se fait aussi selon des contraintes de formes communes. Un jeu malin qui a plu aux 4 joueurs mais on ne l'a pas ramené.

walls of york.jpg

Between Two Castles of Mad King Ludwig (Matthew O'Malley, Ben Rosset chez Stonemaier Games / Béziers Games). Je ne savais pas trop si j’allais essayer j’adore Castles... mais je n'ai pas trop aimé Between Two Cities et le jeu est un mélange des deux.
Une table libre ne se refusant pas on s'installe à 7, autant dire que le mélange est réussit, on retrouve des éléments de chacun de ces jeux on construit donc un château avec chacun de ses voisins avec un système de draft de tuiles de construction, des bonus selon les type de pièces construites. On ne marque que notre score le plus faible.
Joli et hyper agréable je finis à 64 pour chaque château et ça me permet de gagner (seul score dont je me souvienne)

between 2 castles.jpg
One Week Ultimate Werewolf (Ted Alspach, Akihisa Okui chez Béziers Games) .On est certainement passé à côté de quelque chose dans ce Loup Garou en une semaine...le jeu n'a convaincu personne c'est le moins que l'on puisse dire.

Arraial (Nuno Bizarro Sentieiro, Paulo Soledade chez MEBO Games) un jeux portugais inspiré du Tetris l'occasion d'une sympathique rencontre.
On organise une fête de rue et il faut attirer du monde en plaçant les pièces de tetris. Première impression très agréable mais au final le soufflet "retombe" au cours de la partie certes agréable mais on doit composer avec les contraintes imposées par les adversaires. Frustrant.
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arraial2.jpg

Et hop achat compulsif de Ceylon (pas de ma faute, il m'a fait de l'oeil...).
Fin de première journée et seul repas tous ensemble dans un restaurant de cuisine allemande typique. plat.jpg

Vendredi, jour 2.

Mon jour préféré sur le salon. On a déja fait du repérage, exploré les halls, on est encore loin du départ, bref LA journée dont on profite !
On démarre avec Teotihuacan : City of Gods (Daniele Tascini, Dávid Turczi chez Pixies Games) explications claires et précises. Du gros, avec beaucoup d'anticipation, une grosse dose de progression, on pense à Tzolkin, un jeu avec un rythme bien particulier, il faudra certainement plusieurs parties pour l'appréhender parfaitement, j'aime beaucoup.

En fin de matinée, RDV chez notre revendeur de tee-shirts favori, l'occasion de dire au-revoir à Zaggus qui repart déjà pour ouvrir son "échoppe des jeux" soit ouverte samedi.

tee shirts red.jpg

Gravity Superstar (Julian Allain chez Sit Down!) j'ai suivi Marina une copine bretonne que je ne vois qu’à Essen…(ou à Cannes), une très belle découverte avec de très belles illustrations, un jeu sur la gravité, il faut récupérer des étoiles en tombant dans le ciel, selon la position de son meeple, on tombe vers le bas, la droite, la gauche, le haut... gravity super star.jpg

Cerberus (Pierre Buty chez La Boîte de Jeu), un semi coopératif dans lequel il faut échapper au Cerbère, avec de la trahison un mix entre saboteur et Galerapagos avec une originalité c'est que si un joueur se fait attraper par Cerbère, il devient lui même Cerbère et peut gagner contre les autres.
Au détour d'une balade, je croise le stand d'IMNIA (Stefan Calin, Liviu Pavlovici chez BlackSea Interactive), un futur Kickstarter qui me fait de l'oeil. imnia.jpg
Une table libre, on essaye 3 X 8 (Christian Fiore, Knut Happel chez Amigo), un petit jeu de cartes dont l'illustration m'a attiré, un jeu agréable avec un côté réussite. 3 boîtes pour les ludochons

On rentre a 17h00 histoire de jouer au calme et on découvre tranquillement Brikks (Wolfgang Warsch chez Schmidt Spiele) par le papa de Très Futé dont je suis fan. Ce jeu qui mélange Tétris et dés est une jolie réussite. Un joueur lance les dés qui terminent la forme de Tétris que l'on doit placer. La pièce tombe, on ne peut pas la tourner sauf en dépensant de l'énergie, énergie qui peut servir, si on en a assez accumulé, à choisir la pièce qu'il nous faut. Il y a des bonus si on rempli simultanément 2,3 ou 4 lignes et chaque ligne complétée ou presque rapporte des points à la fin de la partie.

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Ambiance sympathique pour un repas chez notre italien préféré Le Theatro.

Samedi

Jour de forte affluence sur le salon, il est parfois difficile de trouver une place...
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On démarre avec Raiatea (Jan Schmidt chez Quined Games). Alors, là aussi on est peut être aussi passé à côté mais les avis reçus d'autres joueurs me laissent penser que non. Les explications sont assez catastrophiques ça n'aide pas. Le jeu me semble très fouilli, on bloque sur pas mal de choses, bref personne n'accroche autour de la table. Les illustrations réussies ne rattrapent pas le trombone en plastique qu'on doit mettre sur les cartes pour se rappeler qui a joué quoi (aïe aïe aïe pour une maniaque comme moi)
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Bumuntu (Tim Blank chez WizKids) un jeu malin aux graphismes agréables. On joue sur un plateau carré sur lequel il y a des tuiles animaux à récupérer. A son tour, soit on se déplace simplement d'une seule case et c'est tout soit on se déplace en utilisant le pouvoir de l'animal sur lequel on est et on prend la tuile de cet animal de départ. A la fin du jeu, on faut un décompte pour chaque animal, la valeur de chaque décompte est différent et peu évoluer dans la partie.
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Prehistory (Attila Szőgyi chez A-Games). Du matériel à revendre, des actions à choisir mais ce n'est pas fluide. Le jeu n'a convaincu personne autour de la table.
Walking in Burano (Wei-Min Ling chez EmperorS4) un jeu de construction de bâtiments plein de couleurs et de points de victoire, vraiment agréable. A son tour on peut récupérer des cartes toit, étage ou rez-de-chaussée et on peut les construire en démarrant bien évidemment par le RDC et sans mélanger les couleurs. Quand on bâtiment a son toit il est complet, on invite alors un touriste qui rapporte des points pour ce bâtiment ou une personnalité de la ville qui rapportera des points pour l'ensemble des constructions. burano.jpg

Blossoms (Przemysław Fornal, Kajetan Kusina, Mateusz Pitulski, Kamil Rogowski chez Rebel) un jeu de "stop ou encore" à 2 très joliment illustré sur le thème des fleurs.
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Scarabya (Bruno Cathala, Ludovic Maublanc chez Blue Orange), placement de pièces style Tétris pour créer des zones avec des scarabées. Joli.

Samedi soir nous avons le plaisir de voir Nelly qui travaille sur le salon pour partager un - presque - repas libanais. Certains ont mangé (bien), d'autres ont eu une entrée puis ...rien...

Dimanche

Eco-Links (Günter Burkhardt chez Korea Boardgames co., Ltd) un jeu de logique et de rapidité dans lequel il faut relier des points avec des tuiles haxagonales qui ont un décor et un ou des chemins. Un jeu joliment illustré et rapidement adopté (contre quelques euros).

City of Rome, le numéro un du classement Fairplay (un classement réalisé par des journalistes sur le salon) ça s'essaye ! Un jeu de construction de ville, j'aurai imaginé des tuiles à la place des cartes, rien de neuf, ça roule, ça tourne mais rien de transcendant.

Le reste de la journée passe vite entre balades, repas sur le pouce et derniers achats, l'attente dans l'aéroport est l'occasion d'une toute dernière partie de Belrati (Michael Loth chez Mogel-Verlag (Cheat Publishing)), petit jeu de déduction classé au Fairplay.

belratti.jpg Et voila le moment du départ, le vol est cette fois à peu près à l'heure on profite d'une magnifique coucher de soleil au dessus des nuages Les Ludochons ont la tête dans les nuages
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Allez une dernière péripétie ! juste avant d'atterrir l'avion remet les gaz et refais un tour, des vents trop forts nous annonce le commandant de bord quelques minutes après...c'est vrai que le retour manquait un peu de piquant...

Nous voila finalement arrivés à bon port, reste à dépuncher et jouer !

Ma première découverte post salon est celle de My Little Scythe (Vienna et Hoby Chou chez Stonemaier Games - Matagot), une très belle adaptation pour enfants (grands)

Vivement Cannes !


Les jeux essayés par Possom avec ses notes barème Ludochons (de 1 à 5 pour le meilleur)

  • Teotihuacan: City of Gods (Daniele Tascini, Dávid Turczi chez Pixies Games) 4
  • Blackout Hong Kong (Alexander Pfister chez Eggertspiele) 4
  • Eco-Links (Günter Burkhardt chez Korea Boardgames co., Ltd) 4
  • Dice settlers (Dávid Turczi chez NSKN Games - Pixies Games) 4
  • Monumental (Matthew Dunstan chez Funforge) 4
  • Walls of York (Emiliano "Wentu" Venturini chez Cranio Créations) 4
  • Ox Brains 4
  • Patchwork express (Uwe Rosenberg chez Lookout Games) 3
  • Between Two Castles of Mad King Ludwig (Matthew O'Malley, Ben Rosset chez Béziers Games) 3
  • Walking in Burano (Wei-Min Ling chez EmperorS4) 3
  • Ceylon (Chris Zinsli, Suzanne Zinsli chez Ludonova) 3
  • The Bark side (chez Korea Boardgames co., Ltd.) 3
  • Tales of Glory (Romain Chastan chez Ankama) 3
  • Reykholt (Uwe Rosenberg chez Renegade Game Studios) 3
  • Skyland (Aya, Shun chez Queen Games) 3
  • Twisty (Faouzi chez Djeco) 3
  • Claim Kingdoms (Scott Almes chez White Goblin Games) 3
  • Globe Twister (Richard Champion chez Act in games) 3
  • Cerberus (Pierre Buty chez La Boîte de Jeu) 3
  • Railroad ink (Hjalmar Hach, Lorenzo Silva chez Horrible Games) 2
  • Realm of Sand (Ji Hua Wei chez EmperorS4) 2
  • One Week Ultimate Werewolf (Ted Alspach, Akihisa Okui chez Béziers Games) 2
  • The river (Sébastien Pauchon et Ismaël Perrin chez Days of Wonder) 2
  • Gnome land (Stefano Castelli chez Giochi Uniti) 2
  • Nightarium (Konstantin Seleznev chez Ares Games) 2

mercredi, octobre 24 2018

T'as voulu voir Essen, et on a vu... l'aérogare!

Oui quand le salon d'Essen pointe son nez, certains ludochons se laissent aller à la moquerie... Ils ne manquent pas d'évoquer outre le salon, les trésors culinaires (bien bien connus) de la Rhénanie, la chance qu'ils ont de pouvoir croiser leurs idoles (oui certains n'ont pas dépassé le stade du poster mural d'Uwe Rosenberg), ou de pouvoir parler de vélo avec des célébrités comme monsieur Phal, B. Cathala, ou S. Dujardin (En fait, Yoann, ça ne serait pas plus simple d'aller à un salon du deux roues ?)...

Les mêmes ne manquent pas de nous accuser de mauvaise foi quand on met en doute le côté un brin déraisonnable de l'opération pour se procurer au mieux, des jeux... improbables, au pire des jeux ...vraiment improbables. Ils vont jusqu'à se moquer des soirées habituelles des ludochons (qu'ils prisent d'ordinaire) sur le thème du "Ah bon, vous allez jouer, quand même, chez les ludochons jeudi ?" Si on écoute, ces derniers, même le voyage est un moment délicieux en bonne compagnie

"Bouse de vache, oui ! " Je voulais dire Bullshit, mais il parait que c'est grossier ce qui prouve bien que les langues et les sexes ne sont pas tout-à-fait égaux...

Regardez, aujourd'hui même, un groupe de ludochons, était à l'aéroport Lyon Saint-Exupéry, prêt à partir pour Düsseldorf (à côté d'Essen) quand :

Aéroport Essen Image réalisée sans trucage....

Ah, Ah, pour le coup on fait moins les malins ! Et qui est-ce qui se voit déjà obligé de se planquer jeudi pour éviter la honte ?... Si l'inventeur d'une expression, souvent entendue chez les ludochons et extrêmenent visuelle n'était pas dans cette troupe, j'évoquerais bien l'histoire d'amour d'une balayette et du fondement de nos membres...

Bien sûr, pour dégager les ludochons, figés et catatoniques, dans l'aérogare façon "meeple penaud", il a fallu, en urgence, monter une cellule de soutien psychologique, avec une thérapie par le jeu, une aide qui fonctionne bien chez les ludochons... Les voici attendant dans l'aérogare en jouant à "We are the word", enchantant par là même leurs compagnons de galère...
"Allo chérie,... oui je suis bloqué à Lyon,... Non je ne sais pas... Bah oui,... En plus, je suis visiblement avec des attardés... Si, si, ils écrivent des mots en gloussant... Jamais vu des types réfléchir autant pour écrire "marteau... Ouaip, même pas ironique "marteau"..."..."

Bon, vous me direz que c'est juste un problème d'avions, mais non cela concerne tous les transports....

Évoquons le cas de Jean-Jacques qui avait, à l'origine, choisi le bus... Pour quelqu'un qui râle sur les transports en commun du lundi au vendredi, c'est curieux... Il faut avouer que les transports en commun ne sont sympathiques que si ce sont des transports amoureux... Dans tous les autres cas...
Bon, pour le bus, deux stratégies, le bus de jour et le bus de nuit...
Le bus de nuit c'est celui paradoxalement, dans lequel vous ne pouvez pas dormir à cause du fan de portables, de la bavarde logomachique, du bavarois bourré etc... Le bus de jour c'est celui où, paradoxalement, vous vous endormez en position du tetris hurlant... Quoi qu'il arrive vous arrivez décalé (le jetlag en bus... Ridicule) et tellement tordu que les autres ludochons vous interdisent le port du sweat "ludochons" vert ... bleu... turquoise... moche, parce que déjà qu' "on passe pour des gens de mauvais goût, alors, avec ce regard tordu et ce torticolis, on va passer pour des dingues..."

La voiture ? Il y a des gens avec qui vous ne voudriez pas partager votre lit, hein ? Alors pourquoi partager l'espace infiniment plus confiné d'une voiture avec eux ? Ca n'a pas de sens...
Bien sur, dans l'équipe on a un belge plus malin, il part tranquillement seul, et pour ce salon de quatre jours, il part quatre jours en avance... Bon, là il est déjà à Essen... Le défaut c'est qu'il repart demain, pour être quatre jours en avance sur le boulot... Le belge a une logique implacable.... Dommage...

Le train! me hurlera le seul cheminot du club, qu'on a gardé en assez bon état pour ne pas attirer l'attention sur les disparitions suspectes des autres, (il y a pas mal de ludochons qui prennent le Lyon-Grenoble, les aventuriers damnés du rail comprendront)... Et bien le train c'est les avantages de tous les autres moyens de transport, les impondérables de l'avion, les compères du bus, et le confinement de la voiture...

Alors finalement, souvenez-vous, si vous n'allez pas à Essen, Essen viendra à vous, tôt ou tard ! ;-)

PS: Ils ont décollé à 20h37...

samedi, octobre 20 2018

Essen 2018 - À retenir avant d'y aller....

Comme chaque année, un "petit" contingent de ludochons, va prendre la route d'Essen pour ce qui est présenté, par ceux, enthousiastes qui y vont, ou l'organisent, comme l'un, si ce n'est le, des plus gros événements ludiques de l'année et par les autres, plus frustrés, comme une folle dépense au bilan carbone déraisonnable.

Il y a quelques années votre serviteur a commencé à rédiger des billets préparatoires pour vanter les mérites des ludochons mais l'âge et l'amertume venant, les billets se firent plus fielleux.... Ainsi, au cours du temps, vous avez eu le droit à l'apologie du bérêt, du ludochon, un compte-rendu virtuel et même fourberie ultime un pré-compte-rendu (presque prophétique). On peut tout retrouver en bas du lien précédent.

Mais voilà, la société ayant décidé de nous remplir soit d'anxiolytiques soit de pensées lénifiantes tirées d'abrutissants dogmes de développement personnel, il est, certains jours, où votre rédacteur ne se sent plus le courage d'être aussi vif, et où il ne peut plus afficher fièrement son cynisme, sans une certaine mauvaise conscience (et je ne vous parle même pas de la, tout-à-fait hype, "charge mentale")...

Essen 2018

Bref cette année, (roulement de tambour), vous aurez le droit à notre version (tout le monde fait cela) de la, O combien classique, et peu surprenante analyse :

"Ce qu'il ne faut pas rater à Essen cette année"

(Cris de lamentation ou allelujah suivant votre degré de lassitude à l'égard de ma prose, en tout cas proftez-en je ne ferais pas cela tous les jours, être obligé d'être gentil c'est épuisant! ).

Note: Ci dessous je vous fournis les noms allemands, ce qui vu la position géographique d'Essen (en plein milieu de la Teutonie) pourra vous permettre, on l'espère, de les retrouver plus facilement, parce qu'on a quand même essayé d'être un peu original, et ne pas vous conseiller les mêmes sorties que tout le monde!

"Dom" : il ne faut pas être un grand devin pour imaginer que vous devriez en apprendre un peu sur la construction d'église, les ressources nécessaires, la bonne marche de celle-ci etc... Le joueur connaît d'ordinaire assez bien ce thème (Piliers de la terre, Keythedral, etc). Pour ne rien vous cacher, "Essener Dom" est une réédition de bonne facture dans laquelle on trouvera quelque élément originaux comme "un trésor"... Est ce que cela intéressera nos amis ? À voir.

Zeche Bonifacius - Cela ne devrait pas perturber ceux qui ont joué et aimé "Gueules Noires" ou dont Germinal est le livre de chevet. Bref, de la mine, des puits, des mineurs, et de l'exploitation (dans tous les sens du terme). Pas sûr que le thème soit vendeur.


Villa Hügel - Petit aparté (désolé), regardez les vertiges que peuvent procurer des langues ! Dites "croupe" en français et vous verrez, pour les plus frustrées, passer dans votre esprit les courbes callipyges de femmes lascives couvertes, d'ordinaire sur ce blog familial, d'un voile pudique ou, pour les moins obsédés, les lignes puissantes de la plus noble conquête de l'homme, le cheval... Un animal qui pue affreusement, sans doute à cause de son aptitude à se soulager sur lui-même (curieuse définition de la noblesse).
En allemand,  dites "Croupe" et vous entendrez "Krupp" et cela sonne moins bien, surtout pour nos oreilles qui bruissent encore de l'écho des canons... Avez vous noté (aparté de l'aparté), que dans les guerres, qui sont censées permettre l'expansion et le développement d'une nation, on bousille généralement les meilleures productions de sa propre industrie en tentant de les faire passer de force au travers de votre adversaire (pieu chauffé, lame de bronze, épée forgée, plomb de mousquet, gaz, radiations...). Paradoxal, non ?
Pourquoi je vous parle de cela? Parce que la Villa Hügel, est en fait la demeure des Krupp, mais c'est plus joli à l'oreille et cela permet d'éviter quelques réticences... Jeu de palais avec son lot de chausse-trappes, de collections, et aussi de zone d'ombres ? Pas sûr pour ces dernières.

Moltkeplatz - Normalement, là, il y a toujours quelqu'un pour clamer avec l'accent "Che Bréfèreu Arte moderneu", et il faut bien dire que le rythme devrait être plus lent et contemplatif... Si vous avez le temps pour une petite balade. Format idéal pour l'apéro ?

Museum Folkwang - Ceux, qui ont trouvé Moltkeplatz un peu trop léger, devraient être satisfaits par cette autre proposition nettement plus trapue, plus analytique et plus riche. À noter une iconographie (des posters originaux) assez sympathique.

Altendorf - Là encore, thématiquement, pas de surprise... Le XIIème siècle, le bruit, la fureur, et le gros château. Est-ce qu'on pourra échapper à un sentiment de déjà vu ? Pas sûr, pour les fans donc...

Welterbe Zollverein - Ceux qui aiment les partis prix plus originaux devront sûrement y jeter un oeil, histoire de se faire une idée sur ce que peut donner le thème, peu glamour à l'origine, de la rénovation d'une friche industrielle. C'est dans l'air du temps...

Grugapark - Là, un thème nettement plus consensuel et sans risque avec la constitution d'un jardin botanique et l'aménagement de celui-ci. Sympathique mais, d'après certains retours, il faudra vérifier que la mécanique des flux de visiteurs ne gâche pas un peu le plaisir au final...

Avouons c'est une liste un peu partiale et on aurait aussi pu citer Baldeneysee (et sa course de pédalos), Philharmonie, Soul of Africa, Ruhr Museum,... Pour plus de détails nous nous sommes basés sur cette liste (merci à eux). Pour une fois j'espère vous avoir bien aidé.


Pour finir, une pensée pour Jean-Jacques qui pourra lire cette liste pendant son trajet vers son premier Essen, trajet dont ce grand gaillard a décidé de profiter pleinement (pour faire monter l'exahaltation), en l'effectuant en bus (14 heures !). Nous invitons les autres ludochons à prendre dans leurs bagages des baumes décontractants ou, mieux, un petit chariot, qui permettra non pas cette année de transporter des jeux, mais de balader JJ le temps qu'il reprenne forme (Vous pourrez le promener où vous voulez de toute manière, il achètera tout). A contrario, vous pouvez décider de le stabiliser en l'état ce qui permettra de n'utiliser pour lui qu'un demi-couchage !

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